à l'adresse des Parties

En ce qui concerne la conservation du tigre et le commerce de spécimens du tigre


11.47

Les Etats de l’aire de répartition et les pays de consommation où s’est rendue la mission technique qui n’ont pas indiqué au Secrétariat leur réponse aux recommandations de la mission au moment de 11e session de la Conférence des Parties, devraient le faire le 31 août 2000 au plus tard.

11.48

Toutes les Parties, les pays non Parties, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales sont encouragées à fournir un appui financier à la conservation du tigre en Inde. Toutefois, l'Inde est incitée à montrer que des mesures sont ou seront mises en place pour permettre le versement efficace des fonds pour la conservation du tigre.

11.49

L'Inde devrait établir une unité spécialisée pour lutter contre la criminalité en matière d'espèces sauvages et le commerce illicite. La Conférence des Parties prie instamment l'Inde de déterminer comment l’Union indienne, travaillant de concert avec les Etats qui en font partie, pourrait enquêter sur les affaires graves de criminalité en matière d'espèces sauvages et coordonner l'action entre elle et les Etats. Parallèlement, l'Inde devrait étudier comment donner des instructions spécifiques aux directeurs des polices des Etats de l’Union indienne pour multiplier les actions contre la criminalité en matière d'espèces sauvages et suivre les résultats obtenus.

11.50

Les Parties ayant les connaissances et l’expérience appropriées dans la lutte contre le braconnage et le commerce illicite sont incitées à participer à la formation. De plus, elles sont priées de fournir un appui continu par le détachement de cadres de la lutte contre la fraude chargés d’assurer une formation sur le terrain. La priorité pour ces détachements devrait aller à l’unité spécialisée proposée pour l’Inde.

11.51

Tous les Etats de l’aire de répartition et les pays de consommation devraient prendre des mesures pour sensibiliser leur appareil judiciaire et leurs autorités de lutte contre la criminalité en matière d’espèces sauvages et de commerce illicite.

11.52

Tous les Etats de l’aire de répartition et les pays de consommation qui saisissent des envois illicites de parties ou produits du tigre, et toutes les Parties qui interceptent de tels envois, devraient communiquer le détail des saisies aux pays d’origine, d’exportation ou de réexportation pouvant être déterminés, et en tous cas au Secrétariat CITES. Les pays ainsi informés devraient ouvrir une enquête et envoyer un rapport sur les résultats obtenus aux pays ayant procédé à la saisie et au Secrétariat.

11.53

Notant que d’après le renseignement et certaines preuves, la Chine reste une destination des parties et produits du tigre, la Conférence des Parties suggère que la Chine, en particulier, soit prête à mettre en œuvre la décision précédente.

11.54

La Chine devrait envoyer une liste des anciens fabricants de produits utilisés en médecine traditionnelle chinoise contenant des parties du tigre ou d’autres espèces inscrites à l’Annexe I, avec des illustrations d'emballages caractéristiques. Cela aiderait les organismes CITES des pays de consommation chargés de la lutte contre la fraude à voir si les futures saisies de produits du tigre viennent d’être fabriqués ou s’ils proviennent d'anciens stocks qui continuent d’être commercialisés illégalement. Cette liste serait un outil parmi d’autres dans la lutte contre la fraude, avec le guide permettant de distinguer les véritables parties du tigre des fausses, inclus dans le rapport de TRAFFIC intitulé "Far From A Cure".

11.55

Chaque Etat de l’aire de répartition devrait envisager comment inciter les communautés locales à participer à la conservation du tigre et de son habitat, et à en tirer parti; l’écotourisme en est un exemple. Chaque Etat de l’aire de répartition devrait préparer un rapport sur sa démarche en la matière pour la 45e session du Comité permanent, afin que les concepts et les initiatives puissent être partagés par les Parties concernées.

11.56

Les Etats de l’aire de répartition du tigre devraient tirer parti de l’expérience d'Etats africains d'aires de répartition d’espèces menacées, dans tous les aspects de la conservation, de la lutte contre la fraude et de l’écotourisme. L’allocation de fonds externes pour permettre des visites d’échange entre les personnels de ces pays est recommandée.