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COMMUNIQUE DE PRESSE
Des spécialistes de la
faune se réunissent à Genève pour discuter
de
l’avenir du lambi, des tortues, des hippocampes et d'autres
animaux
Genève, le 15 août 2003 – D’éminents
scientifiques représentant toutes les régions du
monde ainsi que des représentants d’institutions
scientifiques et d’ONG spécialisées se réuniront
à Genève du 18 au 21 août pour la 19e session
du Comité pour les animaux de la Convention sur le commerce
international des espèces de faune et de flore sauvages
menacées d’extinction (Convention de Washington,
ou CITES).
Le Comité examinera comment réglementer au mieux
et promouvoir la conservation d’une large gamme d’animaux,
dont le lambi, les tortues d’Asie, les hippocampes, l'antilope
du Tibet et les requins. Ces espèces sont commercialisées
sur les marchés locaux et internationaux sous forme de
produits alimentaires, de remèdes traditionnels, de souvenirs
pour touristes ou d'animaux de compagnie.
Le lambi, grand mollusque des Caraïbes, constitue l’une
des plus importantes ressources halieutiques de la région
car sa chair est très recherchée. La valeur de gros
des débarquements annuels a été estimée
à 60 millions de dollars. Les coquilles sont vendues comme
curiosités ou souvenirs pour touristes mais elles sont
largement considérées comme un sous-produit de la
chair.
Le Comité examinera aussi la situation des tortues d’Asie,
qui font l’objet d’un commerce important sur les marchés
alimentaires régionaux, pour les médecines asiatiques
traditionnelles et sur les marchés internationaux d’animaux
de compagnie. Il existe de nombreuses preuves de commerce illicite
mais les tortues sont également capturées pour la
consommation de subsistance et sont élevées en captivité
en grand nombre, ce qui rend difficile le contrôle du commerce.
La disparition de leur habitat est elle aussi une menace sérieuse
à leur survie.
Le commerce des hippocampes va lui aussi dorénavant être
réglementé par la CITES. Leurs populations semblent
en déclin depuis quelques années du fait du commerce,
des prises incidentes, du développement côtier, de
pratiques destructives de la pêche et de la pollution. L’on
estime qu’au moins 20 millions d’hippocampes sont
capturés chaque année pour répondre à
la demande de produits utilisés en médecine traditionnelle,
d’animaux d’aquariums, de souvenirs et de curiosités.
Plusieurs espèces menacées de Madagascar –
où se trouve l’un des écosystèmes les
plus riches en espèces qui soit – seront examinées
de près par les scientifiques, en particulier la tortue
terrestre queue plate, divers caméléons et une grenouille
fouisseuse.
Le Comité examinera également des espèces
de requins et discutera de la collaboration entre la CITES et
l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
(FAO) pour la gestion de ces espèces, chassées intensivement
pour la chair et les ailerons. A cet égard, il convient
de noter que le commerce de deux espèces de requins géants
- – le requin baleine et le requin pèlerin –
sont réglementées depuis peu par la CITES.
Note aux journalistes: Pour plus d’informations,
veuillez contacter Juan Carlos Vasquez à +41-22-917-8156
ou juan.vasquez@unep.ch. Les documents officiels et d’autres
informations peuvent être consultés sur: http://www.cites.org/fra/com/AC/index.shtml
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