SEMINAIRE SUR LA MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME DE SUIVI A LONG TERME DE


ATELIER SUR LA MISE EN ŒUVRE DU SYSTEME DE SUIVI A LONG TERME DE
LA CHASSE ILLICITE A L'ELEPHANT (MIKE) EN AFRIQUE CENTRALE

LIBREVILLE, GABON

10-12 juillet 2001

TABLE DE MATIERES

  1. COMPTE-RENDU
  2. PRINCIPALES DECISIONS CONCERNANT LA MISE EN PLACE DE LA PROCHAINE PHASE DE MIKE EN AFRIQUE CENTRALE
  3. PARTICIPANTS
  4. ANNEXES

 

  1. COMPTE-RENDU

Mardi 10 juillet 2001

Ouverture et allocution de bienvenue

L'atelier s'ouvre sur l'allocution de bienvenue de M. Hunter, directeur désigné de MIKE. M. Hunter présente ses collègues venus participer à cet atelier, dont le but est d’évaluer le projet MIKE en Afrique centrale à la fin de la phase pilote et de décider avec les coordonnateurs nationaux des étapes suivantes de MIKE dans la sous-région.

M. Owele Alponse, représentant du ministre des eaux et forêts, souhaite la bienvenue aux participants et fait l'historique du programme MIKE, rappelant que MIKE a été mis sur pied à Harare en 1997, que deux ans plus tard une méthodologie a été établie à Yaoundé, et qu'en 1999, le projet pilote MIKE a été lancé à Libreville. Il note que le projet, bénéficiant du plein appui du Gouvernement gabonais, est en place depuis plus de 24 mois et que ses résultats sont prometteurs. Sur ces considérations, il déclare l'atelier ouvert.

M. Hunter présente le programme de l'atelier (voir Annexe 1).

Rapport et évaluation du projet pilote MIKE en Afrique centrale

M. Hart présente son rapport d’évaluation du projet pilote MIKE en Afrique centrale.

  • Le premier rapport technique présente les résultats et les éléments d’évaluation de la phase pilote. Le premier problème qui s’est posé durant le projet pilote a été le choix des sites d’étude. L'on a envisagé deux systèmes d’étude:
  1. les programmes d’échantillonnage "extensif"
  2. les sites d’échantillonnage "intensif"

La priorité pour chaque pays est de mieux connaître les zones de répartition de ses populations d’éléphants. Cela étant, MIKE ne peut pas être limité aux seuls sites connus; il faut tenir compte des aires protégées aussi bien que des aires non protégées.

  • Le deuxième rapport technique pose la question de la meilleure méthodologie à adopter. Les démarches suivantes sont présentées:
  1. Quadrillages de reconnaissance et transects
  2. Comptage des excréments.

Les cycles d’études doivent avoir lieu à neuf mois d'intervalle pendant 2 ans.

  • Le troisième rapport technique traite les problèmes de suivi de l'application de la loi (LEM) (lutte anti-braconnage).

Les principales conclusions de ce rapport sont les suivantes:

  1. Paramètres du LEM: mesure de la lutte contre le braconnage; indicateurs des activités illicites; résultats de la lutte anti-braconnage (arrestations, saisies, etc.);
  2. Formation indispensable des chefs de patrouilles; et
  3. Importance de la collecte d’informations. Le problème est d’amener les populations locales à donner des informations.
  • Le quatrième rapport technique commente la problématique de la gestion de l’information. En d’autres termes, comment relier les informations collectées sur le site aux informations régionales. On peut conclure ici que les problèmes de communication et d'utilisation des informations pourraient, dans un premier temps, être traités sur les sites mais ils devraient aussi être abordés aux niveaux national et régional.
  • Le cinquième rapport technique commente la formation pour le projet pilote. Celle-ci comporte les trois grands volets suivants:

1. Les méthodes d’étude

2. Le suivi de l'application de la loi (LEM)

3. La gestion des informations et la banque des données

  • Le présentateur termine par un sixième exposé traitant de la gestion de MIKE au niveau national. Cette gestion doit être axée sur les objectifs "SMART" (Spécifiques, Mesurables, Accessibles, Réalisables, limités dans le Temps). Elle doit se faire par étapes:

1. Etablir les objectifs

2. Etablir un plan de travail

3. Etablir les objectifs SMART pour chaque membre du personnel

4. Créer un plan de développement (renforcement des capacités).

La discussion sur cet exposé commence par une question de M. Engonga, qui souhaite savoir combien de kilomètres l’équipe a couvert sans transect fixe. M. Hart répond que le transect de reconnaissance peut varier en longueur. Le travail s'est fait sur une distance de 5 km (4 km de reconnaissance et 1 km de transect).

M. Etoga demande les chiffres que les participants pourraient présenter à leurs gouvernements (densités et carcasses). M. Hart le renvoie aux diagrammes de sa présentation électronique et précise que ces chiffres seront bientôt disponibles.

M. Hunter déclare que des chiffres à soumettre aux gouvernements sont nécessaires mais que le principal objectif du projet pilote est d’établir et de tester la méthodologie.

