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COMMUNIQUE DE PRESSE
La CITES nomme un cadre chargé des bois
Genève, le 4 février 2008 – Réagissant
aux préoccupations exprimées par les gouvernements
au sujet de la perte d’espèces d’arbres due
au commerce international illégal et non durable, le Secrétariat
de la Convention sur le commerce international des espèces
de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES)
annonce aujourd’hui la nomination d’un cadre chargé
des essences produisant du bois, M. Neil Ellis. Cette nomination
a été rendue possible grâce l’appui
généreux du Gouvernement australien.
Le nombre d’espèces d’arbres soumises à
une réglementation stricte du commerce dans le cadre de
la CITES a augmenté rapidement ces dernières années.
Depuis 2002, plus de 50 espèces de grande valeur commerciale
ont été inscrites à l’Annexe II de
la CITES et requièrent donc la délivrance d’un
permis d’exportation pour pouvoir faire l’objet d’un
commerce international. Ces espèces sont exploitées
en tant qu’arbres ornementaux ou pour leur bois, leurs extraits
médicinaux, leur résine, etc.; elles incluent l’acajou
des Antilles, le bois-brésil (également appelé
pau-brazil ou pernambouc), le palissandre, les ifs d’Asie,
toutes les espèces de ramins et de bois d’agar, et
divers palmiers. La nomination d’un cadre chargé
des bois améliorera la coordination des actions menées
par la CITES pour parvenir au commerce international durable de
ces espèces.
En 2007, le Secrétariat CITES a agi en partenariat avec
l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT)
afin d’obtenir de la Commission européenne une subvention
de trois millions d’euros pour financer un projet visant
à améliorer la capacité des pays d’appliquer
la CITES pour certaines espèces importantes d’Amérique
du Sud, d’Afrique de l’Ouest et d’Asie du Sud-Est:
le teck africain, l’acajou des Antilles et les espèces
de ramins. Le nouveau cadre jouera un rôle essentiel dans
la mise en œuvre de ce projet.
“Parvenir à un réel changement sur le terrain
pour enrayer l’abattage illégal et la surexploitation
des espèces d’arbres à grande valeur commerciale
est un défi majeur que doivent relever les pays d’exportation”
a déclaré le Secrétaire général
de la CITES, M. Willem Wijnstekers. “Pour que les forêts
continuent d’entretenir une riche biodiversité et
d’atténuer les effets du changement climatique, il
faut améliorer la durabilité de l’industrie
du bois, faute de quoi cette activité n’apportera
des avantages économiques importants qu’à
court terme”, a-t-il ajouté.
M. Ellis est un scientifique spécialisé dans la
gestion des ressources et de l’environnement; il a travaillé
pendant 13 ans auprès du Gouvernement australien –
les quatre dernières années en tant que directeur
de l’organe de gestion CITES au Département de l’environnement,
des eaux, du patrimoine et des arts.
Note aux journalistes:
Pour plus d'informations, voir www.cites.org ou contacter Juan
Carlos Vasquez à +41 22 917 8156 ou juan.vasquez@cites.org.
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