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Document non officiel
destiné uniquement aux médias
Genève, le 5 mars 2004
Déclaration
Commerce de dauphins vivants
Le Secrétariat a été informé d'un certain
nombre de cas récents, très préoccupants, de
commerce de dauphins vivants. Malheureusement, certaines déclarations
faites dans les médias et dans la correspondance adressée
au Secrétariat contiennent des allégations et des
interprétations de la Convention qui sont inexactes et prêtes
parfois à confusion.
Le commerce des dauphins appartenant aux espèces inscrites
à l'Annexe I de la Convention n'est pas autorisé dans
les cas suivants: l'importation a des fins principalement commerciales
ou ses buts sont considérés comme nuisant à
la survie de l'espèce, l'exportation est considérée
comme nuisant à la survie de l'espèce, les spécimens
ont été obtenus illégalement, ou le destinataire
n'est pas correctement équipé pour abriter et prendre
soin des animaux. La Convention précise les responsabilités
des organes de gestion et des autorités scientifiques du
pays d'exportation et du pays d'importation en la matière.
Plusieurs organisations ont récemment écrit sur le
commerce des espèces de dauphins inscrites à l'Annexe
I qui a eu lieu en 1999 entre la Thaïlande et Singapour. Le
Secrétariat a demandé des informations détaillées
aux organes de gestion de ces pays. Il ne serait pas approprié
qu'il fasse d'autres commentaires avant d'avoir reçu une
réponse.
Le commerce des dauphins souffleurs (Tursiops truncatus)
et des animaux des autres espèces inscrites à l'Annexe
II de la Convention est autorisé à certaines conditions:
l'exportation ne doit pas nuire à la survie de l'espèce
et les animaux doivent avoir été obtenus et exportés
légalement. Le transport des animaux doit respecter la Réglementation
de l'IATA sur le transport des animaux vivants. La Convention ne
donne pas de précisions sur l'utilisation et l'hébergement
des animaux dans le pays d'importation, lequel n'est pas tenu de
délivrer un permis d'importation - alors qu'il doit le faire
pour les animaux appartenant à une espèce inscrite
à l'Annexe I.
Le Secrétariat continue d'enquêter sur le commerce
de dauphins souffleurs entre les Iles Salomon et le Mexique (voir
la précédente déclaration
du Secrétariat à ce sujet).
Un commerce de dauphins souffleurs au départ de la Guinée-Bissau
a également été signalé mais le Secrétariat
a aussi été informé que l'espèce est
totalement protégée par la législation de ce
pays et que les rapports sur ce commerce étaient infondés.
Le Secrétariat sait que le Guyana envisage d'autoriser le
commerce de dauphins souffleurs vivants; il examine actuellement
la documentation fournie par le gouvernement de ce pays à
l'appui de cette proposition.
Voici la déclaration du Secrétaire général
de la CITES, Willem Wijnstekers:
"Je reconnais que nombreux sont ceux qui, pour diverses
raisons, sont contre le commerce des animaux vivants, en particulier
celui des mammifères marins. C'est l'une des raisons pour
lesquelles nous sommes particulièrement vigilants face
aux cas possibles de commerce illicite, et pourquoi nous étudions
les allégations qui nous parviennent (également
au sujet d'espèces de l'Annexe II). Cependant, il faut
savoir que lorsqu'un commerce est licite, la décision de
le pratiquer ou non ne relève pas du Secrétariat
CITES. Il n'est donc pas très utile d'exercer des pressions
sur le Secrétariat ou d'inonder mon personnel ou moi-même
de courriels standard. En fait, c'est même contre-productif.
Je n'ai qu'une petite équipe et les courriels et les campagnes
par d'autres moyens ne font qu'entraver l'action que nous menons
pour enquêter sérieusement sur les allégations
de commerce illicite. Il nous suffit d'être informés
une fois sur chaque cas. Il est tout aussi contre-productif pour
nous de devoir consacrer du temps lutter contre la désinformation
et à corriger les déclarations erronées sur
ce qui est, ou n'est pas, autorisé par la Convention. Le
site Internet de la CITES est riche en informations et c'est pour
nous le moyen de diffuser largement et rapidement les informations.
Certes, nous répondons autant que possible aux questions
du public et des médias mais notre communication sur les
thèmes qui suscitent un grand intérêt se fait
par le biais de notre site plutôt que par des réponses
individuelles. Je suis sûr que vous le comprendrez."
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