M. Mouncharou estime que ne parler que des éléphants poserait un problème. Il est important de nouer des partenariats afin qu'il y ait des sites où le travail se fera sur un front plus large. De plus, plusieurs informations concernant la gestion des éléphants sont pertinentes. M. Luhunu est d'avis que l’implication gouvernementale dans la phase pilote a facilité le programme de lutte anti-braconnage. M. Hart déclare que le LEM pourrait être critiqué du fait de ses implications politiques et régionales. La collaboration avec les gouvernements devrait être renforcée à ce niveau.

Historique et objectifs de MIKE (ce que MIKE peut faire et ne peut pas faire)

MM. Hunter et Lindeque font un historique détaillé sur MIKE – la sélection des sites, la communication des informations, la structure et la coordination du programme, et l’ensemble des informations requises.

Les questions suivantes sont posées après la présentation:

M. Mouncharou souhaite savoir si le LEM prendra en charge la lutte anti-braconnage. M. Hunter répond que la priorité de MIKE est d’appuyer la gestion des informations d’une façon harmonisée avec la lutte anti-braconnage, et que MIKE ne soutient pas directement la lutte anti-braconnage. M. Lindeque explique que MIKE n'a pas été conçu pour cela et qu'il est très peu probable que des fonds suffisants soient obtenus à cet effet; il ajoute qu'il est primordial que MIKE fournisse des informations pour aider à mettre en place une stratégie de lutte anti-braconnage qui devrait permettre de convaincre d’autres partenaires à appuyer les programmes.

M. Etoga pose une question sur la gestion des informations. M. Hunter répond que MIKE a pour but de trouver la meilleure technique de collecte d’informations afin d’aider les gouvernements à mieux gérer les éléphants.

M. Luhunu demande ce qu’est le Comité directeur sous-régional de MIKE (SSG). La réponse sera donnée le lendemain.

M. Mamfoumbi suggère que la responsabilité du choix des sites incombe à chaque pays. Il fait observer que les sites sélectionnés se trouvent tous dans des aires protégées et qu'il conviendrait de prévoir des études également dans les zones non-protégées. M. Hunter répond que chaque pays doit être impliqué dans le choix des sites et que le LEM peut avoir des sites autres que ceux où a lieu le suivi des populations d’éléphants. Il mentionne en particulier les études sur les populations d’éléphants qui traversent les frontières internationales.

M. Mouncharou déclare que le travail de base devrait être terminé sur un site de façon à pouvoir être utilisé dans la problématique de la gestion des éléphants dans d’autres sites. M. Hunter explique que le travail de MIKE sera basé dans la sous-région; les pays participants doivent choisir les membres du SSG. Il souligne le rôle important des gouvernements au plan national – les ONG jouant, quant à elles, un rôle important au niveau des sites.

M. Hart estime que les ONG devraient jouer un rôle d’appui dans les activités de gestion des informations au niveau national, tout comme elles aident à la gestion au niveau des sites. Quoi qu'il en soit, cet engagement n’est pas encore très visible.

M. Engonga demande les raisons de l'absence de la délégation du Tchad. M. Hunter répond qu'elle est due à des difficultés logistiques; il indique que le Tchad participera au programme.

M. Ossinga, représentant des ONG au Gabon, demande comment les ONG seront impliquées dans MIKE. M. Hunter répond que MIKE laisse aux gouvernements toute latitude pour définir comment les ONG y seront intégrées. M. Hart relève le rôle actif joué par les ONG dans la phase pilote de MIKE et il espère que cela continuera.

M. Luhunu déplore l’absence de sites en Guinée équatoriale. Ce problème sera résolu lors du présent atelier car le Secrétariat CITES a insisté pour que chaque pays ait au moins un site.

M. Etoga demande quel est le niveau d’implication des différents partenaires dans l’analyse des données. M. Hunter estime que les systèmes doivent être semblables pour faciliter l’analyse des données.

M. Engonga voudrait connaître la date de mise en œuvre possible de MIKE. M. Hunter estime que se sera probablement novembre 2002. M. Lindeque déclare que MIKE est un projet très ambitieux qui nécessite des fonds importants. Le Secrétariat dispose de moyens financiers pour obtenir des résultats dans les 18 prochains mois, à condition que les divers acteurs soient actifs sur les sites en utilisant les moyens à leur disposition.

M. Engonga souligne que dans son pays (la Guinée équatoriale) les données sont dépassées et le site inaccessible. M. Lindeque répond que la méthode d’étude adoptée doit être standard et applicable à tous les sites. Quelles que soient les difficultés, il faut obtenir une estimation de la population d’éléphants de chaque site MIKE au moins tous les deux ans.

M. Mamfoumbi revient sur la question du financement de la phase d’application, demandant si elle a commencé sans un accord de financement avec l’Union européenne et s'il ne serait pas préférable d’attendre cet accord afin d'éviter des difficultés. M. Hunter répond qu’il vaut mieux aller de l'avant et rechercher des fonds plus tard, sinon l'on perdrait trop de temps.

