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COMPTE RENDU DE LA REUNION DE MISE EN ŒUVRE DU
SYSTEME DE SUIVI A LONG TERME DE L'ABATTAGE ILLICITE D'ELEPHANTS (MIKE)
EN AFRIQUE DE L'OUEST
OUAGADOUGOU, BURKINA FASO
19 - 21 février 2001
1. INTRODUCTION
1.1 L’éléphant en Afrique de l’Ouest: historique
1.2 Suivi à long terme de l’abattage illicite d’éléphants (MIKE)
1.3 Première réunion de discussion sur la mise en place de MIKE en Afrique de l’Ouest
2. QUESTIONS TECHNIQUES
3. ASPECTS PRATIQUES DE LA MISE EN PLACE DE MIKE EN AFRIQUE DE L’OUEST2.1 Introduction
2.2 Savane
2.3 Forêt
2.4 Rapports sur les carcasses
2.5. Efficacité des mesures d’application des lois
2.6. Flux et analyse des données
3.1 Choix des sites
3.2 Situation actuelle dans chaque site
3.2.1 Ressources humaines et logistiques
3.2.2 Mises à jour des études
3.3 Structure et coordination
3.3.1 Au niveau continental
3.3.2 Aux niveaux régional, national et des sites
3.3.3 Rôles et tâches
4. DECISIONS ESPRISES
5. ETAPES SUIVANTES
6. ANNEXES
1. INTRODUCTION
Une réunion a été organisée du 19 au 21 février 2001 à Ouagadougou pour lancer officiellement le programme MIKE (Suivi à long terme de l’abattage illicite d’éléphants) en Afrique de l’Ouest. Organisée par l’UICN-BRAO (Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest), au nom du Secrétariat CITES, cette réunion s’est tenue dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères à Ouagadougou (Burkina Faso); elle a pu avoir lieu grâce à l’appui financier du Gouvernement japonais.
Tous les Etats de l’aire de répartition de l’éléphant en Afrique de l’Ouest, à l’exception du Libéria et de la Sierra Leone, étaient présents (Voir Annexe 1). Etait également présent M. Nigel Hunter, directeur désigné de MIKE. Cette réunion avait pour objet d’établir le cadre pratique et organisationnel de la mise en place du programme MIKE en Afrique de l’Ouest.
Lors de la cérémonie d’ouverture, des allocutions de bienvenue ont été prononcées par M. Malan Lindeque, chef de l’Unité de coordination scientifique du Secrétariat CITES et par M. Ibrahim Thiaw, représentant régional de l’UICN in Afrique de l’Ouest, coprésident de la réunion. Dans son discours d’ouverture (Annexe 2), prononcé au nom du ministre de l’Environnement et de l’Eau, M. Dabiré, secrétaire permanent, a déclaré que le Burkina Faso entendait consolider ses acquis en matière de protection de l’éléphant par la relecture des textes législatifs portant sur la gestion de la faune, la mise en œuvre de la décentralisation, et la prise en compte des intérêts des populations dans les programmes en préparation.
Plusieurs documents ont été distribués aux participants pour information (Voir Annexe 3).
1.1 L’éléphant en Afrique de l’Ouest: historique
Les éléphants ont perdu plus de 90% de leur territoire en Afrique de l’Ouest au cours du 20e siècle et il n'en reste plus dans cette région que 56 populations, réduites et isolées pour la plupart. Les principales menaces qui pèsent sur elles sont la perte d’habitat, la sécheresse et le braconnage pour l’ivoire. En 1999, des représentants des Etats de l’aire de répartition de la région ont élaboré une Stratégie pour la conservation de l’éléphant en Afrique de l’Ouest visant à garantir la conservation de l’éléphant et de son habitat dans la région. Les activités prescrites par cette stratégie visent trois objectifs majeurs: 1) évaluer l’état de l’éléphant dans la région; 2) maintenir et, dans la mesure du possible, accroître les effectifs d’éléphants; et 3) améliorer les habitats de l’éléphant. Cette stratégie reflète l’engagement des gouvernements et des ONG à conserver l’éléphant dans la région. Plusieurs gouvernements sont déjà passés à l’étape suivante – la préparation de stratégies nationales de conservation de l’éléphant.
