Programas CITES  

ANNEX 1: Evaluation form for available hardware and software (in French).

 

 

VALEURS

NIVEAU NATIONAL 1

SITE 1

SITE 2

PAYS

[Spécifier]

 

SITE

[Spécifier]

 

RAPPORTEUR

[Spécifier]

 

FONCTION

[Spécifier]

 

 

 

DONNEES SITES

 

COURANT_TYPE

Reseau

Groupe

Panneaux Solaires

Neant

 

COURANT_COUPE

Régulier

Irrégulier

 

ONDULEUR/UPS

Onduleur

UPS

Néant

 

TYPE TELEPHONE

Publique

Satellite

Neant

 

ACCES AU RADIO

Oui/Non

 

ACCES EMAIL

Oui/Non

 

ACCES INTERNET

Oui/Non

 

 

 

ORDINATEUR

 

ORD_MARQUE

[marque]

 

ORD_PORABLE/DESKTOP

portable/desktop

 

ORD_PROCESSEUR

[type]

 

ORD_CADANCE

[en MHZ]

 

ORD_RAM

[en MB]

 

ORD_DISQUE DUR (C,D,…)

[en MB]

 

ORD_LECTEUR DISKETTE

Intégré

Externe

Modulaire

Néant

 

ORD_LECTEUR CD

Intégré

Externe

Modulaire

Néant

 

ORD_LECTEUR AUTRE

[Spécifier]

 

ORD_PCMCIA_N

[Nombre de PCMCIA]

 

PCMCIA_Carte 1

[Spécifier]

 

PCMCIA_Carte 2

[Spécifier]

 

PCMCIA_Carte 3

[Spécifier]

 

USB

Oui/Non

 

FIREWIRE

Oui/Non

 

ORD_CONNECTION SCSI

Intégré

PCMCIA

Néant

 

ORD_SOURIS EXTERNE

Oui/Non

 

ORD_MODEM

Intégré

PCMCIA

Externe

Néant

 

ORD_MODEM_VITESSE

[en kbps]

 

ORD_PROBLEMES 1

[Spécifier]

 

ORD_PROBLEMES 2

[Spécifier]

 

ORD_PROBLEMES 3

[Spécifier]

 

ORD_PROBLEMES 4

[Spécifier]

 

ORD_PROBLEMES 5

[Spécifier]

 

IMPRIMANTE

 

IMPR_MARQUE

[Spécifier]

 

IMPR_COULEUR/N&B

Couleur

Noir et Blanc

 

IMPR_TYPE

Jet d'encre

Laser

Matrix

 

IMPR_A4/A3

A4

A3

 

IMPR_CARTOUCHES

[Nombre]

 

IMPR_PROBLEMES 1

[Spécifier]

 

 

 

AUTRES APPAREILS PERIPHERIQUES

 

LECTEUR ZIP

Parallel

SCSI

PCMCIA

USB

Firewire

Néant

 

ENGRAVEUR CD

Parallel

SCSI

PCMCIA

USB

Firewire

Néant

 

SCANNER_MARQUE

[Marque]

 

SCANNER_A4/A3

A4

A3

 

Scanner_Connection

Parallel

SCSI

USB

Firewire

Néant

 

AUTRES STOCKAGE 1

[Spécifier]

 

AUTRES STOCKAGE 2

[Spécifier]

 

AUTRES STOCKAGE 3

[Spécifier]

 

PERIPH_PROBLEMES 1

[Spécifier]

 

PERIPH_PROBLEMES 2

[Spécifier]

 

PERIPH_PROBLEMES 3

[Spécifier]

 

PERIPH_PROBLEMES 4

[Spécifier]

 

PERIPH_PROBLEMES 5

[Spécifier]

 

 

 

LOGICIELS

 

WINDOWS_VERSION

[version]

 

OFFICE_VERSION

[version]

 

ACCESS_VERSION

[version]

 

MAPINFO_VERSION

[version]

 

ARCVIEW_VERSION

[version]

 

ACROBAT_VERSION

[version]

 

ANTIVIRUS_LOGICIEL_VERSION

[logiciel et version]

 

WINZIP_VERSION

[version]

 

TRAITEMENT IMAGES_LOGICIEL_VERSION

[logiciel et version]

 

DISTANCE_VERSION

[version]

 

LOPES_VERSION

[version]

 

GPS_LOGICIEL_VERSION

[logiciel et version]

 

AUTRES LOGICIELS 1

[logiciel et version]

 

AUTRES LOGICIELS 2

[logiciel et version]

 

AUTRES LOGICIELS 3

[logiciel et version]

 

AUTRES LOGICIELS 4

[logiciel et version]

 

LOG_PROBLEMES 1

[Spécifier]

 

LOG_PROBLEMES 2

[Spécifier]

 

LOG_PROBLEMES 3

[Spécifier]

 

LOG_PROBLEMES 4

[Spécifier]

 

LOG_PROBLEMES 5

[Spécifier]

 

 

 

BACKUP

 

BACKUP_PAPIER

[nombre de backup (copies)]

 

BACKUP_NUMERIQUE 1

Diskette

Deuxième disque dur

ZIP

CD

Autre [Spécifier]

 

BACKUP_NUMERIQUE 2

Diskette

Deuxième disque dur

ZIP

CD

Autre [Spécifier]

 

BACKUP_NUMERIQUE 3

Diskette

Deuxième disque dur

ZIP

CD

Autre [Spécifier]

 

 

 

SUPPORT TECHNIQUE

 

SUPPORT TECHNIQUE 1

[Spécifier]

 

SUPPORT TECHNIQUE 2

[Spécifier]

 

             

ANNEX 2 : Evaluation of SE Cameroon monitoring program and data base for the MIKE program (in French).

 

 

MINEF / WWF Sud-est Cameroun
Monitoring Illegal Killing of Elephants
M.I.K.E.