Pour conclure, M. Lindeque déclare que le Secrétariat CITES compte sur l’appui et l’engagement des participants dans ce projet car ils en seront les principaux bénéficiaires.

Mercredi 11 juillet 2001

Patrouilles sur le terrain et rapports; collecte des informations sur les irrégularités, les infractions, le braconnage et autres incidents

MM. Hunter et Lindeque présentent les différents rapports (rapport sur les carcasses; rapport mensuel; rapport annuel; rapport LEM) et font un exposé sur les patrouilles, les estimations des populations d’éléphants de forêt, et la collecte des informations sur les irrégularités, les infractions, le braconnage et autres incidents.

Les conclusions suivantes se dégagent du débat sur ces présentations:

  • Les formulaires pour les rapports mensuels et trimestriels seront harmonisés pour en faciliter l'exploitation.
  • Il est très important d'élaborer un système standard pour avoir un enregistrement précis des informations.
  • La formation des équipes est très importante, de même que la responsabilisation des acteurs à tous les niveaux.
  • En ce qui concerne le traitement des informations, les matériels et les logiciels seront normalisés afin de limiter les problèmes et le rapport final résumant toutes les informations sera envoyé à la hiérarchie et au Secrétariat CITES.
  • Enfin, les formulaires ne sont pas très différents dans leur contenu; cependant, il faudra intégrer l’expérience de l’Afrique centrale. Les principaux objectifs sont de compiler, d'analyser et de transmettre les informations.

L'atelier se poursuit par des précisions sur la durée du projet. Celui-ci durera 10 ans mais la première phase sera de 18 mois. Un financement a déjà été trouvé pour cette phase. Quant à l’estimation des populations d'éléphants, il faudra normaliser les méthodes. Ce volet sera étudié lors de réunions ultérieures. Une formation de base est nécessaire pour garantir cette démarche normalisée et améliorer les techniques des études.

Sélection des sites MIKE et état des populations d’éléphants dans chaque pays

Deux critères ont été considérés: la taille des sites et les sites prioritaires.

CAMEROUN

1. Complexe sud-est (Boumba-bek, Nki et Lobeke)

2. Waza

3. Mengame

4. Mbam et Djerem

5. Concession

6. Campo ma’an

CONGO

1. Odzala-Kokoua

2. Nouabale-Ndoki

3. Conkouati-Douli

4. Lac Tele / Likouala

5. Lefini

GABON

1. Lope

2. Minkebe

3. Complexe de Gamba

4. M’passa

GUINEE EQUATORIALE

1. Monte Ale’n

2. Région à côté de Campo ma’an

3. Esturio del Muni

REpublique centrafricaine

1. Dzanga-Sangha

2. Bangassou

3. Manovo-Gounda St. Floris

REpublique DEmocratique du Congo

1. Okapi / Ituri

2. Salonga

3. Garamba

4. Kahuzi-Biega

Jeudi 12 juillet 2001

Structure et coordination sous-régionale du programme MIKE

M. Hunter, directeur désigné, ouvre la séance en lisant l’ordre du jour. Le premier point est le SSG. Il demande l’avis des participants. M. Mamfoumbi (Gabon) estime qu’il faudrait maintenir la structure du programme pilote de MIKE. M. Luhunu (RDC) déclare qu’il faudrait la changer en y ajoutant un poste de président du SSG pour l’Afrique centrale.

M. Mamfoumbi précise que la présidence du SSG sera assurée par le directeur de la faune, qui est un membre de ce groupe. M. Luhunu estime que ce poste devrait être tournant: le Gabon (pays hôte) assurerait la présidence pour la phase à venir (18 mois), puis ce serait le tour du pays accueillant l'atelier d’évaluation. M. Etoga (Cameroun) estime que le SSG devrait inviter les coordonnateurs nationaux à participer aux réunions. M. Hunter répond que cette décision revient aux pays de la sous-région. Il félicite le Gabon pour son élection à la présidence du SSG.

M. Hart suggère que le directeur désigné établisse un programme détaillé pour la prochaine phase et le distribue. M. Luhunu revient à la proposition de M. Etoga, déclarant qu’un pays ne peut pas être représenté à deux niveaux différents et qu’il vaudrait mieux ne pas changer la situation. Sur ce point, M. Hart déclare que des réunions pourraient être organisées en fonction des besoins.

Le Directeur désigné précise que le SSG a pour rôle d’aborder les problèmes et doit se réunir tous les six mois pour présenter les rapports. Il annonce la création d'un poste de cadre de soutien sous-régional (SSO) et suggère qu'il ait son siège au Cameroun à cause de la situation géographique et de la logistique déjà en place, car il devra être mobile et facile à contacter. Yaoundé est choisie comme siège parce qu’il y a là un certain nombre d’organisations touchant à la conservation.

M. Mamfoumbi demande des éclaircissements, ne comprenant pas pourquoi Libreville, qui accueille la présidence du SSG, n’a pas été choisie. M. Hunter précise que le SSO sera indépendant mais gardera des contacts très étroits avec le président du SSG. Yaoundé est proche des différents partenaires. Le siège ne peut pas changer tout le temps ou des problèmes logistiques se poseraient. Un mandat sera donné à toutes les autorités nationales et la décision finale reviendra au Secrétariat CITES.

