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COMMUNIQUE DE PRESSE
Le
Secrétaire général de la CITES va superviser
les ventes d’ivoire
Genève, le 24 octobre 2008 – Le Secrétaire
général de la Convention sur le commerce international
des espèces de faune et de flore sauvages menacées
d'extinction (CITES), M. Willem Wijnstekers, se rendra en Afrique
du Sud, au Botswana, en Namibie et au Zimbabwe ces deux prochaines
semaines pour superviser les ventes d’ivoire agréées
par les Parties à la Convention à La Haye en juin
2007.
En
marge de ces quatre ventes aux enchères, M. Wijnstekers
abordera aussi avec les autorités chinoises et japonaises
et les négociants, les détails relatifs aux autres
activités de supervision menées par le Secrétariat
à l’arrivée de l’ivoire dans ces pays
et ultérieurement.
Le produit des ventes doit être utilisé exclusivement
pour la conservation de l’éléphant et les
programmes de développement communautaire dans l’aire
de répartition de l’éléphant ou à
proximité. Les recettes devraient augmenter la capacité
de ces pays de conserver leur biodiversité et de renforcer
les contrôles liés à la lutte contre la fraude;
elles devraient aussi contribuer aux moyens d’existence
des populations rurales de l’Afrique australe – sans
pour autant affecter négativement les populations d’éléphants
d'Afrique et d'Asie.
Contexte
L’accord auquel sont parvenues les Parties à La
Haye en 2007 autorise l’Afrique du Sud, le Botswana, la
Namibie et le Zimbabwe à procéder à une vente
unique totalisant 108 t d’ivoire appartenant aux gouvernements.
Les quantités suivantes d’ivoire brut, enregistrées
au 31 janvier 2007, ont été approuvées pour
la vente: Afrique du Sud: 51.121,8 kg, Botswana: 43.682,91 kg,
Namibie: 9209,68 kg et Zimbabwe: 3755,55 kg.
Les populations d’éléphants des quatre pays
sont inscrites à l’Annexe II de la CITES, ce qui
signifie que bien que n'étant pas nécessairement
menacées actuellement d'extinction, le commerce de leurs
produits est strictement réglementé. Selon des études
récentes, il y a plus de 312.000 éléphants
dans ces quatre pays et leur nombre a augmenté ces dernières
années.
Le Comité permanent de la CITES, qui supervise la mise
en œuvre de la Convention entre les sessions de la Conférence
des Parties, a donné le feu vert à la vente d’ivoire
en une fois en juillet dernier et a approuvé la Chine comme
second pays importateur, le Japon ayant été approuvé
précédemment.
Chaque vente consiste en un chargement unique par destination,
destiné uniquement à la Chine et au Japon –
pays dont les mesures internes de contrôle des ventes d’ivoire
respectent les normes de vérification établies par
la CITES pour cette vente.
Entre mars et avril 2008, le Secrétariat CITES s’est
rendu en mission dans les quatre pays pour vérifier que
les stocks d’ivoire déclarés avaient été
correctement enregistrés au 31 janvier 2007, qu’ils
se composaient uniquement d’ivoire d’origine légale
(l’ivoire saisi et l’ivoire d’origine inconnue
étant exclus de la vente), et que l’ivoire était
marqué comme requis par la CITES. Il a aussi vérifié
que le poids était conforme aux données enregistrées.
Pour cela, il a dû vérifier et comparer les données
incluses dans des bases de données informatisées
ainsi que des milliers de documents sur papier, et procéder
à des inspections physiques et à l’examen
de centaines de défenses et de morceaux d’ivoire
sélectionnés au hasard. Dans chaque cas, les conclusions
des audits ont été satisfaisantes.
Le Secrétariat CITES suit le contrôle du commerce
intérieur mis en place par la Chine et le Japon pour veiller
à ce que des négociants peu scrupuleux n’en
profitent pas pour vendre de l’ivoire d’origine illégale.
L’accord africain de 2007 stipule qu’après
ces ventes, aucune nouvelle proposition de vente d’ivoire
de ces quatre pays ne sera examinée par la CITES durant
une période de neuf ans à compter de la conclusion
des ventes.
Note aux journalistes: Pour plus d'informations,
contactez Juan Carlos Vasquez par téléphone au numéro
+41 22 917 8156 ou à son adresse courriel juan.vasquez@cites.org.
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