1.2 Suivi à long terme de l’abattage illicite d’éléphants (MIKEA la 10e session de la Conférence des Parties à la CITES, tenue en 1997, une résolution a été adoptée, demandant l’établissement d’un système international global de suivi à long terme de l’abattage illicite d’éléphants (résolution Conf. 10.10). La 11e session de la Conférence des Parties a légèrement remanié cette résolution qui est devenue la résolution Conf.10.10 (Rév.)] et a réaffirmé son soutien à ce programme.
Le projet de système de suivi à long terme a pour objectif de déterminer les tendances réelles de la chasse illicite à l'éléphant, de déterminer l'évolution des tendances avec le temps, de déterminer les causes de cette évolution dans le temps, d’intégrer les analyses appropriées des informations obtenues avec celles du Système d'information sur le commerce des éléphants (ETIS) afin d'aider les Etats de l'aire de répartition et d'autres Parties à la CITES à prendre des décisions.
Cette résolution stipule, entre autres, que le système de suivi à long terme devrait surveiller des paramètres pertinents tels que le type et l'ampleur de l'abattage illicite, la forme et l'ampleur du commerce illicite de l'ivoire, les mesures prises pour les détecter et/ou les prévenir, ainsi que les ressources investies à cet effet. Il devrait également s’attacher à renforcer les capacités institutionnelles des Etats des aires de répartition de gérer à long terme leurs populations d'éléphants. Cette résolution charge le Secrétariat CITES, avec la participation et les avis du Groupe UICN/CSE de spécialistes de l'éléphant d'Afrique et du Groupe UICN/CSE de spécialistes de l'éléphant d'Asie, ainsi que de TRAFFIC, de sélectionner des sites de suivi en tant qu'échantillons représentatifs, d’établir une méthodologie normalisée de collecte et d'analyse de données, d’assurer une formation dans les sites choisis ainsi qu’auprès du personnel des organes de gestion CITES des Etats des aires de répartition de l’éléphant, et de rassembler et traiter toutes les données. Cette résolution permet aux Etats de l’aire de répartition, avec l'appui du Secrétariat CITES, de développer les compétences et la technologie requises pour gérer efficacement leurs populations d'éléphants.
Le programme MIKE est divisé en six régions, quatre en Afrique et deux en Asie. Quarante-cinq sites ont été sélectionnés en Afrique (voir ci-après), dont 16 Afrique de l’Ouest. En juin 1999, la phase pilote de Mike en Afrique centrale a été lancée. La mise en œuvre pleine et entière de MIKE est en bonne voie.
1.3 Première réunion de discussion sur la mise en place de MIKE en Afrique de l’Ouest
Une réunion de trois jours tenue à Accra, Ghana, en décembre 1999, a rassemblé des représentants des autorités nationales chargées de la faune dans les Etats de l’aire de répartition d’Afrique de l’Ouest. Elle a été organisée pour discuter de la mise en place de MIKE dans la région, évaluer les ressources disponibles dans chaque pays, identifier les besoins en formation, et convenir d’une méthode de coordination régionale. Les participants ont accepté que le BRAO, situé à Ouagadougou, assure la coordination régionale. Les fonds réunis à ce stade par la CITES ne permettait de mettre en œuvre le programme que dans la moitié des sites sélectionnés dans la région. C’est pourquoi il a été décidé que la phase pilote serait lancée dans 8 sites sur 16 et que le programme serait appliqué dans les autres sites à mesure que des fonds supplémentaires seraient disponibles. Les participants ont déclaré que leurs gouvernements respectifs appuyaient sans réserve le système MIKE.
2. QUESTIONS TECHNIQUES
2.1 Introduction
Deux types de données seront recueillies dans le cadre du projet MIKE. Premièrement, des comptages seront organisés périodiquement (probablement tous les deux ans) pour estimer les effectifs d’éléphants. Comme l’aire de répartition de l’éléphant englobe deux types de végétation – la forêt et la savane – il sera procédé à un comptage aérien dans la savane et à un comptage des déjections dans la forêt. Deuxièmement, dans chaque site, le personnel de terrain assurera une collecte permanente de données sur les activités illicites et sur les mesures visant à faire respecter la loi, en procédant à des patrouilles et compilant d’autres données applicables à chaque site.