PROGRAMME CITES / MIKE
SUIVI DE L’ABATTAGE ILLEGALE DE L’ELEPHANT

La MISE EN PLACE du PROJET PILOTE MIKE dans le SUD-EST du CAMEROUN:

Une Evaluation et des Analyses Préliminaires de Données Existantes et Recommandations

 

 

 

Par

Georges MOUNCHAROU
Officier National MIKE
Ministère de l’Environnement et des Forêts (MINEF)
Programme National de l’Eléphant

Paul Robinson NGNEGUEU
Conseiller Scientifique Programme Suivi Ecologique
WWF- Sud-est Cameroun



Avec une Contribution de

John A. HART
Coordinateur Régional MIKE
Projet Pilote Afrique Centrale




Yaoundé, le 31 Octobre 2000

TABLE DE MATIERES

1 SOMMAIRE EXECUTIF

2 INTRODUCTION

3 PROGRAMMES DE RECOLTE D’INFORMATION ET DE DONNEES DISPONIBLES

3.1 Stratégie de collecte de données

4 SUIVI ECOLOGIQUE

4.1 SUIVIS DES « BAIS » (Clairières sur sol hydromorphe)

4.1.1 Objectifs

4.1.2 Méthodes

4.1.3 Analyses Préliminaires

5 SUIVI DE LA LUTTE ANTI-BRACONNAGE (L.E.M).:

5.1 PATROUILLES GFA:

5.1.1 Objectifs

5.1.2 Méthodes

5.1.3 Analyses Préliminaires

5.2 BARRIERES ROUTIERES GFA (Poste de Contrôle de Ngato)

5.2.1 Objectifs

5.2.2 Méthodes

5.2.3 Analyses Préliminaires

5.3 ENQUETES SUR LA DISPONIBILITE DE LA VIANDE DE FAUNE SAUVAGE (BUSHMEAT) DANS LES VILLAGES

5.3.1 Objectifs

5.3.2 Méthodes

5.3.3 Analyses Préliminaires

5.4 AUTRES DONNEES L.E.M.

5.4.1 Patrouilles de Guides de Chasse

5.4.2 Patrouilles de Reconnaissance

6. LE PROGRAMME MIKE: UNE EVALUATION DES DONNÉES EXISTANTES ET DE RECOMMANDATIONS (par John A. Hart , Coordinateur Projet Pilote MIKE).

6.1 LE DEVELOPPEMENT DE M.I.K.E. AU CAMEROUN

6.2 L’APPROCHE MIKE A LA RECOLTE ET LA GESTION D’INFORMATIONS

6.3 LES CRITERES DE DONNEES DE MIKE

6.4 UNE EVALUATION DES INFORMATIONS EXISTANTES AVEC LES RECOMMANDATIONS POUR LA RECOLTE DE DONNEES DE MIKE

 

ANNEXE 1. PROTOCOLES ET FICHES DE COLLECTE DE DONNEES

    1. Suivis des Bais
    2. Enquêtes Villageoise : Disponibilité de Viande de Chasse

ANNEXE 2. Résultats des patrouilles dans la région de Lobéké

ANNEXE 3. Armes à feu saisies dans la région du Sud-Est Cameroun (Octobre 1999 – Juin 2000)

ANNEXE 4. Résultats des Enquêtes Villageoises de la Viande de Chasse.

ANNEXE 5. Sommaire des Opérations de Safari Chasse dans la Région du Sud-Est Cameroun.

ANNEXE 6. Lettre d’Autorisation pour la mise en place du Projet Pilote.

ANNEXE 7. La Structure du Programme MIKE dans la Sous-région de l’Afrique Centrale

ANNEXE 8. Programme de Formation du Projet Pilote MIKE.

ANNEXE 9. Contrat de Collaboration : MIKE / MINEF / WWF dans le sud-est du Cameroun

 

 

1. SOMMAIRE EXECUTIF

Le Programme CITES qui est chargé du suivi des abattages illégaux d’éléphants (Monitoring Illegal Killing of Elephants) et connu sous son acronyme MIKE, a été établi par la 10ème Conférence des Parties à Harare 1997. Le programme MIKE s’est établi en Afrique Centrale avec un Projet Pilote en 1999 reprenant cinq pays (Le Gabon, Le Congo, le Congo Démocratique, la République Centrafricaine et le Cameroun. Au Cameroun, MIKE fait partie du Programme National de l’Eléphant dans le Ministère de l’Environnement et des Forêts (MINEF). Le Projet Pilote s’est lancé depuis le début de 2000 avec une collaboration de MINEF, WWF, GTZ et des guides de chasse dans le Sud-est du Cameroun.

Ces objectifs principaux du Projet Pilote sont :

  1. la mise en place et la formation d’un cadre national, pour la collecte des informations
  2. l’élaboration des programmes de collecte d’informations sur le terrain conformément aux critères globaux de CITES.

A ce but, MIKE a entamé un programme de formation dans le sud-est du Cameroun, et a initié une collaboration avec le WWF, le personnel du MINEF et d’autres collaborateurs y inclus le secteur privé (Safari Chasse) pour la collecte et l’analyses des données. Ce programme de recherche a bénéficié pour sa mise en œuvre des appuis de l’unité de suivi-Ecologique du programme WWF dans le Sud-est du Cameroun.

En se mettant en place dans le Sud-est Mike recherchait les informations suivantes :

L’objectif de ce rapport est donc de fournir une première synthèse des systèmes de récolte d’informations existantes en ce qui concerne l’éléphant dans le sud-est du Cameroun et de produire les analyses préliminaires permettant une évaluation en relation avec les objectifs de MIKE. Sept programmes de récolte de données sont en place dans la région. Quatre programmes de récolte de données sont présentés et analysés dans ce rapport à savoir :

  1. Les Suivis de la faune et du braconnage dans les clairières d’importance faunique (Bais)
  2. Les patrouilles des Gardes Forestier d’Appui
  3. Les Postes de Contrôle et barrières du personnel de MINEF
  4. Les enquêtes Villageoises en ce qui concernent l’exploitation et l’utilisation de la viande de chasse (bushmeat).

Une appréciation et une évaluation de ces programme de récolte de données pour le programme MIKE sont fournis, avec les recommandations pour la récolte des données dans les prochaines phases du programme au Cameroun. De l’analyse du système de collectes des données actuelles des suggestions ont été formulées :

  1. Les systèmes de suivi qui sont opérationnels actuellement représentent le point de départ d’un programme compréhensif.
  2. L’application des méthodes standardisées de MIKE pourraient aider à améliorer la gestion des bases de données fauniques actuellement disponibles.
  3. L’utilisation des approches MIKE pour le suivi de la lutte anti-braconnage permettra d’assurer une meilleure documentation du programme « Law Enforcement Monitoring ».
  4. L’ensemble du Programme MIKE devrait être basé dans le Programme National de l’Eléphant. MIKE contribuera à renforcer par conséquent la gestion et la mise en application de l’information pour cette initiative d’une urgence nationale et globale pour la conservation de l’éléphant, espèce phare.

