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Des scientifiques se réunissent à Genève pour examiner le commerce
mondial des espèces végétales couvertes par la CITES
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| Premier rang, de gauche à droite: M. Øystein Størkersen, Président du Comité permanent, Mme Margarita África Clemente Muñoz, Présidente du Comité pour les plantes, M. John E. Scanlon, Secrétaire général de la CITES, et des membres du Comité pour les plantes |
Genève – Le Comité pour les plantes de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) s’est réuni à Genève du 18 au 21 avril pour prendre des mesures concrètes afin de mieux protéger les plantes trouvées dans la nature.
A la plus grande session de l’histoire du Comité pour les plantes, les membres du Comité représentant les six régions CITES – Afrique, Amérique centrale et du Sud et Caraïbes, Amérique du Nord, Asie, Europe et Océanie – étaient réunis avec un spécialiste de la nomenclature des plantes et des observateurs de 37 pays, d’institutions scientifiques de pointe, d’organismes intergouvernementaux, du secteur privé et d’organisations non gouvernementales, pour s’accorder sur le meilleur moyen de garantir un commerce international légal, traçable et durable des plantes appréciées pour leur bois, leur intérêt médicinal, ornemental, esthétique et autre.
Les participants se sont montrés très préoccupés par le fait que le commerce international d’un certain nombre d’espèces d’euphorbes, d’aloès, de palmiers, d’orchidées et d’arbres, comme l’afrormosia ou le teck d’Afrique et l’acajou à grandes feuilles, était pratiqué à un niveau non durable. Ils se sont s’accordés sur des recommandations adressées aux pays qui exportent des spécimens de ces espèces, afin de résoudre dans les prochains mois ce problème d’utilisation excessive.
Le Comité s’est demandé quelles espèces de plantes méritaient d’être inscrites aux annexes de la CITES et quels types de leurs produits devraient faire l’objet des contrôles CITES *. Le vaste commerce international de plantes implique que certaines espèces sont menacées d’extinction ou pourraient le devenir si le commerce de leurs spécimens n’était pas soumis à une réglementation stricte pour éviter une utilisation incompatible avec leur survie.
Le Comité a décidé de recommander que la CITES prépare des lignes directrices claires pour la déclaration de la durabilité biologique (l’“avis de commerce non préjudiciable”) faite avant que le commerce de spécimens d’espèces CITES ne soit autorisé. A cet égard, le Comité a préparé des exemples de bonne pratique pour certains groupes de plantes et continue de les améliorer et de préparer des schémas similaires pour d’autres types de plantes.
Le Comité s’est aussi accordé sur la nécessité de renforcer la coopération avec divers autres organismes: l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT), la Convention sur la diversité biologique et sa stratégie mondiale pour la conservation des plantes et la Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services aux écosystèmes (IPBES) créée récemment; il a aussi traité les implications du changement climatique pour l’application de la CITES.
Plusieurs groupes de travail intersessions ont été créés pour approfondir les discussions techniques sur bon nombre de ces sujets; ils soumettront un rapport sur leurs résultats à la 20e session du Comité qui se tiendra en Irlande en mars 2012.

Note aux journalistes: Pour plus d’informations, contacter David Morgan par téléphone: +41-22-917 81 23 ou par courriel:david.morgan@cites.org.
Voir les documents officiels sous http://www.cites.org/fra/com/PC/index.shtml
Voir le rapport de la session sous: http://www.iisd.ca/cites/pc19
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