La base de données sur le commerce CITES innove à travers la technologie open-source

Cambridge, Genève, Nairobi, le 17 avril 2014 – L’accès à la base de données de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) - qui contient environ 14 millions d’enregistrements sur le commerce international des espèces inscrites à la CITES - est maintenant plus facile et plus fiable grâce à des technologies open-source de pointe.

La base de données, principalement utilisée par les Parties à la CITES pour éclairer leurs décisions sur les espèces menacées, a fait l’objet d’une révision technique menée par le Secrétariat, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et le PNUE-WCMC. Ce travail a été soutenu financièrement par le WCMC, partenaire du PNUE à Cambridge, et par la contribution du Gouvernement norvégien au PNUE.
 
Les millions d’enregistrements compilés depuis l’entrée en vigueur de la Convention au milieu des années 1970 reflètent le commerce international des espèces figurant aux annexes de la CITES, tel qu’enregistré par les Parties à la CITES dans leurs rapports nationaux à la Convention.

En tant que telle, la base de données constitue le fondement nécessaire pour émettre des avis de commerce non préjudiciable et pour étayer des processus tels que l’étude du commerce important, l’examen périodique et même les prises de décision quotidiennes sur la question des permis CITES d’exportation et d’importation.

À travers cette récente mise à jour, la base de données, gérée pour la CITES par le PNUE-WCMC, a été améliorée pour mieux soutenir le travail des 180 Parties à la Convention. Les changements dans l’infrastructure utilisent désormais un nouveau logiciel open-source comme base d’accès aux données des rapports nationaux.

Parmi les améliorations notables de la base de données du commerce CITES, les vitesses de recherche sont plus rapides et la fiabilité est renforcée, ce qui peut aider les Parties dans leur recherche de données commerciales, afin de mieux éclairer leurs décisions sur le commerce des espèces inscrites à la CITES.

L’amélioration de la vitesse, de la performance et de l’infrastructure permettra également le développement de nouvelles évolutions du système dans le futur. L’infrastructure de pointe maintenant utilisée servira par exemple de base pour la visualisation du commerce et pour les outils de cartographie, afin de présenter les données de manière plus conviviale.

D’autres développements, tels que les connexions d’ordinateur à ordinateur entre la base de données du commerce CITES et d’autres plates-formes – p. ex. la Liste des espèces CITES, Species+ et les systèmes nationaux - devraient, à l’avenir, permettre aux Parties de soumettre automatiquement des données commerciales et également d’extraire des informations sur certaines espèces à partir de ces plates-formes.

Enfin, la nouvelle infrastructure soutiendra le développement de mécanismes permettant aux Parties de déclarer plus facilement les permis CITES en ligne pour le commerce légal, durable et traçable des espèces sauvages sur la base de données du commerce CITES. Cela donnera aux Parties un accès en temps réel aux données sur les niveaux du commerce international des espèces figurant aux annexes de la CITES.