Dans chaque cas, les méthodes seront normalisées et les données seront recueillies selon les modalités spécifiées dans les formulaires prévus à cet effet. Des séances de formation officielles seront organisées durant la phase suivante de mise en œuvre de MIKE afin d’enseigner aux équipes de terrain et aux responsables au niveau des sites les méthodologies et les protocoles de collecte de données appropriés.
Chaque site doit avoir un nom et des limites clairement définies sur le terrain. Chaque patrouille et chaque équipe de comptage doit avoir un code d’identification unique permettant de l’identifier dans la base de données qui regroupera des informations provenant de 60 sites à l’échelle de deux continents. Le code d’identification doit inclure le site, la date, et éventuellement un code pour le chef de patrouille.
Une base de données du Système d’information géographique (GIS) sera établie pour chaque site. Le GIS permettra de dresser des cartes à utiliser sur le terrain et d’analyser la répartition des éléphants, des carcasses et l’effort de patrouille à la lumière d’autres facteurs comme l’occupation des terres et l’évolution des établissements humains.
2.2 Savane
Le formulaire de collecte de données destiné au terrain a été remanié. Il sera utilisé par tout le personnel appelé à travailler sur le terrain, notamment les patrouilles, les chercheurs, les mécaniciens chargés d’inspecter les pompes ou les barrages et les guides touristiques, et sera accompagné d’une fiche avec des instructions et des définitions.
Les participants ont été priés de commenter ces formulaires afin que leurs remarques puissent être prises en compte dans les modifications apportées ultérieurement aux protocoles de collecte de données pour MIKE. Les participants ont donc commenté en détail la présentation des formulaires, proposant notamment d'y prévoir une case pour inscrire le type d’habitat lors des patrouilles, étant donné que la végétation gêne la visibilité. Deux autres cases ont été proposées, l’une pour indiquer le but de la patrouille et l’autre pour permettre au responsable sur site de faire des commentaires ultérieurs. Comme une journée de patrouille dure six heures et que les gardes patrouillent souvent moins longtemps, un site surveillé tous les jours durant 4 heures apparaîtrait comme "sous protégé" dans l’analyse finale. Deux solutions ont donc été proposées: a) changer la définition – en définissant, par exemple, une journée de patrouille comme durant quatre heures ou davantage et b) exprimer l’effort en termes d’heures de patrouille.
Certains participants ont estimé qu’un quadrillage du terrain de 5 km x 5 km était trop vaste, notamment sur terrain accidenté, et qu’il valait peut-être mieux utiliser une grille plus réduite. Des carrés d’une minute de latitude ou de longitude (c’est-à-dire de 2 km x 2 km) pourraient convenir car les unités du GPS seront utilisées sur le terrain par les patrouilles.
Plusieurs services de la faune ont déjà recueilli une partie des données requises par ce formulaire; d’autres souhaiteront peut-être rassembler des informations supplémentaires. Le Secrétariat CITES a déclaré ne voir aucune objection à ce que les formulaires soit adaptés pour pouvoir enregistrer des informations supplémentaires au niveau des sites.
Les participants ont estimé que la nouvelle mouture du formulaire devrait aussi comporter une case pour l’enregistrement des éléphants vivants; en effet, la version actuelle du formulaire utilisé par les patrouilles sur le terrain ne couvre que les spécimens morts.
Les formulaires prévoient que les gardes enregistrent la latitude et la longitude mais les participants ont estimé que le programme ne devrait pas reposer entièrement sur des technologies nouvelles comme le GPS et le Cybertracker. Les piles se déchargent et l’équipement électronique peut tomber en panne, aussi les gardes devraient-ils connaître des techniques plus classiques, comme la lecture des cartes et la navigation en brousse. Les cartes de travail demeurent donc un instrument indispensable. Il a été proposé d’utiliser des podomètres pour enregistrer les distances couvertes par les patrouilles.