Détermination des besoins et contraintes dans la mise en œuvre de MIKE

M. Mamfoumbi demande des précisions sur le profil du poste. Le Directeur désigné répète que le SSO sera un poste indépendant et permanent. Le profil sera publié ultérieurement mais il est à pourvoir le plutôt possible.

M. Mamfoumbi demande qui prendra en charge les agents non-fonctionnaires intervenant dans le projet. Le Directeur désigné répond qu'en principe, MIKE ne paie pas de salaires mais que peut-être que dans la prochaine phase, avec les fonds attendus, ce point pourrait être examiné.

M. Luhunu pose une question au sujet des primes payées par MIKE. Le Directeur désigné répond que la CITES ne veut pas intervenir au niveau des salaires nationaux pour ne pas créer de discorde entre les fonctionnaires. M. Mamfoumbi estime qu’il faudrait une motivation pour ce travail supplémentaire. Le Directeur désigné précise que le but du projet est de renforcer les capacités aux niveaux local et national et non d'augmenter les salaires des fonctionnaires. Le but est d'aider les Etats à prendre en charge le programme. M. Mouncharou déclare que le principe de la motivation devrait être adopté même si MIKE ne peut pas donner d’argent dans l’immédiat.

Le Directeur désigné déclare que MIKE peut fournir une assistance pour le financement des points suivants:

  • Formation
  • Equipement des patrouilles
  • Matériel LEM
  • Formulaires et équipement pour la collecte des données
  • Ordinateurs
  • Soutien technique pour les études
  • Etudes (aériennes et terrestres) tous les deux ans
  • Incitation au partenariat entre les gouvernements et les ONG (renforcement des capacités)

M. Lindeque relève par ailleurs que MIKE

  • Assurera la formation de personnes, qui acquerront ainsi de nouvelles aptitudes.

M. Mouncharou insiste sur le fait que la motivation est nécessaire et que ce principe devrait être établi d'emblée. Le Directeur désigné répond que la négociation est possible et qu'il recherchera des fonds à cet effet.

Le Directeur désigné annonce les mesures suivantes comme décisions finales (voir point 2.).

M. Mouncharou demande comment l’ivoire sera marqué. M. Lindeque répond que le marquage de l'ivoire est précisé dans une résolution CITES. Une formation sera dispensée pour cela.

M. Luhunu demande qui est chargé d'allouer le budget par pays. Le Directeur désigné répond que le budget est alloué en fonction du nombre de sites MIKE par pays. Les fonds supplémentaires seront recherchés auprès d’autres partenaires.

M. Mamfoumbi demande où en sont les études dans les attributions (seront-elles lancées dans la prochaine phase?). Le Directeur désigné déclare que c'est une bonne question et que le Secrétariat CITES s'intéressera aux équipes de formation. Il exprime son attachement personnel au projet, qu’il tient à voir se réaliser. Il s’attachera à rechercher des fonds à cet effet. Il encourage les participants à exprimer leurs besoins car les connaître l’aidera à discuter avec les donateurs.

Le représentant du ministre clôt l'atelier.

  1. PRINCIPALES DECISIONS CONCERNANT LA MISE EN PLACE DE LA PROCHAINE PHASE DE MIKE EN AFRIQUE CENTRALE

Les points suivants résument les principales décisions relatives au programme MIKE en Afrique centrale.

a. Le projet pilote

Le projet pilote a:

  • Contribué à adapter les études et le LEM aux écosystèmes forestiers;
  • Fourni une évaluation des différents moyens d'acquérir des informations sur le LEM et les populations d’éléphants;
  • Etabli la structure de gestion nécessaire pour une application pleine et entière;
  • Souligné la nécessité de renforcer les capacités de communication des informations;
  • Montré l’importance de la base de données sur l’éléphant d’Afrique et de sa mise à jour.

b. Objectifs de MIKE

Le Directeur désigné a précisé qu’un des objectifs majeurs de l’application du programme MIKE complet est le renforcement des capacités de suivre et de gérer les populations d’éléphants dans tous les Etats des aires de répartition d’Afrique et d’Asie.

c. Dispositions institutionnelles

  • La sous-région d’Afrique centrale a convenu que la structure de gestion de MIKE en Afrique centrale devrait être la suivante:
  1. Un Comité directeur sous-régional (SSG)
  2. Des coordonnateurs nationaux
  3. Des coordonnateurs et des équipes au niveau des sites
  • Le SSG sera constitué et représenté par les directeurs de la faune des Etats participants.
  • Le Directeur de la faune du Gabon a été élu président du SSG pour 18 mois, avec effet immédiat. Ce poste sera assuré par roulement.
  • Le SSG se réunira tous les six mois pour examiner les progrès accomplis et approuver la mise en œuvre.
  • Les membres du SSG sont autorisés à inviter leurs coordonnateurs nationaux à participer aux séances s'ils le souhaitent.
  • Un cadre de soutien sous-régional (SSO) sera basé à Yaoundé. Ce poste ne sera pas tournant. Yaoundé constitue le lieu idéal pour les déplacements dans la région et offre les meilleures possibilités de liaison avec le bureau régional de l’UICN.
  • Le SSO relève du directeur de MIKE. Sa tâche principale consiste à faciliter les travaux du SSG, des coordonnateurs nationaux, et des agents et équipes au niveau des sites.
  • Un projet de mandat a été préparé pour les SSO et sera soumis aux membres du SSG.
  • Une liste des candidats présélectionnés pour le poste de SSO sera préparée et présentée aux membres du SSG. Le directeur de MIKE procédera à la sélection finale en concertation avec le président du SSG (Gabon).