 

2 INTRODUCTION

Dans la région du Sud-est du Cameroun, le braconnage constitue une menace importante pour le maintien de la population des grands mammifères sauvages. Actuellement, le ministère de l'environnement et des forêts, assisté par les agences d'exécution qui sont le Fond mondial pour la nature (WWF) et la coopération technique Allemande (GTZ) sont en train de mettre tout en œuvre pour garantir une meilleure protection ainsi qu'une gestion durable de la faune de la région. Des efforts sont ainsi fournis pour diminuer les pressions de braconnage dans la région. Le programme de suivi de l'abattage des éléphants (MIKE/CITES) qui a sollicité la région du Sud-est Cameroun comme l'un des sites pilote permettra de renforcer et de mieux organiser le système de suivi de l'abattage illégal des animaux de la région. Au cours de sa première phase, le programme MIKE a tenu de prendre connaissance des données existantes et d'harmoniser son système de collecte de données à celui en cours dans le site.

Pour le programme MIKE, il faudra s'assurer que les données collectées sont présentées selon les recommandations du CITES qui sont les premiers utilisateurs des produits de ce programme. L'objectif principal de ce rapport est d'inventorier les données existantes dans le site et de faire des recommandations qui vont permettre de satisfaire en même temps les besoins des gestionnaires sur le terrain ainsi que ceux du CITES.

 

3 PROGRAMMES DE RECOLTE D’INFORMATIONS ET SYNTHESE DES DONNEES DISPONIBLES

3.1 Suivi des baïs

Dans la région du Sud-est Cameroun, la collecte de données sur le terrain se fait sur une base journalière. Plusieurs équipes sont formées pour cette collecte. Deux équipes comportant chacune 4 personnes sont chargées de suivre les baïs en forêt; une autre équipe d'effectif variable est chargées d'effectuer les patrouilles en forêt.

3.2. Suivi de la lutte anti-braconnage

Une équipe constituée de dix gardes forestiers d'appui est chargée d'effectuer la surveillance et de collecter les données sur le braconnage. Les données, collectées tous les jours du mois sont archivées au niveau de Yokadouma. La durée des missions sur le terrain dépend des objectifs de la mission. Les exemples des protocoles détaillés ainsi que la structure de fiches de terrain sont présentés en ANNEXE 1

Au niveau des différents postes forestiers, des missions de lutte anti-braconnage et des patrouilles de surveillance sont régulièrement organisées dans les différentes parties du site. Des barrières sont établies par endroits pour contrôler tous les véhicules susceptibles de transporter les produits fauniques. Pour chaque patrouille organisée, un ordre de patrouille est signé au préalable par le chef de poste forestier. Lorsqu'une infraction est constatée pendant une patrouille, un procès verbal d'infraction est rempli par les patrouilleurs et transmis au chef de poste forestier. Les produits fauniques périssables saisis sont vendus aux enchères et le montant issu de cette vente est mentionné sur le PV. Les patrouilles anti-braconnage sont aussi faites par les sociétés privées de Safari-Chasse opérantes dans la région.

3..3 Enquêtes villageoises

Des enquêteurs identifiés dans les villages et formés sont chargés de collecter les données sur la disponibilité en viande de faune sauvage. Nous travaillons avec un seul enquêteur par village.

Les informations existantes concernant les programmes de suivis (« monitoring » de la faune et la lutte anti-braconnages sont résumés dans le TABLEAU 1. Tous ces systèmes de récolte d’information sont, adaptés a la récolte des données concernant la distribution et l’abondance de l’éléphant ainsi que le braconnage,.

Tableau 1 : Programmes de Suivis dans le Sud-est du Cameroun.

Suivi

Banque de données

Paramètres récoltés

Période

Récolte de données

Supervision et Gestion données

Evaluation
données

Ecologique

Suivi Baies

Présence faune
Indicateurs braconnage

1998-2000

WWF

WWF

Oui

Lutte Anti-
Braconnage (LEM)

Patrouilles GFA

Effort
Indicateurs braconnage
résultats

1999 - 2000

Agents MINEF

MINEF, WWF

Oui

 

Barrière Routière

Effort
Indicateurs braconnage
résultats

1999 - 2000

Agents MINEF

MINEF

Oui

 

Patrouilles guides de chasse

Effort
Indicateurs braconnage
résultats

1998 - 2000

Guides de chasse

Sociétés de Safari Chasse

Non

 

Patrouilles reconnaissance

Présence faune
Indicateurs braconnage

1999 – 2000

WWF

WWF

Non

 

Enquêtes villageoise

Présence et prix viande de chasse, indicateurs braconnage

1994 - 2000

WWF
Agents GTZ

WWF

Oui

Conflit Eléphant-humain

Enquêtes villageoise

Présence éléphants et conflit

2000

MIKE

MIKE

Non

 

4 SUIVI ECOLOGIQUE

4.1 SUIVIS DES BAIS (Clairières sur sol hydromorphe)

4.1.1 Objectifs

Les clairières sur sol hydromorphe (baïs en vernaculaire) sont les endroits préférés par la faune, y inclus l’éléphant. Ces animaux utilisent ces sites comme lieu de reproduction, de repos ou d'alimentation. A cause des concentrations de faune les bais sont aussi visités par les grands braconniers. Les objectifs du suivi des baïs sont : 1) fournir une information sur l’évolution a présence de la faune.

2) Evaluer la fréquentation des bais par les braconniers qui viennent chasser ou capturer les perroquets.

2) Evaluer la relation entre l’effort de protection dans la région de baïs et la présence de faune.

4.1.2 Méthodes

Chaque clairière est visitée deux fois par mois (10 jours d'observation) par une équipe de quatre personnes. Les observations sont faites tout au long de la journée. Un cahier de suivi écologique des baïs (Annexe) est rempli pendant la mission..

Les données collectées sur le terrain sont saisies dans base de données Excel et analysées de façon périodique. L'abondance des différentes espèces de grands mammifères observés dans les baïs est ainsi suivie régulièrement. Pendant l'analyse de données, nous ne prenons en compte que les espèces observées ou entendues. Les autres indices de présence tels que les crottes et les empreintes ne sont pas analysés. Les indices de fréquentation (pourcentage des jours d'observation) sont calculés de façon périodique pour les espèces clés.

