MINUTES TELECONFERENCE CALL MIKE CENTRAL AFRICA,


MINUTES DE LA TELECONFERENCE DU 13 OCTOBRE 2000
SUR LE PROJET PILOTE DE MIKE EN AFRIQUE CENTRALE

PARTICIPANTS

Jim Armstrong (Secrétariat CITES) = JA, Richard Ruggiero (USFWS) = RR, John Hart (WCS) = JH, Rene Beyers (WCS) = RB

SUJETS DISCUTES

1. Ordre du jour
2. Formulaires pour les rapports; cybertracker; communication des données
3. Protocole d'étude et analyse des données
4. Procédure pour les rapports à la CITES
5. Mise à jour régionale et mondiale de MIKE; GTC; financement

1. ORDRE DU JOUR

Un ordre du jour provisoire sera préparé, envoyé et approuvé avant chaque téléconférence.

2. FORMULAIRES POUR LES RAPPORTS

JH et RB proposent d'adopter les formulaires et les protocoles élaborés pour la CITES comme formulaires standard pour les rapports; des formulaires destinés à réunir des données dans chaque site seront adaptés aux formulaires standard.

Le personnel de terrain enregistre les données de différentes manières et en utilisant différents matériels – carnets imperméabilisés et cybertracker, par exemple. Dans certains sites, des programmes de suivi disposent déjà de formulaires pour le terrain, qui, souvent, peuvent être modifiés pour répondre aux besoins de MIKE. Les formulaires MIKE officiels peuvent ensuite être utilisés comme masques et adaptés aux conditions particulières du site pour garantir que tous les besoins de MIKE sont couverts.

Par ailleurs, divers formulaires pour les patrouilles sont disponibles aux différents sites et tiennent compte des différents types de patrouilles qui ne sont pas représentés dans les formulaires MIKE actuels (points de contrôle fixes, unités mobiles, patrouilles de reconnaissance, etc.).

Il serait très difficile d'imposer les formulaires MIKE aux systèmes en place mais ces formulaires représentent les données tirées des formulaires propres à chaque site.

CYBERTRACKER

JA a rencontré Conservation International (CI) et Louis Liebenberg le mois dernier lors de l'Assemblée générale de l'UICN. CI est très intéressé à financer certaines parties de MIKE et à soutenir la création du logiciel cybertracker. De son côté, la CITES prépare pour MIKE en Afrique australe l'outil qu'est le cybertracker.

Le Secrétariat propose de charger les concepteurs du cybertracker d'en faire un logiciel global pour MIKE (forêt et savane). Cependant, il serait souhaitable de disposer d'un informaticien à plein temps pour installer le logiciel dans chaque site et résoudre les problèmes informatiques. La tenue d'une petite réunion en 2001 est proposée pour envisager l'utilisation du cybertracker comme outil permettant de réunir les données pour MIKE.

Le cybertracker est actuellement utilisé par MIKE Afrique centrale (MIKE AC) à Odzala; RB a adapté le logiciel pour les transects de reconnaissance MIKE.

Observations préliminaires:

  • A Odzala, on utilise le cybertracker pour les transects de reconnaissance, en y adjoignant une sauvegarde sur papier. L'envoi d'équipes de terrain est très coûteux et l'on estime que les sauvegardes sur papier restent nécessaires en cas de problème technique du cybertracker. Si tout va bien, l'entrée des données au retour à la base sera bien plus rapide avec le cybertracker que par transcription manuelle.
  • Actuellement, le cybertracker pourrait ne pas convenir sur certains sites où la capacité d'utiliser ce type de technologie est faible (Garamba, par exemple).
  • Le cybertracker sera le plus utilisé dans les études au sol mais on pourrait en tester l'utilisation pour les études aériennes.

RB procédera à une première évaluation du cybertracker pour les études au sol à Odzala durant l'atelier qui s'y tiendra du 25 au 30 novembre. Il fournira par la suite un rapport à la CITES et au USFWS. Ce rapport pourrait être suivi d'un court séminaire.

COMMUNICATION DES DONNEES

La question s'est posée de savoir s'il faut utiliser un tableur ou une base de données (MS Access, par exemple) pour fournir les données au Secrétariat. La base de données présente plusieurs avantages par rapport au tableur (utilisation plus simple, formation des utilisateurs plus facile, têtes de rubriques entrées une seule fois, possibilité de valider l'entrée des données).

Il serait utile de connaître la stratégie en matière de base de données pour l'unité centrale de MIKE afin qu'une base de données pour l'Afrique centrale soit facilement intégrée. JA précise que la structure et les liens de la base de données sont expliqués dans le module de l'UICN préparé par des consultants en statistique de l'Université de Reading. RB préparera une structure de base de données spécialement conçue pour l'Afrique centrale, la testera avec des données réelles et en enverra une copie au Secrétariat CITES.

Les membres du personnel travaillant actuellement pour MIKE en Afrique centrale seront autant que possible formés à l'utilisation de la base de données. Cependant, JH note que leurs connaissances en informatique sont très variables, voire nulles. Il est donc probable que tous ne seront pas à même d'utiliser la base de données après la formation.

