L’ICCWC dispense une formation spécialisée pour les agents chargés de l’application des lois sur les espèces sauvages. Une collaboration accrue entre les pays d’Afrique et d’Asie est encouragée.

Le Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC) a organisé, à Nairobi, Kenya, les 30 et 31 octobre 2013, un atelier de formation de pointe d’une durée de deux jours qui s’adressait aux agents chargés de l’application des lois sur les espèces sauvages de 21 pays.

La formation a renforcé les compétences des agents chargés de l’application des lois en Afrique et en Asie en matière de lutte contre la criminalité transnationale organisée liée aux espèces sauvages, grâce à l’utilisation d’une large gamme de techniques d’enquête innovantes et spécialisées. Ces agents ont ensuite été exposés à l'utilisation pratique des outils et services mis à leur disposition par les organisations partenaires de l’ICCWC et l’accent a été mis sur l’importance d’une collaboration internationale renforcée pour faciliter les enquêtes pluridisciplinaires et l’application des lois à l’échelle des États des aires de répartition, de transit et de destination et pour cibler les réseaux criminels sophistiqués qui orchestrent la criminalité transnationale organisée liée aux espèces sauvages dans le but de traduire les "parrains" de ces réseaux en justice.

M. John Scanlon, Secrétaire général de la CITES, a rappelé que: "le but de l’ICCWC est d’apporter un appui coordonné aux agences nationales chargées de l’application des lois sur les espèces sauvages ainsi qu’aux réseaux régionaux et sous‑régionaux qui luttent au quotidien contre le commerce illégal des espèces sauvages". M. Scanlon a ajouté: "il est crucial que tous les outils disponibles tels que les canaux de communication et bases de données sécurisés fournis par l’OIPC-INTERPOL et l’Organisation mondiale des douanes, ainsi que les techniques d’enquête spécialisées telles que les livraisons surveillées, les actions contre le blanchiment d’argent et les outils de recouvrement des avoirs et d’établissement des profils de risque, soient utilisés dans la plus large mesure possible dans la lutte contre le commerce illégal des espèces sauvages."

M. Bonaventure Ebayi, Directeur de l’Équipe spéciale de l’Accord de Lusaka, a déclaré pour sa part: "Je me félicite de cette formation apportée aux participants sur le recueil, la gestion et l’analyse des renseignements ainsi que sur les techniques d’interrogation, les meilleures pratiques opérationnelles et la planification opérationnelle. Avec ces nouvelles connaissances, les agents chargés de l’application des lois sur les espèces sauvages seront mieux armés pour lutter plus efficacement contre la criminalité liée aux espèces sauvages, un défi mondial qui ne cesse de prendre de l’ampleur." Il a imploré les participants, entre autres, d’échanger leurs connaissances et leur expérience durant la formation, puis de partager ces connaissances avec leurs homologues au niveau national à leur retour dans leurs pays respectifs.

L’atelier a réuni les autorités douanières, policières et chargées de l’application des lois sur les espèces sauvages de l’Afrique du Sud, du Botswana, du Burundi, de la Chine, du Congo, de l’Éthiopie, du Ghana, de l’Indonésie, du Kenya, du Libéria, de la Malaisie, du Malawi, du Mozambique, du Népal, de l’Ouganda, des Philippines, de la République tchèque, de la République‑Unie de Tanzanie, de la Thaïlande, du Viet Nam et de la Zambie ainsi que les représentants de l’Équipe spéciale de l’Accord de Lusaka, du Groupe national inter‑agences de coordination CITES pour la lutte contre la fraude en Chine, du Réseau de lutte contre la fraude relative aux espèces sauvages de l’Association des Nations de l’Asie du Sud‑Est (ASEAN‑WEN) et du Groupe d’application de la règlementation de la Commission européenne.

Cette activité était coordonnée par le Secrétariat CITES, en collaboration étroite avec les partenaires de l’ICCWC [l’OIPC-INTERPOL, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la Banque mondiale et l’Organisation mondiale des douanes (OMD)] et l’Équipe spéciale de l’Accord de Lusaka.

Cette activité a pu avoir lieu grâce au financement généreux fourni à l’ICCWC par le gouvernement de la Suède.