No. 2003/072
Genève, le 12 novembre 2003

Notification aux Parties

CONCERNE:

Relations entre les établissements d’élevage ex situ et la conservation in situ

1. La décision 11.102 (Rev. CoP12) s’adresse au Comité pour les animaux:

Le Comité pour les animaux continuera d'examiner les questions complexes liées à l'origine du cheptel souche et à la relation entre les établissements d'élevage ex situ et la conservation in situ de l'espèce et, en collaboration avec le Comité pour les plantes, l'American Zoo and Aquarium Association (AZAA), l'European Association of Zoos and Aquaria (EAZA) et la World Association of Zoos and Aquariums (WAZA), déterminera les stratégies et autres mécanismes possibles permettant aux établissements d'élevage ex situ enregistrés de contribuer à améliorer le rétablissement ou la conservation de l'espèce dans les pays d'origine, et fera rapport sur ses conclusions à la 13e session de la conférence des Parties.

2. Le 19 décembre 2001, le Secrétariat a envoyé aux Parties la notification no 2001/91 invitant toutes les Parties et les organisations à fournir des informations sur les relations entre les systèmes de production ex situ et les programmes de conservation in situ concernant les espèces inscrites aux annexes de la CITES. Le Secrétariat a signalé au Comité pour les animaux qu’il avait reçu peu de réponses à sa notification (voir document AC18 Doc. 10).

3. Le Comité pour les animaux a abordé la question à sa 19e session (Genève, août 2003; voir documents AC19 Doc. 11.2 et AC19 WG2 Doc. 1). La présente notification a été préparée avec le groupe de travail établi par le Comité pour les animaux pour examiner les relations entre les établissements d’élevage ex situ et la conservation in situ des espèces CITES.

4. Les Parties et les organisations sont invitées à fournir des informations sur des études de cas concernant les relations entre les établissements d’élevage ex situ et la conservation in situ des espèces CITES ; ces informations seront compilées et analysées par le groupe de travail du Comité pour les animaux.

5. Les études de cas devraient être envoyées au Secrétariat CITES au plus tard le 15 décembre 2003. Un mode de présentation des informations est suggéré dans l’annexe à la présente notification.

6. Les informations reçues seront communiquées au Comité pour les animaux pour l’aider à mettre en œuvre la décision 11.102 (Rev. CoP12) et à préparer son rapport à la 13e session de la Conférence des Parties.


Annexe

Etudes de cas concernant les relations entre les établissements
d’élevage ex situ et la conservation in situ des espèces CITES

1. Auteur

2. Espèce

3. Annexe CITES

4. Répartition géographique

5. Taille de la population sauvage (si possible globale et par Etat de l’aire de répartition)

6. Statut de conservation (cf. la « Liste rouge des espèces menacées » de l’UICN et les informations sur le statut de conservation au niveau national)

7. Tendance des populations dans la nature (en augmentation, en déclin, stable, inconnue ; globale et par Etat de l’aire de répartition)

8. S’il y a lieu: informations sur les programmes de conservation in situ pour l’espèce (y compris nature et lieu de réalisation du programme)

9. Pour chaque établissement d’élevage ex situ faisant l’objet de cette étude:

a) Nom

b) Lieu

c) Année de création

d) Numéro d’enregistrement CITES (s’il y a lieu)

e) Type d’établissement (commercial enregistré ou non enregistré; non commercial)

f) Principaux produits de l’établissement d’élevage (animaux vivants, peaux, viande, etc.)

g) Origine du cheptel souche (si elle est connue)

h) Nombre d’individus produits chaque année.

10. Comment les établissements d’élevage ex situ contribuent-ils au rétablissement in situ et/ou à la conservation de l’espèce? Par exemple:

a) Des animaux vivants d’établissements ex situ ont-ils été réintroduits dans la nature?

Si oui: – Quand, combien et où? Provenant de quels établissements?

– Les « Lignes directrices de l’UICN relatives aux réintroductions » ont-elles été suivies?

– Un programme de suivi est-il en place pour surveiller les réintroductions?

– Des informations de tels programmes ont-elles été analysées et publiées?

– Les effets des réintroductions ont-ils été quantifiés ou qualifiés?

b) Des établissements d’élevage ex situ ont-ils soutenu d’autres manières la conservation in situ des espèces qu’ils élèvent?

Si oui: – Un appui financier a-t-il été fourni? Par quels établissements?

– Un autre type d’appui a-t-il été fourni? Par quels établissements?

– Quand et où l’appui a-t-il été fourni?

– Quels ont été les effets de cet appui?

c) Des établissements d’élevage ex situ ont-ils été impliqués dans la sensibilisation à la conservation des espèces dans leur pays d’origine, ou dans le pays où ces établissements sont établis? Dans l’affirmative, donner des détails.

d) Des établissements d’élevage ex situ ont-ils contribué d’autres manières à la conservation in situ des espèces qu’ils élèvent?

11. Comment la conservation in situ d’espèces CITES est-elle ou peut-elle être améliorée par les établissements qui élèvent ces espèces ex situ? Par exemple:

a) Existe-t-il des programmes spécifiques de rétablissement ou de conservation pour des espèces CITES élevées ex situ?

b) Ces programmes ont-ils reçu un appui d’établissements d’élevage ex situ? Dans l’affirmative, donner des détails et une évaluation de l’efficacité de l’appui fourni.

c) Ces programmes de rétablissement ou de conservation bénéficient-ils d’un meilleur appui de la part des établissements d’élevage ex situ? Dans l’affirmative, sous quelle forme?