Forum mondial sur la conservation du léopard des neiges

Bishkek, République kyrgyze, Octobre 2013
 
Déclaration de John E. Scanlon, Secrétaire général de la CITES
Monsieur le Président Atambayev, Président de la République kyrgyze.
Monsieur le Vice-premier ministre Sarpashev, Président du Comité d’organisation du Forum.
Distingués délégués des 12 États de l’aire de répartition du léopard des neiges.
 
Chers amis et collègues des organisations intergouvernementales et non gouvernementales et en particulier, coorganisateurs du Forum.
 
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C’est un grand honneur pour moi de m’adresser à vous aujourd’hui et je regrette profondément de ne pas être là en personne. J’ai cependant le plaisir de vous informer que Pia Jonsson du Secrétariat CITES est là, avec vous, à Bishkek.
 
Nous souhaitons remercier sincèrement le Président et le Gouvernement de la République kyrgyze pour l’impulsion qu’ils ont donnée en organisant ce forum extrêmement important.
 
La survie du léopard des neiges dans la nature est gravement menacée. Parmi les menaces, il y a le braconnage et le commerce illégal de la fourrure et d’autres parties du corps de cet animal magnifique. Cela doit cesser et nous avons le pouvoir de le faire cesser.
 
La CITES est le premier instrument juridique mondial de réglementation du commerce international des espèces sauvages et elle est efficace à la fois pour intercepter le commerce illégal et pour faciliter un commerce légal, durable et traçable.
Aujourd’hui, la CITES a 179 Parties qui comprennent 11 des 12 États de l’aire de répartition du léopard des neiges et il semblerait que le 12e État de l’aire de répartition ait entamé les procédures d’adhésion à la Convention. 
 
Le léopard des neiges est inscrit à l’Annexe I de la CITES depuis 1975 et reçoit ainsi le plus haut niveau de protection de la Convention. Tous les échanges internationaux qui se font principalement à des fins commerciales sont interdits par la CITES qui impose des obligations aux États d’origine, de transit et de destination, témoignant ainsi du fait que l’application de la Convention exige un effort collectif.
 
Au début de cette année, à la 16e session de la Conférence des Parties à la CITES qui a eu lieu à Bangkok, Thaïlande, nos Parties nous ont donné instruction d’apporter un appui supplémentaire aux Parties pour appliquer la Convention, à savoir pour:
 
  • mieux enregistrer l’information sur le braconnage et le commerce illégal des léopards des neiges dans les 12 États de l’aire de répartition;
  • renforcer les législations nationales pour que la CITES soit appliquée avec plus d’efficacité;
  • renforcer les mesures de lutte contre la fraude au niveau national et régional, sachant qu’il est nécessaire d’adopter une approche pluridisciplinaire – et, à cet égard, nous apportons un appui important aux États de l’aire de répartition et aux réseaux régionaux de lutte contre la fraude dans le cadre du Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages, connu sous l’acronyme de ICCWC, une initiative du Secrétariat CITES, d’INTERPOL, de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale des douanes.
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Enfin, nous avons été priés d’aider les États à réduire la demande en améliorant la sensibilisation du public.
 
Toutes ces activités sont largement en cours et nous nous réjouissons de poursuivre notre collaboration avec vous, pour les appliquer.
 
Les menaces pesant sur le léopard des neiges sont nombreuses et variées et la CITES se félicite de l’approche globale adoptée dans le cadre du programme que vous avez devant vous aujourd’hui.
 
Vous pouvez compter sur notre appui plein et entier à l’application de ce programme, dans les limites de notre mandat et de nos ressources. Nous soulignons également que la communauté internationale dans son ensemble vous soutient et nous notons ici la présence de représentants du Programme des Nations Unies pour le développement, de la Convention sur les espèces migratrices, de la Banque mondiale, entre autres, qui expriment tous leur solidarité en vue de faire progresser l’application de votre programme.
 
La CITES a été adoptée en 1973, à Washington, États-Unis, il y a 40 ans. Il est important de réfléchir au texte de fondation de la Convention qui reconnaît que les peuples et les États sont les meilleurs protecteurs de leur propre faune et de leur propre flore.
Nous vous félicitons et nous saluons cette initiative excellente des 12 États de l’aire de répartition et des peuples de ces États. Nous remercions une fois encore le Président et le Gouvernement de la République kyrgyze pour le rôle de premier plan qu’ils ont assumé à cet égard et nous souhaitons que cette réunion soit couronnée de succès.
 
Laissez-moi vous dire à nouveau que nous sommes prêts, en tant que partie à la communauté internationale, à vous aider à appliquer votre programme.
 
Merci une fois encore de m’avoir donné l’occasion de m’adresser à vous aujourd’hui.
 
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