3. PROTOCOLE D'ETUDE ET ANALYSE DES DONNEES

MIKE suit plusieurs démarches pour le protocole d'étude. Des transects de reconnaissance ont été placés systématiquement dans les sites pilotes et les données seront analysées au début de 2001 en collaboration avec le groupe de statistique de St Andrews (sous la supervision du professeur Buckland). Cette manière de faire étant coûteuse, MIKE AC la comparera à d'autres méthodes moins coûteuses mais comportant des erreurs systématiques (reconnaissance pure, etc.), telles que celle conduite par Ecofac et d'autres, pour voir si le protocole de MIKE peut être utilisé pour quantifier cette dernière. On ne pourra tirer de conclusions qu'après analyse.

L'emplacement des études sur le terrain dans la région sera décidé ultérieurement.

JA indique que toute modification suggérée pour les modules MIKE suite à l'expérience acquise avec le projet pilote en Afrique centrale devrait être soumise au Secrétariat pour examen et évaluation indépendante par le Groupe technique consultatif (GTC) général de MIKE. Toute nouvelle méthodologie mise au point en Afrique centrale devrait intéresser les autres régions, notamment l'Afrique de l'Ouest et l'Asie du Sud-Est.

4. PROCEDURE POUR LES RAPPORTS A LA CITES

Les deux premiers rapports trimestriels de MIKE AC à la CITES et au USFWS seront bientôt placés sur Internet.

Tous les rapports ultérieurs seront envoyés au USFWS et à la CITES pour approbation avant une plus large diffusion.

JA demande que MIKE AC fournisse au Secrétariat les documents/rapports traduits en français afin qu'ils soient placés sur Internet.

5. MISE A JOUR REGIONALE ET MONDIALE DE MIKE (JA)

  • Les pays de l'Afrique australe ont honoré leur engagement d'utiliser l'argent obtenu par la vente aux enchères d'ivoire pour établir MIKE en Afrique australe. Lors de leur atelier récent en Afrique du Sud, ils ont pris en charge la participation de délégués de deux autres pays de la région – le Mozambique et la Zambie.
  • Les membres du GTC mondial ont été nommés par le sous-groupe sur MIKE; ils seront bientôt priés de fournir des évaluations des protocoles MIKE. Leur première tâche sera d'évaluer les formulaires et protocoles prévus pour la savane en tenant compte des commentaires de l'Afrique australe. Le GTC se réunira au début de 2001 sur cette question. Le WWF-US a manifesté son intérêt à appuyer le travail du GTC.
  • Financement: l'Union européenne a accepté le principe d'une ligne budgétaire pour financer MIKE. Le montant prévu est passé de 2 millions à 2,4 millions d'euros pour 18 mois, ce qui devrait permettre à la CITES de rendre MIKE opérationnel en Afrique au début de 2001. Les résultats du programme en Afrique seront disponibles pour la prochaine CdP. L'UE confirmera ce financement dans la semaine du 30 octobre. Le Secrétariat recherche actuellement les fonds (1 million d'euros) requis de lui en tant que partenaire, par le programme de financement de l'UE.

Le Secrétariat ne recherchera pas dans l'immédiat un éventuel financement dans le cadre du programme de financement de l'UE, le Fonds européen de développement (FED), car ce mécanisme de financement pose de nombreuses difficultés politiques et structurelles. Si l'UE approuve la demande de fonds intermédiaire, le Secrétariat et l'UE se réuniront en mars prochain pour aborder diverses question touchant au FED. Si celles-ci peuvent être résolues, l'on espère qu'une proposition de financement à long terme pour MIKE sera élaborée et approuvée en 2001, à temps pour faire rapport à la CdP12.

A Nairobi, à la dernière CdP, le gouvernement belge a annoncé son engagement d'appuyer MIKE financièrement. Le Secrétariat discute actuellement le montant qui sera versé et le domaine où la Belgique souhaite que les fonds soient utilisés.

Conservation International a également manifesté un vif intérêt à financer MIKE, en particulier en Afrique de l'Ouest, où les fonds seront reliés au financement par le Fonds pour l’environnement mondial/Banque mondiale.

JA souligne que dans le cadre du financement de l'UE, MIKE requiert un engagement "en nature" des gouvernements avant que les fonds de subventions soient dépensés.

Les participants conviennent qu'il est très important que les Etats de l'Afrique centrale aient pris des mesures en ce sens en vue de la phase suivante. La réunion du WWF-Afrique centrale sur les stratégies relatives à l'éléphant, qui aura lieu cette année ou au début de l'an prochain, sera l'occasion pour les sept pays de l'Afrique centrale de mieux communiquer avec MIKE et la CITES et de participer à la discussion générale.

Il est crucial de faire participer étroitement et directement le Comité directeur et les cadres chargés des éléphants au développement de MIKE ces prochains mois.

Le Comité directeur de MIKE AC se réunira au début du mois de novembre; JH demande si les minutes de la téléconférence pourraient être envoyées aux membres du Comité. JA déclare que le Secrétariat prône une communication pleine et transparente avec tous les gouvernements et les ONG partenaires dans MIKE. Cependant, il met en garde contre les espoirs et les attentes qui seraient placés en MIKE avant que les fonds de l'UE soient obtenus.

Le Secrétariat explique que pour que MIKE fonctionne mondialement, et pour obtenir des résultats utiles au niveau de l'Afrique et de l'Asie, il est essentiel qu'il revête la forme d'un programme cohérent unique, de sorte que les fonds ne soient pas dispersés vers différents programmes nationaux ou locaux.

6. PROCHAINE TELECONFERENCE

Il est proposé que la prochaine téléconférence ait lieu le 17 novembre 2000 à 14 heures GMT.