d. Financement

  • Il a été précisé que les ressources que l’UE a mises à la disposition de MIKE contribueront à financer:
  1. La formation requise pour le LEM et la gestion des informations;
  2. L’équipement nécessaire à l’établissement du LEM;
  3. La gestion des informations;
  4. Les inventaires de populations d’éléphants dans les habitats de forêts et de savane.
  • Concernant le soutien au personnel de MIKE, il a été précisé que les fonctionnaires ne recevront ni salaire, ni prime sur les fonds de l’UE. Un personnel supplémentaire engagé pour le programme de suivi pourra être mis à disposition par des accords de partenariat. Dans les cas exceptionnels où des personnes souhaitées ne seraient couvertes ni par la fonction publique ni par des accords de partenariat, leur soutien pourrait être envisagé au cas par cas – mais uniquement s’il existe un mécanisme permettant de les inclure dans un dispositif budgétaire établi, financé périodiquement à la fin de la période convenue.
  • Cette précision tient essentiellement au fait que le programme MIKE a pour principal objectif d’intégrer les fonctions de suivi dans le fonctionnement des administrations. Elle répond en outre à une requête du Département de la faune demandant un renforcement de la capacité d’utiliser les informations pour un programme de suivi destiné à améliorer la gestion de la faune, comme demandé aux CdP 10 et 11.
  • Le Directeur désigné de MIKE a précisé que la répartition des fonds pour la mise en œuvre de MIKE se fera en fonction des 13 sites sélectionnés dans la sous-région. Un soutien devra être obtenu d’autres donateurs et partenaires pour financer les sites supplémentaires.

e. Programmes au niveau des sites et du terrain

  • Le Directeur désigné de MIKE a précisé que les objectifs de MIKE incluent le LEM et les estimations de populations d’éléphants.
  • La conception des études et du choix des sites liés à ces deux objectifs ne doit pas forcément être la même.
  • Chaque Etat de l’aire de répartition a été prié de fournir une liste des sites opérationnels. Il a été convenu que ces sites seront prioritaires, compte tenu de ce que tous les travaux ne pourront pas débuter en même temps durant la période de 18 mois de versement des fonds de l’UE. Toutefois, l’intérêt de la liste élargie réside en ce qu’elle permet de cibler d'autres sites susceptibles d'obtenir des fonds supplémentaires, et de développer des partenariats tout en augmentant la capacité de mise en place de MIKE dans les sites.
  • Il a été reconnu que la liste de sites présentée à la réunion reflète les priorités nationales, lesquelles peuvent être intégrées dans une conception régionale ou continentale.
  • Il a été admis que la conception des études peut être élargie de façon à éviter de compromettre l’intégrité statistique du processus permettant d’obtenir un échantillonnage représentatif à l’échelle du continent.
  • L'examen parallèle des protocoles de collecte de données sur les habitats de forêts et de savane s’est révélé très utile.
  • Compte tenu de ce qu'une grande partie des informations contenues dans les projets de protocoles relatifs à la savane et à la forêt font double emploi, il a été décidé que ces protocoles seraient autant que possible harmonisés afin de faciliter la formation et la gestion des informations.
  • Il a été décidé que le directeur de MIKE supervisera l’harmonisation des formulaires de terrain en consultation avec le GTC.
  • Il a été reconnu qu'en procédant à cette harmonisation, il ne faut pas omettre les conditions et caractéristiques particulières des éléphants et de leur abattage illicite, propres à chaque sous-région. En outre, il a été convenu que l’harmonisation irait dans le sens de ce qui a été convenu pour l’Afrique de l’Est, en déterminant autant que possible les causes de l’abattage illicite et les autres facteurs pertinents.
  • L’objectif visé est de déterminer pourquoi des éléphants sont abattus illicitement. A cet égard, dans les formulaires, les informations qui sont des opinions devraient être clairement présentées comme telles et non vues et utilisées comme des faits documentés.

