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Commerce de dauphins vivants
Le commerce de dauphins vivants continue d’attirer l’attention
des ONG, du grand public et d’un certain nombre de Parties
à la CITES et de générer des commentaires
très négatifs. Le Secrétariat CITES reçoit
actuellement de nom-breuses demandes le priant d’intervenir
pour qu’il soit mis un terme à ce com-merce.
J’ai déjà fait deux déclarations à
ce sujet – le 30 juillet 2003 et le 5 mars 2004. On peut
les consulter dans les archives
de la CITES conservées sur son site web.
Mes commentaires précédents concernant les dispositions
de la Convention res-tent valables mais aujourd’hui, je
tiens à faire les observations supplémentaires suivantes.
Bon nombre de personnes et d’organisations qui ont contacté
le Secrétariat pour exprimer leurs préoccupations
concernant le commerce de dauphins vivants ont mentionné
le fait qu’aucune exportation ne peut être autorisée
sans qu’un avis de commerce non préjudiciable ait
été émis. C’est effectivement l’un
des princi-pes fondamentaux de la CITES, qui garantit que l’exportation
de spécimens d’une espèce ne nuira pas à
la survie de ses populations dans la nature.
La Conférence des Parties à la CITES a noté
qu’il y a plusieurs manières d’émettre
les avis de commerce non préjudiciable; c’est pourquoi,
en juin de cette année, à sa 14e session, elle a
décidé que ce sujet serait approfondi. Quoi qu’il
en soit, elle ne recommande pas pour le moment de méthode
particulière pour émettre ces avis. Il incombe à
chaque Etat de s’assurer que les exporta-tions n’auront
pas d’effets négatifs sur les populations dans la
nature et de déci-der de la meilleure manière de
parvenir à cette conclusion.
Concernant le commerce de dauphins vivants, le Secrétariat
n’a reçu aucune preuve démontrant qu’un
avis de commerce non préjudiciable n’a pas été
dû-ment émis avant d’autoriser une exportation.
De même, il n’a reçu aucune preuve démontrant
que le commerce actuel ou futur aura des effets négatifs
sur les populations de dauphins. Rien ne justifie donc actuellement
que le Secréta-riat CITES prenne des mesures pour enrayer
ce commerce. Il ne manquerait pas d’agir s’il devait
recevoir des informations indiquant qu’il serait justifié
de le faire.
Willem Wijnstekers
Secrétaire général de la CITES
15 octobre 2007
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