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Document non officiel
destiné uniquement aux médias
COMMUNIQUE DE PRESSE
Des experts demandent une action
vigoureuse pour combattre
la criminalité liée à l'environnement
Voir aussi ...
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Bangkok, 5 octobre 2004 - Des représentants d'un groupe
international de spécialistes de la lutte contre la fraude
participant à la session en cours de la Convention sur le
commerce international des espèces de faune et de flore menacées
d'extinction (CITES) présenteront leurs conclusions (aujourd'hui
ou demain) concernant les menaces que fait peser la criminalité
liée à l'environnement sur nombre de plantes et d'animaux.
Constitué de 20 représentants d'organes de gestion
CITES, de l'Equipe spéciale CITES de lutte contre le commerce
illicite du tigre, d'autorités douanières, d'autorités
de protection des pêcheries, de services de renseignements,
du Groupe de travail d'Interpol sur la criminalité en matière
d'environnement, de l'Equipe spéciale de l'Accord de Lusaka,
de polices et d'autorités chargées des espèces
sauvages ce groupe a été chargé par la CITES
en 2002 d'étudier l'efficacité de la mise en uvre
de la Convention est d'émettre des recommandations pour améliorer
sa mise en oeuvre.
Les conclusions de ce groupe sont affligeantes:
"Nous risquons de perdre la guerre contre la criminalité
liée à l'environnement, surtout pour quelques animaux
et quelques plantes très rares, si nous ne recourons pas
à des techniques modernes et professionnelles de lutte contre
la fraude pour combattre ces criminels qui, motivés par le
seul profit, exploitent certaines des communautés les plus
démunies de la planète et profitent des périodes
d'instabilité et de troubles sociaux," déclare
Willem Wijnstekers, le Secrétaire général de
la CITES.
La Conférence entendra également parler des réussites
de la lutte contre la criminalité liée à l'environnement.
Le Secrétaire général de la CITES a introduit
un Certificat de louanges en reconnaissance d'actions exemplaires
de lutte contre la fraude. Depuis 2002, ce Certificat a été
décerné:
- Aux agents des douanes et à l'organe de gestion CITES
de la R.A.S de Hong Kong en reconnaissance d'une importante saisie
d'ivoire et des poursuites engagées avec succès
à l'encontre du contrebandier;
- A un responsable du Secrétariat général
l'OIPC-Interpol, pour son travail exemplaire de lutte contre la
criminalité internationale liée à l'environnement;
et
- A la Division de lutte contre la fraude du US Fish and Wildlife
Service ainsi qu'au Service de la faune et des ressources marines
du Département de la Justice des Etats-Unis, en témoignage
des actions menées pour identifier et poursuivre des trafiquants
de caviar.
Le commerce illicite demeure, pour les espèces sauvages,
la menace la plus grave après la destruction de l'habitat.
De nombreux contrebandiers trafiquent des produits qui, au kilo,
valent plus que la cocaïne ou l'héroïne. Un châle
confectionné avec la laine ultrafine de l'antilope tibétaine,
par exemple, peut valoir plus de 15 000 dollars. Et le commerce
du caviar est noyauté par des réseaux du crime organisé.
"Les hauts fonctionnaires chargés de la lutte contre
la fraude assistent rarement aux réunions de la CITES, et
la criminalité liée à l'environnement est rarement
à l'ordre du jour des conférence internationales sur
la criminalité. Il faut que cela change," dit M. Wijnstekers.
"Des efforts louables sont déployés dans le
monde entier mais cela n'est pas suffisant. J'espère que
les pays réunis à Bangkok s'engageront véritablement
à collaborer plus activement avec nous dans la lutte constante
contre la criminalité liée à l'environnement,"
a-t-il ajouté.
Note aux journalistes:
Pour de plus amples renseignements, contacter Juan-Carlos Vasquez,
tél. 229-3040 (Centre de presse - QSNCC) ou +41-79-378-6540
(mobile), juan.vasquez@unep.ch, ou Michael Williams, tél.
04-098-7621 (mobile) or 229-3042 (bureau), ou michael.williams@unep.ch.
Le document dont il est question (CoP13 Doc.23) sera examiné
par le Comité II au point 23 de l'ordre du jour, et peut
être consulté sur le site Internet de la CITES www.cites.org.
Une conférence de presse sur cette question aura lieu aujourd'hui
à 12h30 à l'auditorium du QSNCC.
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