 

  1. PARTICIPANTS

Cameroun

M. Mouncharou Georges, cadre national

M. Etoga Gilles, interlocuteur pour la viande de brousse, Cameroun

Congo

M. Agnagna Marcellin, chef de la composante MIKE / Congo

M. Ebayi Bonaventura, cadre national

Gabon

M. Mamfoumbi Kombila Emile, chef de la composante MIKE / Gabon

Mme NTSAME Esther, cadre national

Guinée équatoriale

M. Engonga OSONO Santiago, chef de la composante MIKE / Guinée équatoriale

M. Castano Bizantina Edelmira, cadre national

République centrafricaine

M. Oyele Stevy, cadre national

République démocratique du Congo

M. Luhunu Sébastien, chef de Composante MIKE / RD Congo

Secrétariat CITES

M. Malan Lindeque

M. Tom de Meulenaer

MIKE

M. Nigel Hunter, directeur désigné MIKE

M. John Hart, coordonnateur du projet pilote

US Fish and Wildlife Service

M. Richard Ruggiero, coordonnateur, Elephant Program, International Programs.

Rapporteur

Mme Françoise Désirée Indouine, US Fish and Wildlife Service

4. ANNEXES

Annexe 1

ORDRE DU JOUR

Mardi 10 juillet

8 h 30 – 9 h 00 Ouverture et allocution de bienvenue

9 h 00 – 10 h 00 Rapport et évaluation du projet pilote MIKE en Afrique centrale

10 h 00 – 10 h 30 PAUSE CAFE

10 h 30 – 11 h 00 Historique et objectifs de MIKE (ce que MIKE peut faire et ne peut pas faire)

11 h 00 – 11 h 30 Sélection des sites MIKE et état des populations d’éléphants dans chaque pays

11 h 30 – 12 h 30 Flux et analyse des données dans le programme MIKE

12 h 30 – 14 h 00 PAUSE REPAS

14 h 00 – 14 h 15 Structure et coordination du programme MIKE

14 h 15 – 15 h 00 Vue d’ensemble des exigences pour la mise en place de MIKE

15 h 00 – 15 h 30 Patrouilles de terrain et rapports

15 h 30 – 16 h 30 PAUSE CAFE

16 h 30 – 18 h 00 Suite des travaux

Mercredi 11 juillet

8 h 30 – 9 h 15 Rapport sur les carcasses d’éléphants

9 h 15 – 10 h 00 Rapport mensuel / Rapport annuel

10 h 00 – 10 h 30 PAUSE CAFE

10 h 30 – 11 h 00 Patrouilles aériennes des sites de savanes

11 h 00 – 11 h 30 Estimations des populations d’éléphants de forêt

11 h 30 – 12 h 30 Collecte des informations sur les irrégularités, les infractions, le
braconnage et autres incidents

12 h 30 – 14 h 00 PAUSE REPAS

14 h 00 – 15 h 30 Coordination sous-régionale
Désignation de coordonnateurs et élaboration d’une stratégie pour la mise en place de MIKE pour chaque site sélectionné

15 h 30 – 16 h 30 PAUSE CAFE

16 h 30 – 18 h 00 Suite des travaux

Jeudi 12 juillet

8 h 30 – 9 h 30 Mise à jour des relevés récents et programmés des populations d’éléphants des sites MIKE

9 h 30 – 12 h 30 Mise à jour des types et fréquences des patrouilles actuellement opérationnelles aux sites MIKE

12 h 30 – 14 h 00 PAUSE REPAS

14 h 30 – 15 h 00 Détermination des besoins et contraintes pour mettre MIKE en œuvre en termes de:

– programmes d’études et de patrouilles présentes sur les sites

– liaisons et communications dans la sous-région

– soutien logistique disponible et besoins pour la mise en place de MIKE

– besoins de formation

– main-d’œuvre disponible et besoins

– équipement disponible et besoins

15 h 00 – 15 h 30 PAUSE CAFE

15 h 30 – 16 h 30 Suite des travaux

16 h 30 Clôture

Annexe 2

Mise à jour des sites

Annexe 3

Nomination de représentants et de cadres

Pays

Sites

Représentant au Comité directeur sous-régional (SSG)

Coordonnateur national

Coordonnateur sur le site

SITES TRANSFRONTALIERS

Cameroun / République centrafricaine / République du Congo

Complexe Sudest  (y compris RF Boumba-Bek, PN Lobeke, PN Nki) (1)/RS Dzanga Sangha (1)/PN Nouabale-Ndoki (2)

«Dzanga River Trinational»

SE complexe  (y compris RF Boumba-Bek, PN Lobeke, PN Nki) (1)

  • Denis KOULAGNA
  • Georges MOUNCHAROU

RS Dzanga – Sangha (1)

  • NGOUADAKFA
  • OYELE
  • A identifier

PN Nouabale- Ndoki (2)

Cameroun / Guinée équatoriale

P.N. Campo ma’an (6) / Adjacent area (2)

P.N. Campo ma’an (6)

Aire adjacente (2)

  • Don Edelmiro CASTAÑO BIZANTINO
  • Santiago Francisco ENGONGA OSONO
  • A identifier

SITES NATIONAUX

Cameroun

PN Waza (2)

  • Denis KOULAGNA
  • Georges MOUNCHAROU
  • A identifier

Cameroun

Mbam et Djerem (4)

  • Denis KOULAGNA
  • Georges MOUNCHAROU
  • A identifier

Cameroun

UFA Concession (5)