Le rapport sommaire mensuel pour la zone de savane a été révisé. Outre le résumé des formulaires des patrouilles de terrain, il fournira des données sur les dépenses liées aux activités de lutte contre la fraude durant le mois considéré, ainsi que sur le personnel et les moyens de transport disponibles. Il a été souligné que des rapports sommaires annuels seraient également demandés.
2.3 Forêt
Le comptage des déjections constituera le principal outil d’évaluation des densités d’éléphants dans la zone de forêts. Certains participants ont émis des doutes quant à l’efficacité de ce mode de comptage; cependant, une étude récente a révélé que pour une série de vertébrés, y compris l’éléphant, ce type de comptage permet d’évaluer le nombre d’animaux avec autant de précision que n’importe quelle autre technique de comptage. Le mode de comptage des déjections a présenté brièvement. Un modèle mis au point au sud du Ghana peut être utilisé pour convertir les estimations de densité de déjections en densité d’éléphants. Ce modèle, qui tient compte des variations des pluies, devra être testé dans les autres pays de la zone de forêts.
Le formulaire destiné aux patrouilles travaillant dans la zone de forêts a été remanié: 1) autorisation de la patrouille (ordre de mission), 2) rapport journalier de la patrouille, 3) rapport sur les carcasses d’éléphants et l’ivoire (voir rapport sur les carcasses, ci-après), 4) rapport résumé et compte rendu de la patrouille, 5) rapport journalier des postes de contrôle, et 6) compte rendu du renseignement. Chaque formulaire s’accompagne d’une fiche d’instruction. Il a été proposé de remplacer le rapport mensuel de la zone de savane par un rapport trimestriel pour chaque site de la zone de forêts.
Les participants ont relevé des différences entre les formulaires de la zone de savane et ceux de la zone de forêts, même si, pour l’essentiel, les mêmes renseignements sont demandés. Ces différences tiennent notamment aux différentes conditions dans lesquelles le travail est effectué mais aussi au fait que les questionnaires sont remplis par des équipes de terrain et des collaborateurs techniques travaillant de façon indépendante dans les savanes d’Afrique australe et de l’Est et dans les forêts d’Afrique centrale. Le Directeur désigné s’est engagé à tout faire pour harmoniser les formulaires, en collaboration avec le Groupe technique consultatif de MIKE.
2.4 Rapports sur les carcasses
La réunion a ensuite procédé à l’examen des rapports sur les carcasses. Un formulaire doit être rempli pour chaque éléphant mort, sur la base des instructions fournies. Les rapports sur les carcasses devraient être alignés sur les rapports pour la zone de forêts et pour la zone de savane. Il a été souligné que l’emplacement exact du site doit absolument être spécifié afin d’éviter qu’une seule et même carcasse ne fasse l’objet de plusieurs rapports. Des participants ont fait remarquer qu’il pouvait arriver que des animaux abattus dans le parc meurent hors du parc, et vice versa, parfois au bout de plusieurs jours. Les formulaires de données actuels permettent de tenir compte du fait que les carcasses d’éléphants peuvent se trouver à l’extérieur mais près du site MIKE officiel. Il a été proposé de tenir compte de ces rapports sur la mortalité dans l’analyse des données.
2.5 Efficacité des mesures d’application des lois
Lors d’une présentation sur l’application des lois et les mesures prises à cet égard, il a été souligné que le comptage des carcasses est sans intérêt en tant que tel mais que si l'on tient compte de l’effort des patrouilles, il peut révéler les tendances du braconnage. La corrélation entre les taux de braconnage et les mesures de protection a été illustrée. Les gardiens de parc peuvent non seulement fournir des informations sur l’abattage illicite mais aussi améliorer leur action de lutte contre la fraude en procédant à une simple analyse des données recueillies durant leurs rondes.
Le renseignement est souvent le moyen le plus rentable de lutter contre la fraude; ajouté aux patrouille, il peut aboutir à une protection très efficace. Il a été signalé que les villageois vivant à proximité des aires protégées peuvent être des alliés très précieux. La participation des communautés locales peut améliorer la protection d’une région lorsqu’elles s’organisent elles-mêmes pour fournir des renseignements sur les braconniers venant de l’extérieur; cette participation peut aussi constituer un excellent indice de performance pour une aire protégée. Signe encourageant, de nombreux participants ont signalé que des administrateurs de parc collaboraient étroitement avec les communautés du voisinage.
