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COMMUNIQUE DE PRESSE
La CITES n'"interdit"
pas le caviar et ne "punit" pas les producteurs
Réponse à des articles parus récemment dans
la presse sur les quotas
fixés pour les esturgeons et le caviar
Genève, 3 septembre 2004 – Ces jours derniers, plusieurs
journaux ont publié des articles sur le caviar sur la base
d'une interview accordée par le Secrétariat de la
CITES. Ces articles contiennent plusieurs erreurs et des citations
déformées qui pourraient induire en erreur le lecteur
sur la situation actuelle concernant les quotas fixés pour
2004 pour le commerce international des esturgeons et du caviar.
Comme la mer Caspienne produit 90% du caviar mondial, ces articles
se sont concentrés sur cette région. La situation
réelle aujourd'hui peut se résumer comme suit: en
2001, la CITES a réagi au niveau élevé du
braconnage et du commerce illicite en arrêtant le commerce
du caviar provenant de l'Azerbaïdjan, du Kazakhstan, de la
Russie et du Turkménistan, aux termes de ce qu'il est convenu
d'appeler l'Accord de Paris, qui donnait à ces pays jusqu'à
la fin de l'année pour réaliser une étude
scientifique sur les stocks et commencer à établir
un plan de gestion commun. Le cinquième pays de la mer
Caspienne, l'Iran, n'était pas soumis à l'interdiction
relative au caviar mais il a rejoint l'action menée au
niveau régional – et on peut l'en féliciter.
L'Accord de Paris a fixé trois dates butoirs pour prendre
des mesures qui entraîneraient la reprise du commerce. Les
diverses actions de lutte contre le braconnage et autres mesures
spécifiées pour les deux premières dates
butoirs ayant été accomplies, la CITES a accepté
des quotas pour le commerce du caviar et des esturgeons de la
mer Caspienne en 2002 et 2003.
En novembre 2002, les Parties à la CITES ont établi
une liste de mesures pour la conservation de tous les esturgeons,
sur la base des obligations détaillées dans l'Accord
de Paris et formalisés dans la résolution
Conf. 12.7, qui requiert que tous les pays producteurs d'esturgeons
ayant des stocks partagés préparent des plans de
gestion de la conservation coordonnés et veillent à
ce que tous les quotas de prise et d'exportation soient fondés
sur ces plans et sur des évaluations récentes des
stocks. Il est important de noter que le Secrétariat CITES
ne pourra pas publier de quotas annuels pour un pays si ce pays,
et ceux avec lesquels il a des stocks partagés, ne remplissent
pas pleinement les conditions requises par la résolution.
A ce jour, aucun pays de l'aire de répartition des esturgeons
n'a suivi pleinement la "résolution sur les esturgeons";
le Secrétariat CITES n'a donc pas publié de quotas
pour 2004 pour les esturgeons sauvages. Ces faits sont présentés
sur le site Internet de la CITES (voir http://www.cites.org/fra/resources/quotas/sturgeon_quota.shtml).
Par ailleurs, les quotas pour 2003 n'ont été émis
que fin septembre 2004.
Le Secrétariat CITES, qui a été chargé
par les Parties à la CITES de superviser le processus,
continue d'aider les pays producteurs d'esturgeons à mettre
en œuvre le plus rapidement possible les mesures requises.
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