  • Denis KOULAGNA
  • Georges MOUNCHAROU
  • A identifier

République du Congo

PN D’Odzala – Kokoua (1)

   
  • Victor MBOLO

République du Congo

RF Conkouati- PN Douli (3)

 
  • Ebayi BONAVENTURE
 

République du Congo

RC Lac Tele / Likouala (4)

     

République du Congo

RF Lefini (5)

     

Gabon

RF Lope (1)

  • Emile MAMFOUMBI
  • Esther NTSAME
  • Yves MIHINDOU

Gabon / Cameroun

RF Minkebe (2) / Mengame (3)

  • Emile MAMFOUMBI / Denis KOULAGNA
  • Esther NTSAME / Georges MOUNCHAROU
  • Marc ELLA AKOU/à identifier

Gabon

Complexe de Gamba (3)

  • Emile MAMFOUMBI
  • Esther NTSAME
  • Christian MBINA

Gabon

M’passa (4)

  • Emile MAMFOUMBI
  • Esther NTSAME
 

République centrafricaine

Bangassou

  • Dominique NGOUADAKPA
  • Stevy OYELE
  • A identifier

République centrafricaine

PN Manovo-Gounda St. Floris (Secteur Sangaba)

  • Dominique NGOUADAKPA
  • Stevy OYELE
  • A identifier

République démocratique du Congo

RF Okapi/Ituri (1)

  • Sébastien LUHUNU, Directeur technique, ICCN
  • Léonard MUBALAMA
  • TSHIKAYA

République démocratique du Congo

PN Salonga (2)

  • Sébastien LUHUNU, Directeur technique, ICCN
  • INOGWABINI
  • BOFEKO

République démocratique du Congo

PN Garamba complex (3)

  • Sébastien LUHUNU, Directeur technique, ICCN
  • Léonard MUBALAMA
  • ?

République démocratique du Congo

PN Kahuzi-Biega

  • Sébastien LUHUNU, Directeur technique, ICCN
  • Léonard MUBALAMA
  • ?

Guinée équatoriale

PN Monte Ale’n (1)

  • Don Edelmiro CASTAÑO BIZANTINO
  • Santiago Francisco ENGONGA OSONO
  • A identifier

Guinée équatoriale

Esturio del Muni (3)

  • Don Edelmiro CASTAÑO BIZANTINO
  • Santiago Francisco ENGONGA OSONO
  • A identifier

Tchad

PN Zakouma

     

 

Annexe 4

Mise à jour des recensements des populations d’éléphants

Pays

Sites (ordre de priorité entre parenthèses)

Date du dernier recensement

Type (aérien/comptage des excréments)

Par qui?

Futurs plans de recensement

SITES TRANSFRONTALIERS

Cameroun / République centrafricaine / République du Congo

Complexe Sudest  (y compris RF Boumba-Bek, PN Lobeke, PN Nki) (1) / RS Dzanga Sangha (1) / PN Nouabale-Ndoki (2)

« Dzanga River Trinational »

  • 1998
  • Recensement crottes
  • Ekobo ATANGA
  • Proposition de suivi permanent

SE complexe  (y compris RF Boumba-Bek, PN Lobeke, PN Nki) (1)

RS Dzanga – Sangha (1)

PN Nouabale- Ndoki (2)

  • 1990
  • Recensement crottes
  • FAY, AGNAGNA
  • WCS (suivi permanent)

Cameroun / Guinée équatoriale

P.N. Campo ma’an (6) / Adjacent area (2)

P.N. Campo ma’an (6)

  • 2.000
  • Recensement crottes
  • Germain NGANDJAI
  • En cours

Aire adjacente (2)

  • 30 mars 1986
  • Recensement
  • Coopération espagnole
  • Concrétiser un projet de conservation

SITES NATIONAUX

Cameroun

PN Waza (2)

  • 1992
  • Comptage direct
  • Martin TCHAMBA
 

Cameroun

UFA Concession (5)

       

République du Congo

PN D’Odzala – Kokoua (1)

  • 1989
  • Recensement crottes
  • FAY, AGNAGNA
  • (voir ECOFAC)

République du Congo

RF Conkouati- PN Douli (3)

  • 1990
  • Recensement crottes
  • AGNAGNA, BARNES
  • Néant

République du Congo

RC Lac Tele / Likouala (4)

  • 1989
  • Recensement crottes
  • FAY, AGNAGNA
  • ECOFAC

République du Congo

RF Lefini (5)

  • 1998
  • Recensement crottes
  • AHAB, FAY
  • GEF (Congo)
  • WCS

Gabon

RF Lope (1)

  • 09.2000 au 03.2001
  • Recensement crottes
  • Yves MIHINDOU
  • MIKE
  • DFC

Gabon/Cameroun

RF Minkebe (2) / Mengame (3)

  • 2000 (seul RF Minkebe)
  • Recensement crottes
  • Akou ELLA
  • MIKE
  • DFC, WWF

Gabon

Complexe de Gamba (3)