4.1.3 Analyses Préliminaires

Tableau 2 : Résultats sommaires des suivis de Bais

A) Taux de Fréquentation

Nom de Baie

Periode d’observations

Jours d’observation

OBSERVATIONS
(Jours de Presence)

POURCENTAGE
(Jours de Presence)

Eléphants

Autres faunes

Braconniers

Eléphants

braconnage

Djangué

1998

61

39

59

7

63,93

11,47

1999

118

56

114

48

47,45

40,67

Bolo

1998

87

45

81

42

51,72

48,27

1999

109

85

106

42

77,98

38,53

Petite savane

1998

12

1

10

3

8,33

25,00

1999

37

11

36

1

29,72

2,70

Djaloumbé

1998

15

10

13

0

66,66

0,00

1999

56

30

53

0

53,57

0,00

2000

42

22

39

0

53,38

0,00

Ndangayé

1999

7

5

7

0

71,42

0,00

2000

27

19

26

1

70,37

3,70

B) Nombres d’Animaux Observés

Nom de Baie

Periode d’observations

NMBRE D’ANIMAUX OBSRVES

NOMBRE ANIMAUX / 100 JOURS
D’OBSERVATION

Eléphants

Autres faunes

Eléphants

Autres faunes

Djangué

1998

44

221

113

375

1999

69

904

123

793

Bolo

1998

29

134

64

165

1999

60

509

71

480

Petite savane

1998

0

29

0

290

1999

1

194

9

539

Djaloumbé

1998

59

24

590

185

1999

51

347

170

655

2000

70

403

318

1033

Ndangayé

1999

13

54

260

771

2000

50

847

263

3257

Figure 2a : Indices de présence de braconniers dans les cinq baïs de 1998 à 2000.

 

 

 

Figure 2b: Indices de présences d'éléphants dans les cinq baïs de 1998 à 2000.

5. SUIVI DE LA LUTTE ANTI-BRACONNAGE (L.E.M.)

5.1 PATROUILLES GFA

5.1.1 Objectifs

L'objectif de la lutte anti-braconnage ici est de diminuer les pressions humaines sur la faune sauvage. Il faut s'assurer que les populations animales restent toujours stables au cours du temps.

5.1.2 Méthodes

Des patrouilles de reconnaissance et de surveillance sont organisées par les agents du ministère de l'environnement et des forêts dans tous les secteurs de la région. En relation avec les problèmes de déficit en personnel de surveillance, de concert avec le WWF, le personnel MINEF local a été renforcé par une équipe de 20 gardes forestiers qui ont été recrutés et formés à cet effet. Le tableau suivant montre pour chaque localité le nombre de personnel impliqué dans la surveillance :

Tableau 3 : Répartition du personnel de surveillance sur le terrain

Personnels

Moloundou

Kika

Libongo

Salapoumbé

Mambélé

Ngato

Yokadouma

Poste forestier

3

2

1

1

1

1

7

Garde forestier d'appui

0

0

0

0

10

10

0

Gendarmerie

6

5

5

4

0

0

15

Police

4

4

3

0

0

0

9

Douane

Pas données

3

0

0

0

0

0

Guides de chasse

0

4

5

0

0

0

0

Intelligence *

+/- 2

+/- 2

+/- 2

+/- 2

+/- 2

+/- 2

+/- 4

Total

15

20

16

7

13

13

35

Dans le tableau ci-dessus, « L’intelligence » est constitué par les individus qui envoient régulièrement les informations au MINEF et au GTZ soit sous forme verbale, soit écrit. Entre janvier et juin 2000, six rapports écrits ont été enregistrés à la délégation de MINEF à Yokadouma.

Pour chaque mission de surveillance, une fiche de l'ordre de mission est remplie et signée par le chef de poste forestier. Pendant la mission, toute personne susceptible d'être impliquée dans le braconnage est interpellée. Toutes les armes et les produits issus du braconnage sont saisi. Le braconnier arrêté est identifié par la gendarmerie et entendu sur procès verbal par les agents des eaux et forêts avant d'être libéré. Le délinquant est par la suite convoqué par les services de la justice; il est jugé pour l'acte anti-braconnage puis condamné.

5.1.3 Analyses Préliminaires

Il faut noter que la collecte des données auparavant n'était pas prévue pour satisfaire les principes du MIKE. Aucun système de suivi n'était prévu pour évaluer les efforts de lutte anti-braconnage. Les données figurant sur les ordres de patrouilles et les PV d'infraction sont disposées suivant les besoins de l'administration chargé de la gestion de la faune. Les Tableaux 4A et 4B présentent ici quelques éléments de l'effort de surveillance et les indicateurs et les actions entamées issue du système de suivi récemment mis en place (rapports de juin 2000). Les rapports des patrouilles sont résumés dans l’ANNEXE 2.

En plus de ces rapports, la brigade dispose aussi les informations conernants les saisies des armes et les ivoires par les GFA. Les saisies comprennent les armes de chasse à éléphants (grand calibre). Les rapports de saisis d‘armes et d’ivoires ne sont pas associés avec les rapports de patrouille ou d’autre information permettant une évaluation des tendances des saisies en relation avec l’effort fourni. Un tableau résumant l’information sur les saisies des armes est présenté dans l’ANNEXE 3. La Figure ci-dessous résume l’information concernant les saisies d’ivoires entre 1998 et 1999.

Tableau 4 : L.E.M. suivi des quelques patrouilles anti-braconnage effectuées dans la région de Lobéké. (JUIN 2000) :

A) Couverture Geographique et Effort.

No Patrouille

Région

Secteur

Itineraire

Type

Depart

Retoru

Jours

Effectif

Deplacement

32

Lobéké

Sud

Mambélé,Djangué, Kika, Mambélé

Antibraco

26/06/00

01/07/00

7

5

Voiture, pied

19

Lobéké

Sud

Mambélé, entrée Djangué, Mambélé

Antibraco

01/06/00

03/06/00

3

3

Voiture, pied

31

Lobéké

Trinational

Libongo, Leme, Libongo

Antibraco

26/06/00

30/06/00

5

3

Pirogue

6

Lobéké

Nord

Mambélé, Koumela, PK17, SEBAC, PK17, Koumela, Mambélé

Antibraco

26/06/00

01/07/00

7

6

Voiture

20

Lobéké

Sud

Mambélé, entrée Djangué, Mambélé

Antibraco

04/06/00

04/06/00

1

4

Voiture

27

Lobéké

Nord

Mambélé, Koumela, Libongo, Mambélé

Antibraco

17/06/00

22/06/00

6

5

Voiture

22

Lobéké

Sud

Mambélé, PP27, Route Socambo

Antibraco

06/06/00

10/06/00

5

4

Voiture, pied

21

Lobéké

Nord

Mambélé, Koumela, Libongo, Mambélé

Antibraco

06/06/00

10/06/00

5

4

Voiture

X1

Lobéké

Sud

Mambélé, Baï de Boulou

Antibraco

12/06/00

12/06/00

1

3

Voiture, pied

24

Lobéké

Sud

Mambélé, Djangué, Boulou, Kika, Mambélé

Antibraco

13/06/00

15/06/00

3

8

Voiture, pied

28

Lobéké

Sud

Mambélé, Moloundou, Kika, Mambélé

Antibraco

19/06/00

24/06/00

5

3

Voiture

B) Indicateurs et Résultats (INCIDENTS).



