Le Secrétariat de la CITES accueille favorablement la Déclaration de Londres sur le commerce illégal des espèces sauvages


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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Des représentants de haut niveau de 46 pays adoptent par acclamation la Déclaration de
Londres sur le commerce illégal des espèces sauvages

Genève, le 14 février 2014 - la Conférence de Londres sur le commerce illégal des espèces sauvages, accueillie les 12 et 13 février par le Gouvernement du Royaume-Uni et la famille royale britannique, a réuni à Londres des représentants de haut niveau de 46 pays et 11 organisations internationales afin de renforcer l’engagement politique de haut niveau dans les actions de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages.

Aux côtés de SAR le Prince Charles, le Prince William et le Prince Harry, le Secrétaire britannique des Affaires étrangères M. William Hague a déclaré à l’ouverture de la Conférence : « Il n’est pas exagéré de dire que nous sommes confrontés à une crise sans précédent : des dizaines de milliers d’éléphants ont été tués l’année dernière, plus d’un millier rhinocéros sont morts en raison du braconnage et du trafic, et les tigres, ainsi que beaucoup d’autres espèces, sont de plus en plus fortement menacés. Mais ce n’est pas seulement une crise environnementale. Il s’agit maintenant d’une industrie criminelle mondiale, au même titre que les trafics de drogue, d’armes et d’êtres humains ».

CITES Secretary General John E. Scanlon < /br> The London Conference on the Illegal Trade in Wildlife 2014
John Scanlon, Secrétaire général

M. Hague a ajouté : « Nous reconnaissons que la CITES est une arme fantastique dans la lutte contre le commerce illégal des espèces sauvages. Elle est le seul organisme qui rassemble l’ensemble de la communauté internationale sur cette question. Sa force réside dans son caractère universel ».

Le Prince Charles a déclaré aux délégués : « Aujourd’hui, vous empruntez une voie nouvelle en vous réunissant et en vous engageant - à des niveaux élevés jamais atteints à ce jour lors d’une conférence sur ce sujet - à prendre des mesures urgentes pour mettre un terme à ce commerce illicite, qui est devenu une grave menace, non seulement pour la faune et les personnes qui les protègent, mais aussi pour la sécurité des nations ».

Les dirigeants politiques, dont les présidents du Botswana, du Tchad, du Gabon et de la République de Tanzanie, ont reconnu l’ampleur du commerce illégal des espèces sauvages ainsi que ses conséquences néfastes sur les plans économiques, sociaux et environnementaux.

Les 46 pays représentés à la Conférence ont adopté par acclamation la Déclaration de Londres, appelant à de nouvelles mesures pour éradiquer les marchés des produits illégaux issus des espèces sauvages, prendre des mesures juridiques dissuasives efficaces, renforcer la lutte contre la fraude et soutenir les moyens d’existence durables. Ils ont alloué davantage de ressources à la mise en œuvre de ces mesures, ainsi qu’à l’évaluation des progrès accomplis dans la réalisation de ces engagements politiques au cours des douze prochains mois et au-delà.

Le Secrétaire général de la CITES, M. John E. Scanlon, s’adressant à la Conférence, a souligné que les traits humains tels que la cupidité, l’ignorance et l’indifférence conduisaient au commerce illégal des espèces sauvages. Il a souligné l’approche collaborative adoptée par la CITES, en mettant l’accent sur la façon dont les Parties pourraient collaborer à travers les États d’origine, de transit et de destination afin de résoudre les problèmes plutôt que de rechercher une responsabilité unique. « Les bénéfices d’un travail commun constructif et pragmatique sont apparus de manière évidente au début de la semaine avec la publication des résultats de l’Opération Cobra II, une opération collaborative très fructueuse menée par 28 États d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Nord » a déclaré M. Scanlon.

« Nous savons ce qui doit être fait - comme cela apparaît dans les décisions prises par la CITES et par divers autres forums. Nous nous félicitons de la Déclaration de Londres et du niveau d’engagement politique qui est évident ici à Londres. L’élan supplémentaire généré par cette réunion, associé à l’esprit de collaboration pour la lutte contre le commerce illégal des espèces sauvages, nous donne l’espoir d’être en mesure d’inverser les inquiétantes tendances actuelles », a ajouté M. Scanlon.

Le Botswana a annoncé qu’il tiendra en 2015 une réunion de suivi de haut niveau pour discuter des progrès dans la lutte contre le commerce illégal des espèces sauvages.

Informations générales sur le trafic des espèces sauvages

Les niveaux de braconnage ont augmenté dans toutes les sous-régions africaines, l'Afrique centrale continuant à afficher les plus hauts niveaux d'abattage illégal d’éléphants de toutes les sous-régions d’Afrique ou d’Asie. Les gardes travaillant en première ligne ne sont bien souvent pas en mesure de faire face à ces attaques. La criminalité liée aux espèces sauvages est devenue une menace sérieuse pour la sécurité, la stabilité politique, l'économie, les ressources naturelles et le patrimoine culturel de nombreux pays. L'ampleur de la réponse nécessaire pour lutter efficacement contre cette menace dépasse souvent la seule compétence des agences de lutte contre la fraude liées aux espèces sauvages et à l’environnement, ou même d'un pays ou d'une région.

De plus amples informations sur la Conférence :

En savoir plus sur la criminalité liée aux espèces sauvages :

Le Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC)

  • Lors de la Conférence des Parties à la CITES, l’ICCWC a également organisé une table ronde ministérielle pour débattre de la criminalité liée aux espèces sauvages. Le rapport est disponible ici.

Les Nations Unies et la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages

Le Secrétariat de la CITES et la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages

Note aux rédacteurs : Pour plus d’informations, contacter Juan Carlos Vasquez par téléphone au +41 22 917 8156 ou par courriel juan.vasquez@cites.org.

Au sujet de la CITES

Avec 179 États membres, la CITES reste l’un des instruments les plus puissants au monde pour la conservation de la biodiversité par la réglementation du commerce de la faune et de la flore sauvages. Des milliers d’espèces font l’objet d’un commerce international et sont utilisées par l’homme dans sa vie quotidienne pour se nourrir, se loger, se soigner, ainsi que pour l’écotourisme, les cosmétiques ou la mode.

La CITES règlemente le commerce international de près de 35 000 espèces de plantes et d’animaux, y compris de leurs parties et produits, assurant leur survie dans la nature au bénéfice tant des populations locales qui conservent ainsi leurs moyens de subsistance que de l’environnement mondial. Le système de permis CITES a pour but de veiller à ce que le commerce international des espèces inscrites aux annexes CITES soit durable, légal et traçable.

La CITES a été adoptée à Washington D.C. le 3 mars 1973.

Pour en savoir plus sur la CITES, consulter www.cites.org ou les pages suivantes :

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