Le Système d'information sur le commerce des éléphants (ETIS) pour le suivi à long terme du commerce licite et illicite des spécimens d’éléphants a été décrit lors d’une brève présentation soulignant son rôle complémentaire par rapport à MIKE. Le Secrétariat a été informé que TRAFFIC, en tant qu’organisme de coordination d’ETIS, prévoit d’organiser une réunion séparée dans la région pour aider les Parties à mettre en œuvre ce programme.
2.6 Flux et analyse des données
Les données seront recueillies dans chaque site à l’aide du formulaire approprié. Le responsable de la collecte de données de chaque site se chargera de compléter les formulaires et de les transmettre à intervalles réguliers au responsable national, qui recueillera les formulaires de chaque site de son pays et les transmettra à l’Unité centrale de coordination de la CITES, en principe sous forme électronique mais également sous forme de données brutes. Ces données seront mises sur ordinateur sur place (dans le site) afin de faciliter l’analyse et l’utilisation des données sur le plan local. Des copies seront conservées à chaque niveau –site, national et Unité centrale de coordination. Selon toute vraisemblance, des analyses seront effectuées au niveau des sites, de la région et du continent. En fait, il serait souhaitable que le responsable de la collecte de données de chaque site analyse les données recueillies sur place, facilitant ainsi la tâche des administrateurs de parc et des autorités chargées de la faune, aux niveaux local et national.
3. ASPECTS PRATIQUES DE LA MISE EN PLACE DE MIKE EN AFRIQUE DE L’OUEST
3.1 Choix des sites
Les sites MIKE ont été choisis selon une méthode statistique tenant compte d’un certain nombre de critères (voir ci-après) afin d’obtenir un échantillonnage représentatif des sites. Il a été expliqué aux participants qu’il était impossible de changer les sites figurant sur la liste officielle MIKE et d’en modifier les limites sans perturber l’équilibre représentatif global de l’échantillon. Ce point doit être pris en compte pour tout ajout ou retrait de site de la liste.
Critères de sélection des sites MIKE
- Région
- Forêt ou savane
- Application bonne ou mauvaise des lois
- A l’intérieur et à l’extérieur d’aires protégées
- Avec ou sans conflit récent ou en cours à l’intérieur ou près du site
- Proximité ou éloignement par rapport à une frontière internationale
- Données disponibles avant 1990
- Population d’éléphants relativement importante pour la région
- Avec ou sans histoire de chasse illicite dans la région
- Coopération du gouvernement
- Stabilité du personnel occupant des postes clés
- Responsabilité de la gestion du site incombant à un seul organisme
- Adhésion à la décision 10.1 et/ou 10.2 de la CITES
- Différents niveaux de participation communautaire à la conservation.
Début 1998, les Etats de l’aire de répartition ont établi une longue liste de sites candidats. Une sélection a été établie sur la base de cette liste et en fonction des critères susmentionnés, laquelle a permis de dresser une liste de 45 sites pour l’Afrique, dont 16 en Afrique de l’Ouest. Cette liste a été examinée avec les participants lors de la première réunion régionale MIKE tenue en décembre 1999 à Accra (Ghana). En raison de restrictions financières, huit sites ont alors été sélectionnés pour bénéficier d’un suivi durant la phase pilote de MIKE. Les ressources financières supplémentaires garanties depuis permettront de lancer simultanément MIKE dans tous les sites. La liste complète des 16 sites a été revue par les participants, qui ont apporté quelques changements mineurs.