No Patrouille

INDICATEURS  ACTIVITES ILLEGALES
----------------------------------------------------------------------------

ACTIONS LUTTE ANTIBRACONNAGE
--------------------------------------------------------------------------------

Braconnage
éléphant

Autres Activités

Informations
Insuffisantes

Total

Protection Eléphant

Autres
Actions

Informations
Insuffisantes

Total

32

 

1

4

5

 

1

4

5

19

 

3

 

3

 

2

 

2

31

1

1

 

2

   

1

1

6

2

   

2

1

   

1

20

1

 

1

2

1

   

1

27

 

2

 

2

 

1

 

1

22

 

2

3

5

 

2

2

4

21

2

2

1

5

2

2

1

5

X1

 

11

 

0

     

0

24

 

3

1

4

 

3

 

3

28

 

2

1

3

 

1

1

2

TOTAL

6

16

11

33

4

12

9

25

5.2 BARRIERES ROUTIERES GFA (Poste de Contrôle de Ngato)

5.2.1 Objectifs

Le village Ngato où est localisé le poste de contrôle est situé au carrefour des deux principales routes Ngato-Moloundou et Ngato-Ngato Ancien (voir Carte de situation). La route de Moloundou constitue l'axe principal où passent tous les véhicules y compris ceux en provenance des deux pays voisins que sont : la République populaire du Congo et la République Centrafricaine.

L'objectif de la barrière fixe qui se trouve au niveau de Ngato est de s'assurer que tous les véhicules de passage dans cette localité ne sont pas impliqués dans le braconnage.

5.2.2 Méthodes

Tous les véhicules (camions, véhicule de transport public, motos etc...) sont systématiquement fouillés. Des fiches d'enquêtes sont remplies progressivement. Ces fiches comportent en colonnes : la date; le type de véhicule; le nom du chauffeur; l'origine du véhicule; la destination; la société; la nature des produits fauniques transportée.

5.2.3.. Analyses Préliminaires

Le contrôle au niveau du poste de Ngato a permis d'effectuer des saisies de viande d'éléphant, d'ivoires, des trophées ainsi que les viandes des autres espèces animales. Les rapports de contrôle ont été collectées de Février 1999 à juin 2000. Les données pertinentes à MIKE sont présentées dans le Tableau 5.

Tableau5 : Effort de patrouille et saisis au niveau de la Barrière Routière de contrôle de Ngato

Mois

Unité d’Effort (Jours de contrôle à la barrière)

Unité d’observations (Véhicules observées)

Véhicules contrôlées

Observations et Saisis

Véhicules avec produits éléphants

Véhicules avec produits faune totale

Feb 1999

19

449

187

2

2

Mars

20

733

607

1

3

Avril

20

287

270

0

1

Mai

30

606

78

1

3

Juin

21

436

94

0

1

Juillet

0

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Aout

7

153

143

0

0

Sept

6

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Oct

7

30

30

0

0

Nov

0

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Dec

0

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Jan 2000

0

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Fev

14

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Mars

7

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Avril

0

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Mai

0

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Juin

21

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Juillet

21

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

Pas rapport

 

Ce tableau montre que le taux d’observation des produits issus du braconnage restent faible, et à partir du mois d'août 1999, les saisies sont restées nulles. Il faut noter que vers la fin d’exercice les rapports n’étaient plus fournis, ce qui poussent aux interprétations suivantes :

  1. Le braconnage a cessé (ce qui n'est pas le cas à présent).
  2. Les braconniers se sont adaptés à la situation du poste fixe de Ngato et ont trouvé d’autres voies (par exemple la route Libongo Yokadouma ou Lokomo Yokadouma en passant par MboyII). Les pistes piétonnes situées derrières le village sont aussi utilisée par les braconniers.
  3. Les fiches d'enquêtes ne sont pas remplies correctement.

Compte tenu de l’importance du flux des échanges au niveau de Ngato et au vu d'une probable adaptation des braconniers au poste fixe, nous pensons que le rôle de poste fixe de Ngato est important. Mais il ne doit pas être considéré comme le seul point de contrôle. Il faut lui associer un système de patrouille mobile et l’Intelligence, ceci afin de contrôler les débordements et les contournements du poste par les braconniers.

Un système de rotation du personnel doit être mis en place pour éviter la familiarisation et la complicité des agents de contrôle avec les braconniers.

5.3 ENQUETES SUR LA DISPONIBILITE DE LA VIANDE DE FAUNE SAUVAGE (BUSHMEAT) DANS LES VILLAGES

5.3.1 Objectifs

L'objectif principal de ce suivi est de vérifier si les résultats globaux des efforts de surveillance dans la région ont un impact sur l'abondance des animaux dans les secteurs de forêt situés autours des villages. Il faut noter que si la pression du braconnage est faible ou diminue considérablement, cela va se traduire par une augmentation de la densité des animaux en forêt. Ces animaux vont ainsi alimenter les lignes de piège situées autour du village ce qui va se traduire par une augmentation de leur rendement. La quantité de gibier frais trouvée dans les pièges va augmenter. Cette augmentation du stock disponible aura des impacts sur la valeur financière de ces animaux sur les marchés.

5.3.2 Méthodes

Plusieurs villages clés ont été sélectionnés pour effectuer ce suivi. Le choix de ces villages est fonction de leur proximité par rapport aux sites de braconnage, aux scieries ou aux centres urbains qui sont des marchés potentiels. Un enquêteur recruté par village effectue des patrouilles à pieds tous les jours du mois dans son village, et compte tous les animaux qui sont vendu localement. Une fiche d'enquête élaborée au préalable est remplie chaque jour (Voir annexe). Il faut noter que cette enquête dans les villages est une étude très récente qui a été sollicités par les principaux gestionnaires du site. Les données disponibles sous formes de fiches de terrain ne sont pas encore entièrement saisies dans la base de données du site.

