Les pays de l’Amazone unissent leurs efforts contre le commerce illégal des espèces sauvages

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Genève, 19 juin 2012 -  Les efforts visant à réduire le commerce international illicite et non durable des espèces sauvages ont trouvé un nouvel élan grâce à un projet innovant des Etats membres de l’Organisation du Traité de Coopération de l’Amazone (ACTO). Lors de la conférence des Nations Unis sur le Développement durable Rio+20, Le Secrétariat de la CITES et le Secrétariat permanent de l’ACTO ont conclu les pourparlers sur un projet visant à réglementer plus efficacement le commerce des espèces sauvages dans la région. Ce projet a pour but d’aider les Etats membres de l’ACTO à mettre au point un système électronique efficace de permis CITES pour assurer la traçabilité des transactions internationales de spécimens appartenant à des espèces inscrites à la CITES. L’échange de technologie et d’expertise dans la région devrait améliorer la capacité des pays à réduire la fraude et le commerce international illicite des animaux et des plantes sauvages.

Lors de la cérémonie de signature, M. John E. Scanlon, Secrétaire-Général de la CITES, a déclaré que “la mise au point de systèmes électroniques visant à mieux contrôler le commerce international des espèces inscrites à la CITES contribue à assurer leur survie et à préserver les moyens de subsistance des communautés indigènes qui dépendent de leur utilisation. Ce projet offre également un exemple enthousiasmant et concret de coopération Sud-Sud, dont l’importance se reflète dans les résultats des négociations de Rio + 20. “  

S’exprimant sur le potentiel de ce projet, l’ambassadeur Alejandro A. Gordillo, Secrétaire général du Secrétariat permanent de l’ACTO, a déclaré que « les Etats membres de l’ACTO disposent d’une occasion unique de partager des technologies pour mettre au point de nouveaux systèmes permettant d’assurer que les espèces sauvages de la région amazonienne ne seront pas menacées à cause du commerce. Ce projet reflète en outre les efforts déployés par les pays de la région pour préserver leurs espèces sauvages grâce à la coopération et le travail en commun.”  

Le secrétariat permanent de la CITES et le secrétariat permanent de l’ACTO remercient la Communauté européenne et le Programme régional pour l’Amazone (DGIS/BMZ/GIZ) de leur soutien financier. Des informations sur les systèmes d’e-permis CITES sont disponibles sur le site internet de la CITES à l’adresse http://www.cites.org. 

Note aux rédacteurs : pour un complément d’informations, contactez Juan Carlos Vasquez, chargé de communication et d’information; tél. : +41 22 917 8156, courriel : juan.vasquez@cites.org, ou Frida Montalvan, chargée de communication, courriel : frida.montalvan@otca.org.br  
 
A propos de la CITES

Avec 175 États membres, la CITES reste l’un des instruments les plus puissants au monde pour la conservation de la biodiversité par la réglementation du commerce de la faune et de la flore sauvages. La CITES réglemente le commerce international de près de 35 000 espèces de plantes et d’animaux, y compris leurs produits et dérivés, assurant leur survie dans la nature au bénéfice tant des populations locales qui conservent ainsi leurs moyens de subsistance que de l’environnement mondial. Le système de permis CITES a pour but de s’assurer que le commerce international des espèces inscrites sur les listes CITES est durable, licite et traçable.

La CITES a été adoptée à Washington D.C. le 3 mars 1973. Le 40e anniversaire de la Convention sera célébré en mars 2013, ce qui coïncidera avec la 16e session de la Conférence des Parties, laquelle aura lieu à Bangkok, en Thaïlande, du 3 au 15 mars 2013.

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A propos d’ACTO

Le Traité de coopération amazonienne (ACT), signé en juillet 1998 par la Bolivie, le Brésil, la Colombie, l’Equateur, la Guyane, le Pérou, le Suriname et le Venezuela, est un instrument juridique qui reconnaît la nature transfrontalière de l’Amazone. L’ACT réaffirme la souveraineté des pays amazoniens et encourage, institutionnalise et guide la coopération régionale entre ces derniers. Il prévoit en outre un accroissement de la recherche scientifique et technique et des échanges d’information, ainsi que l’utilisation des ressources naturelle, la liberté de navigation, la préservation du patrimoine naturel, l’organisation des soins de santé, la création de centres de recherche, l’aménagement d’infrastructures de transports et de communication adéquates, et l’amélioration du tourisme et des échanges aux frontières. En 1995, les pays amazoniens ont décidé de renforcer la dimension institutionnelle du Traité de coopération amazonienne en créant un Secrétariat permanent doté d’une personnalité juridique.

 

 


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