Quelques autres changements ont été proposés par les représentants de différents pays, concernant, notamment l’inclusion des zones jouxtant l’aire de répartition de l’éléphant, dont plusieurs relèvent d’organes de gestion différents, à savoir: les zones périphériques du parc W au Niger et au Burkina Faso, les zones périphériques du Niokolo-Koba en Guinée, les zones périphériques du parc national de la Pendjari au Bénin, la zone de chasse d’Alfa Kwara, contiguë au parc national W au Bénin, la partie nigériane du site de Baban Rafi et un site de remplacement potentiel pour la Fosse aux Lions au Togo. Le Secrétariat CITES a pris acte de ces suggestions et est convenu d’étudier les implications techniques, statistiques et financières des changements proposés. (Voir Annexe 4)
3.2 Situation actuelle de chaque site
La situation actuelle de chaque site a été examinée par les participants par rapport à l’équipement disponible, aux méthodes de patrouille et aux ressources humaines disponibles, ainsi qu’aux besoins complémentaires et aux exigences en matière de formation. Les participants ont en outre fourni une mise à jour des études de population pour chaque site.
3.2.1 Ressources humaines et logistiques
Afin de passer en revue les contributions en nature fournies par les autorités des Etats de l’aire de répartition à la mise en œuvre de MIKE, les participants ont été priés de faire un bref exposé sur les points suivants:
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- Effectif du personnel actuel
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- Détails sur l’effort des patrouilles
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- Equipements et moyens de transport disponibles
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- Besoins en formation
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- Partenaires engagés
Un inventaire a été dressé pour établir les ressources humaines et matérielles disponibles sur site (voir Annexe 5). L'inventaire a révélé que l’effort des patrouilles et les ressources disponibles à cet effet varient considérablement d’un site à l’autre; certains sites disposent d’un système régulier de patrouilles à grande échelle. La plupart des systèmes de gestion décrits associent des gardes villageois à leur action de lutte contre la fraude. L’équipement disponible varie lui aussi énormément d’un site à l’autre: certains sites sont très bien équipés, comme celui de Niokolo Koba, mais la plupart ne disposent d’aucun véhicule en bon état et ont des installations auxiliaires rudimentaires.
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- Mise à jour des études
Lors d’un exercice des plus utiles, les participants ont été priés de fournir des informations sur les études les plus récentes menées au niveau des sites, y compris le type d’études et l’identité des personnes qui en sont chargées dans chaque site (voir Annexe 6).
Il en est ressorti que dans certains sites, aucune étude récente n’a été effectuée, que le type d’étude réalisée varie énormément d’un site à l’autre, et que la source de données de ces études est souvent inconnue. C'est ainsi qu'aucune étude n’a été faite dans le site de Marahoue depuis 1981 et que le site de la Fosse aux Lions a fait l’objet d’une étude en 1990, Sapo en 1989 et Mole en 1993. Les parties du parc W situées au Niger et au Bénin n’ont pas été étudiées simultanément ces dernières années; aucune étude systématique n’a été faite à Sambissa, Baban Rafi, Sahel Burkinabé ou Taï. La source de données des études n’a été indiquée que pour Mole, Kakum, le parc W du Niger et du Bénin et le site de Pendjari.
En conclusion, les participants ont présenté un aperçu de la répartition proposée pour les contributions de la CITES et des gouvernements des Etats de l’aire de répartition, résumées dans le tableau ci-après.
Contributions de la CITES/MIKE
Contributions des gouvernements des Etats de l’aire de répartition
Formation poussée
Promotion du soutien politique externe (donateurs, etc.)
Cybertracker et autres nouvelles technologies
Renforcement du soutien politique interne (secrétaires permanents, ministres, etc.)
Ordinateur pour l’analyse des sites
Mise à disposition de sites
Matériel mobile de base
Mise à disposition de personnel
– haut niveau (directeurs, etc.)
– sur site (responsable et observateurs/ collecte de données, etc. )Dépenses liées aux études de population à grande échelle
Maintien de leur soutien aux sites:
– transport
– indemnités pour travail sur le terrain
– logementAssistance pour le traitement et l’analyse des données
Coordination avec les initiatives en cours au niveau des sites
Assistance pour la mise en œuvre par le Secrétariat CITES
Assistance pour la coordination des donateurs
3.3 Structure et coordination
Compte tenu de la complexité de MIKE, qui couvrira 45 sites sur le continent africain, les procédures et la coordination doivent être précisées dès le début du projet. M. Hunter a fourni des informations sur la structure et la coordination proposées pour MIKE à tous les niveaux.