 

 

Analyses Préliminaires

Tableau 6 : Comparaison de la disponibilité en viande de faune sauvage dans les villages Koumela, Masséa et Maléa ancien.

Nom de Village

Periode

Nonbre de jours observation

Morceaux viande d'éléphant

Unités (Entier, gigots, morceaux) frais et boucannées d'autres espèces

Valeure marchande des morceaux d'éléphant

Valeur marchande Unités d'autres espèces

Koumela

Août 2000

31

0

274

0

366550

Masséa

Août 2000

22

0

611

0

442500

Maléa ancien

Août 2000

24

343

1138

339000

791750

TOTALS

 

77

343

2023

339000

             

 

5.4 AUTRES DONNESS L.E.M.

      1. Patrouilles de Guides deChasse

Dans les secteurs gérés par les sociétés de safari de chasse, les stratégies de surveillance sont entamées par chaque société suivant leurs propres objectifs, ressources et engagements avec la populaitons. Les inofrmations des principaux opérateurs Safari Chasse sont présentés dans L’ANNEXE 5.

Pour certaines sociétés (à l’exemple de Polo safari) les patrouilles sont faites d’une façon regulière. Les membre de l'équipe enlèvent régulièrement tous les pièges posés par les braconnier, toute personne possédant une arme de chasse illégale ou détenant les produits fauniques est immédiatement interpellées; les produits et les armes sont confisqués et remis aux autorités compétentes. Souvent les missions de lutte anti-braconnage sont organisées à partir des renseignements issus du réseau d'intelligence établi dans le site.

Dans le secteur de Barrado (Nsok Safari), les résultats des saisis sont fortement primés. Aucune fiche de patrouille n'est remplie. Chez Geoffroy De Gentille (Polo Safari), l'accent est mis sur les patrouilles de reconnaissance, seul les PV de saisie sont rempli régulièrement et transmis aux autorités. Aucune fiche de patrouille n'est remplie.

5.4.2 Patrouilles de Reconnaissance

Depuis une année le WWF a entamé un programme des patrouilles mobiles avec l’objectif de fournir les observations directes ainsi que l’intelligence concernnat le braconnage et d’autres activités illégales dans la région. Les analyses péliminaires de ces inventaires sont en préparation et ne sont pas examinées ici.

 

 

6. PROGRAMME MIKE: EVALUATION DES DONNÉES EXISTANTES ET RECOMMENDATIONS
(par John A. Hart , Coordinateur Projet Pilote MIKE).

6.1 LE DEVELOPPEMENT DE M.I.K.E. AU CAMEROUN

Le Programme MIKE est chargé de fournir à CITES les informations standardisées et Vérifiées concernant la population d’éléphants et les abattages illégaux sur toute l’étendue du continent africain.

L’Afrique Centrale contient une des populations d’éléphants le plus important, mais cette population est peu connue. En plus , la région a souffert énormément de braconnage, et en effet, les abattages illégaux continuent. Afrique Centrale a une importance principale pour la mise en place de MIKE. Mais, le programme a des contraintes importantes :

Le Programme MIKE est basé sur le terrain dans un réseau de sites choisis préalablement par la Direction de CITES en consultation avec une expertise statistique et analytique. Les données et les informations prise par les agents de MIKE, et de ses partenaires nationaux (ONGs, agents de MINEF) seront communiqués annuellement au Secrétariat de CITES à Genève par l’Officier National de l’éléphant de chaque pays. Les analyses de données seront faites par le Secrétariat en consultation avec un groupe international d’appui Technique et Scientifique (TAG).

Au Cameroun, deux sites MIKE sont déjà nommés :

  1. Le sud-est du Cameroun (Zone tri-nationale) y inclus les Aires protégées de Lac Lobeke et de Boumba Bek Nki.,
  2. Le Parc National de Waza dans le nord.

L’établissement du MIKE au Cameroun a commencé avec la nomination des cadres en mars 2000. Ceci était suivi en mai 2000 par un stage de formation au Lac Lobeke pour les cadres nationaux de la sous-région. Les activités du Projet Pilote dans le sud-est du Cameroun ont commencé en juillet 2000 en collaboration avec le MINEF et le WWF. Une formation des agents de MINEF (Gardes Forestier d’Appui) et une évaluation des informations existantes sont les premiers acquis du programme.

Une copie de la lettre autorisant l’établissement du Projet Pilote se trouve en ANNEXE 6. Les ANNEXES 7 et 8 résument la structure du Programme, et le calendrier de formation du projet pilote. L’ANNEXE 9 est une copie du Contrat de Collaboration MIKE / WWF / MINEF pour le activités du projet pilote dans le sud-est du Cameroun.

6.2 L’APPROCHE MIKE A LA RECOLTE ET A LA GESTION D’INFORMATIONS

Les informations qui seront fournies par chaque composante nationale de MIKE doivent comprendre les données demandées par CITES pour le programme global et doivent être gérées d’une manière standardisée. Les éléments suivants sont retenus :

Standardisation : Les données prise d’une site MIKE doivent être collectée avec les méthodologies appropriées qui sont aussi utilisées pour les récoltes de données dans d’autres sites MIKE, ou par les méthodes qui sont calibrées par une approche en commun.

Couverture géographique appropriée et représentative : Les inventaires et les protocoles de récolte des données devraient assurer que l’information récoltée est représentative des conditions et de la situation actuelle de l’éléphant et des abattages illégaux.

L’établissement des banques de données : Les banques de données fournissent les informations sur la distribution et les nombres de l’éléphant et les facteurs qui influencent leur population. Les banques de données seront développées pour chaque site MIKE et comprennent :

Une suivi vérifiable. Les systèmes de suivi de MIKE doivent fournir les moyens de vérifier et d’assurer la fiabilité et l’intégrité des données fournies.

La durabilité. La durabilité du programme de récolte de données est assurée par la formation des cadres impliquées, par le renforcement de capacité, et par l’assurance des ressources nécessaires.

6.3 LES CRITERES DE DONNEES DE MIKE

Le programme MIKE est basé sur la récolte de données sur le terrain dans chaque site. Les informations le plus importantes pour le programme MIKE sont des données sur l’éléphant, le suivi de la lutte anti-braconnage (LEM), et les données socio-économique du site.

