Notification aux Parties

No 1999/11 Genève, le 29 janvier 1999

CONCERNE:

Surveillance continue du braconnage des éléphants

1. Dans le cadre de la surveillance continue du braconnage des éléphants, le Secrétariat a reçu des rapports confirmés, et d'autres non confirmés, de cas fréquents de braconnage au Tchad. Il note avec un profond regret que des garde-faune tchadiens ont été tués dans l'exercice de leur mission de lutte contre le braconnage.

2. Les rapports confirmés signalent l'utilisation de fusils automatiques et de mitrailleuses mais aussi de lances. Les moyens de transport utilisés par les braconniers vont du cheval et du chameau au véhicule militaire 4x4. Dans chaque cas confirmé, les défenses avaient été enlevées. Le prélèvement d'autres parties du corps et de la viande est courant. Parmi les personnes suspectées, il y a des militaires, des fermiers et des nomades.

3. Le Secrétariat invite toutes les Parties, en particulier celles voisines du Tchad, à attirer l'attention de leurs service de lutte contre la fraude sur ces activités criminelles au Tchad et à leur demander d'être vigilants afin que des produits de l'éléphant, notamment l'ivoire, ne soient pas passés en fraude. L'organe de gestion du Tchad a renvoyé des formulaires faisant office de rapport national sur la chasse illicite aux éléphants dans lesquels il signale que des éléments de preuve, notamment balistiques, ont été trouvés sur les lieux du braconnage. Ces informations pourraient être importantes pour les pays voisins si des personnes franchissant la frontière étaient découvertes en possession d'armes à feu.

4. Le Secrétariat rappelle aux Etats de l'aire de répartition de l'éléphant sa notification aux Parties no 1998/30 relative aux formulaires faisant office de rapport national sur la chasse illicite aux éléphants. Au 31 décembre 1998, trois Etats seulement avaient répondu à cette demande d'informations.