  • 1998-1999
  • Recensement crottes
  • Lee WHITE, P. WALSH, Y. MIHINDOU, D. IDIATA, C. MBINA
  • DFC, WWF

Gabon

M’passa (4)

  • En cours
  • Recensement crottes
 
  • DFC, WWF, WCS

République centrafricaine

Bangassou

       

République centrafricaine

PN Manovo-Gounda St. Floris (Secteur de Sangaba)

       

République démocratique du Congo

RF Okapi/Ituri (1)

  • 1996
  • Crottes
  • WCS/PIGM
  • WCS
  • UNF/ Projet UNESCO

République démocratique du Congo

PN Salonga (2)

  • 2000 (très partiel)
  • Crottes
  • Milwankee Zoological Society (MZM)
  • MZM
  • UNG/ Projet UNESCO
  • WCS

République démocratique du Congo

PN complexe Garamba (3)

  • 1995
  • Aérien
  • WWF/IRF
  • IRF (International Rhino Foundation)
  • UNF/ Projet UNESCO

République démocratique du Congo

PN Kahuzi-Biega

  • 1996
  • Crottes
  • WCS
  • WCS
  • UNF/ Projet UNESCO

Guinée équatoriale

PN Monte Ale’n (1)

  • 15.6.96
  • Recensement
  • ECOFAC
  • Conservation

Guinée équatoriale

Esturio del Muni (3)

  • 25.03.85
  • Recensement
  • Coopération espagnole
  • Concrétiser un projet de conservation

Tchad

PN Zakouma

       

 

Annexe 5

Mise à jour de l’action de surveillance

Pays

Sites (ordre de priorité entre parenthèses)

Type de patrouilles

Nombre de patrouilles par mois

Nombre de jours par patrouille

Nombre de personnes par patrouille

Transport (spécifier type par patrouille)

SITES TRANSFRONTALIERS

Cameroun / République centrafricaine / République du Congo

Complexe Sudest  (y compris RF Boumba-Bek, PN Lobeke, PN Nki) (1) / RS Dzanga Sangha (1) / PN Nouabale-Ndoki (2)

« Dzanga River Trinational »

SE complexe  (y compris RF Boumba-Bek, PN Lobeke, PN Nki) (1)

  • Patrouille de reconnaissance
  • Point de contrôle
  • 2/mois
  • 7
  • 7
  • Véhicule
  • A pied

RS Dzanga – Sangha (1)

  • Fluvial
  • Une patrouille/mois
  • 6 à 10 jours
  • 6 (2 par pays)
  • En pirogue motorisée

PN Nouabale- Ndoki (2)

Cameroun / Guinée équatoriale

P.N. Campo ma’an (6) / Aire adjacente (2)

  • Etude
  • 4
  • 2
  • 5
  • En voiture
  • A pied

SITES NATIONAUX

Cameroun

PN Waza (2)

  • Patrouille de reconnaissance
  • 2/mois
  • 5
  • 3
  • A Pied

Cameroun

UFA Concession (5)

 

_

_

_

_

République du Congo

PN D’Odzala – Kokoua (1)

         

République du Congo

RF Conkouati- PN Douli (3)

         

République du Congo

RC Lac Tele / Likouala (4)

         

République du Congo

RF Lefini (5)

         

Gabon

RF Lope (1)

  • Reconnaissance
  • Barrière
  • 4
  • 2
  • 1
  • 10
  • En voiture

Gabon / Cameroun

RF Minkebe (2) / Mengame (3)

  • Reconnaissance
     
  • En voiture
  • A pied

Gabon

Complexe de Gamba (3)

  • Reconnaissance
  • 3
  • 1
  • 7
  • En pirogue
  • En voiture

Gabon

M’passa (4)

  • Aucune
  • 0
  • 0
  • 0
  • 0

République centrafricaine

Bangassou

  • Le projet Forêt de Bangassou vient à peine de démarrer – pas encore d’équipe de patrouille

République centrafricaine

PN Manovo-Gounda St. Floris (zone pilote Sangaba)

  • Terrestre
  • 6/mois
  • 30 jours
  • 7 à 8
  • Véhicule
  • A pied

République démocratique du Congo

RF Okapi/Ituri (1)

  • Terrestre
  • 1-4/mois
  • 5-7
  • 5
  • Véhicule
  • A pied

République démocratique du Congo

PN Salonga (2)

  • Terrestre
    En pirogue
  • 1-2/mois
  • 3-4
  • 5
  • En pirogue
  • A pied

République Démocratique du Congo

PN complexe Garamba (3)

  • Terrestre
    Aérien
  • 4-8/mois
  • 7-10
  • 6
  • Véhicule
  • A pied

République démocratique du Congo

PN Kahuzi-Biega

  • Terrestre
  • 1-4/mois
  • 6-7
  • 6
  • Véhicule
  • A pied

Guinée équatoriale

PN Monte Ale’n (1)

  • Etude
  • 4
  • 4
  • 10
  • En voiture
  • A pied

Guinée équatoriale

Esturio del Muni (3)

  • Etude
  • 1
  • 1
  • 2
  • A pied

Tchad

PN Zakouma