Les protocoles de récolte de données sur le terrain devraient assurer les fonctions suivantes :

1) Une information sur les lieux et le dates de la totalité des unités d’échantillonnage ou d’efforts de récolte d’information. Les unités d’échantillonnage comprennent :

Tous les inventaires fauniques (les transects, les inventaires dans les clairières, les sondages de reconnaissance, etc.).

Toutes les patrouilles ou les sorties des GFA ou des guides de Chasses.

Toutes les dates de placement des barrières routières et tous les passages et contrôles des camions aux barrières.

Toutes les enquêtes villageoises.

2) Les informations sur les observations faites lors de chaque sortis. Même si aucune observation n’est faite, une note de « NUL » doit être écrite. Les observations sont :

Les observations de la faune.

Les observations des indicateurs de braconnage.

Les observations d’activités humaines

Les observations d’habitat, etc.

3) Pour le LEM (les suivis des patrouilles, et les suivis de contrôles des barrières) un rapport de toute action entamée en relation avec l’observation ou le rapport d’un indicateur devrait être fourni.

6.4 UNE EVALUATION DES INFORMATIONS EXISTANTES AVEC LES RECOMMENDATIONS POUR LE RECOLTE DES DONNEES DE MIKE

Les objectifs de l’évaluation des données existantes sont :

En général, les systèmes de collecte de données dans le sud-est du Cameroun sont compréhensive et dans leur ensemble montrent un potentiel important pour la mise en place de récolte de données qui répondent aux critères de MIKE.

Le stade de démarrage de plusieurs programmes de récolte de données nous permet une évaluation qui pourrait servir et de guider les prochaines étapes de ces programmes  Ces observations sont détaillées ci-dessous et sont résumées dans le TABLEAU 7.

Suivis Ecologiques.

Les suivis de Bais. Les méthodes et les protocoles de collecte de données ont été bien exploitées. Les premiers résultats montrent une variabilité importante dans les taux de fréquentation, ainsi que les nombres d’animaux observés. Les raisons pour cette variabilité ne sont pas évidentes. Il serait utile d’élargir le nombre de clairières suivies (et d’ajouter les clairières dans d’autres secteurs). Il est aussi conseiller d’ajouter une deuxième méthode d’inventaire, et surtout la méthode MIKE de « recce-transect », afin de mieux vérifier les facteurs liés à cette variabilité. En tout cas les observations doivent être continuées pendant encore une année au moins.

LEM

Patrouilles et Barrières. Il s’agit ici d’une banque de données de importance principale pour MIKE, aussi bien pour la mise en place d’une stratégie de la lutte anti-braconnage. Néanmoins. les données existantes sont difficiles à interpréter à cause des lacunes dans le reportage. Certaines données (les saisies des armes, et d’ivoires) ne sont pas associées avec les mesures d’effort ou par les rapports de patrouilles ou les Procès Verbaux d’Infraction (voir au dessus)

Couverture géographique La couverture est consistante, mais l’implications d’autres administrations (police, etc.) pour la lutte anti-braconnage est très faible. En plus, la documentation de « l’intelligence » ne permet pas une exploitation de ces informations pour MIKE

Il faut noter qu’au moins deux autres systèmes de LEM, les patrouilles de reconnaissance de WWF et les patrouilles des guides de chasse, sont actives dans la région. Nous n’avons pas analysé les résultats dans ce rapport. Néanmoins ces données pourraient être utiles pour élargir la couverture de LEM dans la région, ainsi que pour une vérification indépendante des résultats de patrouilles GFA. Dans tous les cas, l’utilisation des fiches de récolte d’informations doit répondre aux critères de MIKE.

Intelligence. Les informations reçues des informants ou d’autres sources sont importantes pour le suivi des abattages illégaux d’éléphants. Il est ainsi essentiel que ces informations soient mieux rapportées et acheminées au Programme National d’Eléphant. La préparation d’une documentation écrite de chaque rapport vérifié d’un abattage d’un éléphant, ou de présence des armes ou d’ivoires est une première étape essentielle. Une meilleure documentation des activités et les informations fournies par les réseaux « informels » est aussi recommandée.

TABLEAU 7 Résumé des Recommandations

SUIVI

PROGRAMME

RAPPORTAGE

MÉTHODOLOGIES

ANALYSES

Ecologique

Suivis de Baies

Utilisation de Cyber tracker pour recolte de données.

Elargir la zone d’étude aux autres clairières

Ajouter les recce-transects (système MIKE) dans la zone d’étude pour verifier les observations dans les bais

Evaluer les résultats avec méthodes MIKE

LEM

Patrouilles GFA

Fournir une reportage systématique.
Etablir une système de Procès Verbal pour chaque infraction.

Utiliser les formulaires MIKE pour les patrouilles mobiles.

Utiliser les cartes pour décrire la couverture

Comparer les résultats des patrouilles GFA avec les résultats de Guides de Chasse et de Patrouilles de reconnaissance

 

Barrières routières

Fournir une reportage systématique.
Etablir une système de Procès Verbal pour chaque infraction.

Coupler avec les patrouilles mobiles.

Vérifier l’efficacité de méthode : Très peu de constats et d’arrestations

 

Enquêtes Villageoises

Associer avec le Programme Bushmeat

Augmenter les nombres de villages suivis

Comparer les résultats avec les observations de braconnage et de recce-transects.

 

Intelligence

Organiser le système de récoltes d’information et de reportage

Utiliser ou modifier les formes MIKE pour le reportage et impliquer un système de incitation.

Utiliser les formes CITES

 

 

LISTE DES ANNEXES

 

 

ANNEXE 1. PROTOCOLES ET FICHES DE COLLECTE DE DONNEES

A) Suivis des Bais B) Enquêtes Villageoise : Disponibilité de Viande de Chasse

ANNEXE 2. Résultats des patrouilles dans la région de Lobéké

ANNEXE 3. Armes à feu saisies dans la région du Sud-Est Cameroun (Octobre 1999 – Juin 2000)

ANNEXE 4. Résultats des Enquêtes Villageoises de la Viande de Chasse.

ANNEXE 5. Sommaire des Opérations de Safari Chasse dans la Région du Sud-Est Cameroun.

ANNEXE 6. Lettre d’Autorisation pour la mise en place du Projet Pilote.

ANNEXE 7. La Structure du Programme MIKE dans la Sous-région de l’Afrique Centrale

ANNEXE 8. Programme de Formation du Projet Pilote MIKE.

ANNEXE 9. Contrat de Collaboration : MIKE / MINEF / WWF dans le sud-est du Cameroun

 

 

 

ANNEXE 1 PROTOCOLES ET FICHES DE COLLECTE DE DONNEES

A) SUIVIS DE BAIS.

 

WWF Jengi-SE Forests Project

B.P. 134 Yokadouma,

Cameroon,

Central Africa.

Carnet de Collecte de données du monitoring écologique de la région du sud-est Cameroun.

REGION :_________________________________________________________

N° d'ordre :_______________________________________________________

Chef d'équipe :____________________________________________________

Membres :________________________________________________________

_________________________________________________________________

Clairière visitée :____________________________________________________

Période allant de _________________________à________________________

COMPORTEMENT EN FORET PENDANT UNE MISSION DE SUIVI ECOLOGIQUE

1) Ne jamais faire du feu sous les miradors.

2) Eteindre le feu avec de l'eau tous les jours après la cuisson de la nourriture

3) Ne jamais fumer pendant les observations.

4) Ne jamais faire du bruit pour éloigner les animaux.

5) Sur le mirador, ne jamais rester à véranda pendant les observations; il faut toujours rester calme dans le mirador en gardant la porte centrale fermée

6) Ne jamais accrocher les habits ou les chaussures à la véranda du mirador

7) Pas de conversation orale pendant les observations : il faudra se concerter à la fin de l'expérience pour remplir le cahier

8) Pendant les observations en dehors des miradors, il faut toujours circuler très doucement sur les mêmes pistes : ne pas ouvrir des nouvelles pistes.

9) Lorsqu'on observe un animal, décrire le comportement de ce dernier (exemple : se repose; lutte, Souffle l'eau, mange la boue, broute, observe.

10) décrire l'animal observé (exemple: infirme, ventre jaune, queue rouge, tout noir; ressemble à un chat avec les tâches sur le corps sauf la queue; ressemble à un chien mais tout petit, etc...)

11) lorsqu'il s'agit d'un groupe, préciser environ la taille du groupe (exemple : une dizaine, plus de 30, plus de 50 individus etc...)

12) En ce qui concerne le daman qui crie dans la nuit, lorsqu'un individu termine de crier, on note 1 fois et ainsi de suite.

DETERMINATION DE QUELQUES MAMMIFERES SUR LE TERRAIN

Pour confectionner ce guide de terrain, nous avons organisé une séance de travail au cours de laquelle les villageois donnaient les noms locaux et les descriptions des animaux, nous donnons par la suite les noms français et scientifiques. Nous n'avons présenté ici que les espèces qui sont difficiles à déterminer sur le terrain. Les espèces telles que les buffles et les éléphants sont très faciles à identifier en forêt.

 

Fiche Journalière de collecte des données

Les enquêteurs doivent remplir une fiche par jour pendant 5 jours.

(Chaque fois que l'on écoute une espèce particulière, on doit mettre un tiret devant son nom. A la fin de la journée, on compte le nombre total de tirets pour mettre dans la fiche récapitulative).

 

Date

Période (matin, soir ou nuit)

ESPECES OBSERVEES

ESPECES ENTENDUES

Remarques (activités des animaux, pluie, nombre de captureurs etc..)

Espèces

Total

Espèces

Total

 

           

 

 

           

 

 

           

 

 

Fiche récapitulative

Cette fiche est remplie à la fin de chaque mission

Date

Période de la jours (matin, soir ou nuit)

Espèce

Nombre de Mâle

Nombre de Femelle

Nombre de Jeune

Nombre total observé

Nombre de groupe

Nombre de Vocalisations

Remarque sur le comportement de l'animal

A la fin de chaque mission de suivi écologique, les données sont intégrées dans un fichier Excel puis archivées à Yokadouma. Les données brutes se tenant sur au mois 300 pages A4, nous ne saurons les présenter dans ce rapport.

 

 

 

B) ENQUETE VILLAGEOISE : DISPONIBILITE DE VIANDE DE CHASSE (BUSHMEAT SURVEY)

République du Cameroun

Paix – Travail – Patrie

-----------

MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT

ET des forets

------------

Delegation provinciale de l’Est

------------

Unité technique opérationnelle

sud-est

WWF Jengi-SE Forests Project

B.P. 134 Yokadouma,

Cameroon,

Central Africa.

Tel : (237) 242919

Fax : (237) 242901

 

FICHE DE SUIVI DE LA CHASSE DE SUBSISTENCE

Village :_________________________________________________________

Nom de l'enquêteur :______________________________________________

Date

Heure

Route

Nom BAKA, BANGANDO ou FRANCAIS de l'animal vendu

(vérifier dans la page du guide de détermination)

Nombre total de :

Prix de l'animal, du gigot du côté ou du morceau

Morceaux frais

Morceaux boucanés

Côté boucané

Entier

frais

Entier boucané

Gigot frais

Gigot boucané

Vivant

                         
                         
                         
                         
                         
                         
                         

Au verso de chaque fiche d'enquête se trouve un petit guide de terrain permettant de bien déterminer les espèces qui sont observé.

 

 

Annexe 2: Résultats des patrouilles dans la région de Lobéké.

N°Patrouille

Date

Lieu de l'observation

Nature de l'observation

Total

Action menée

Resultats

32

26/06/00

5 km de PK27

Colobus guereza

2

32

27/06/00

Petite savane

Gorilla gorilla

2

32

27/06/00

Petite savane

Suncerus caffer nanus

4

32

27/06/00

Djangué

CAPTUREUR

4

Arrestation de 4 captureurs

Libération de 30 perroquets

32

27/06/00

8 km de PK27

Campement

1

Destruction

32

27/06/00

8 km de PK27

Gorilla gorilla

1

32

27/06/00

8 km de PK27

Braconnier

1

Arrestation d'un braconnier

32

28/06/00

Djombi (vers Kika)

Campement

1

Destruction

32

28/06/00

5 km de PK27

Braconnier

1

Arrestation d'un braconnier

32

28/06/00

Entrée Djangué

Varanus varanus

1

19

01/06/00

Entrée Djangué

Empreintes de Loxodonta

1000

19

01/06/00

Entrée Djangué

CAPTUREUR

1

Arrestation d'un captureur

19

02/06/00

Entrée Djangué

CAPTUREUR

2

Poursuite

19

02/06/00

Entrée Djangué

Caisses vides de perroquets

2

Destruction

31

27/06/00

Salcapar (RCA)

Campement pêche

1