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- Structure aux niveaux continental et mondial
M. Hunter a présenté la structure de MIKE aux niveaux continental et mondial. MIKE aura une structure hiérarchique: les données seront transmises au niveau suivant de compilation – du site où elles auront été recueillies au niveau national, puis régional, avant d’être transférées au service central de traitement des données où elles seront stockées dans la base de données.
3.3.2 Structure aux niveaux régional, national et au niveau des sites
La structure de l’organisme de coordination et de gestion de MIKE en Afrique de l’Ouest a fait l’objet d’une discussion avec tous les pays participants. La structure proposée à tous les niveaux est résumée dans le diagramme ci-après; il a cependant été admis qu’elle devrait être largement compatible avec les structures similaires en place dans les autres régions:
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3.3.3 Rôles et tâches
M. Hunter a également passé en revue les rôles et tâches aux différents niveaux. Les rôles incombant aux responsables au niveau des sites et aux coordonnateurs nationaux (s’il ne s’agit pas d’une seule et même personne) sont les suivants.
CADRES CHARGES DES SITES
- Superviser la collecte de données comme le prévoient les protocoles MIKE
- Superviser la compilation des données dans le rapport de suivi et le rapport annuel
- Gérer la compilation et l’analyse des données au niveau des sites et leur acheminement au niveau national
- Fournir un soutien et le maintenir pour permettre aux équipes de terrain et au matériel mobile de rester opérationnels
- Aider à recenser les besoins en formation et à obtenir des possibilités de formation
- Fournir des informations en retour sur les lacunes du protocole et autres contraintes et entraves
- Assurer la liaison avec les responsables nationaux
- Gérer les dépenses (y compris les exigences des donateurs en matière de rapport)
CADRES CHARGES DES SITES/INTERLOCUTEURS NATIONAUX
Outre les tâches susmentionnées:
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- Assurer la liaison avec l’unité de coordination régionale pour la mise en œuvre de MIKE et la transmission des données
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- Gérer la compilation et l’analyse des données au niveau national (s'il y a plus d’un site)
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- Informer régulièrement le Comité directeur
INTERLOCUTEURS NATIONAUX (SI AUTRES QUE LES CHARGES DES SITES)
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- Coordonner et appuyer l'action des chargés de site et leur équipe
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- Veiller à l’harmonisation des activités au niveau des sites
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- Assurer la liaison avec l’unité régionale de coordination concernant la mise en œuvre de MIKE et la transmission des données
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- Gérer la compilation et l’analyse des données au niveau national
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- Tenir informés les membres du Comité directeur
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- Gérer les dépenses (y compris celles liées aux exigences des donateurs en matière de rapport)
4. DECISIONS PRISES
Le Comité exécutif du Comité directeur régional a été désigné par les participants. Il se compose de quatre membres venant de quatre pays différents. Il a été décidé que les membres de ce comité seraient choisis sur la base de la langue et de l’habitat représenté:
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- Pays francophones de la zone de savane (2 représentants)
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- Pays de la zone de forêts (1 représentant)
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- Pays anglophones (1 représentant)
Les personnes suivantes ont été désignées pour siéger au comité exécutif:
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- M. John Mshelbwala, Nigeria
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- Jean Y. Tessi, Bénin
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- Yaya Tamboura, Mali
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- Côte d’Ivoire (membre pas encore désigné par le pays)
MM. John Mshelbwala et Jean T. Tessi ont été désignés par leurs pairs, respectivement en qualité de président et de vice-président du Comité exécutif.
Il a en outre été convenu que la procédure de renouvellement du comité sera fixée à la prochaine réunion régionale.
Des chargés de sites et des interlocuteurs du Comité directeur régional ont été nommés à titre provisoire par les représentants. Ils agiront par intérim en attendant de recevoir par écrit de leurs gouvernements respectifs, la confirmation officielle de leur poste. Leurs noms ont été communiqués au Secrétariat CITES.
5. ETAPES SUIVANTES
La liste ci-après décrit les étapes qui aboutiront à la mise en œuvre pleine et entière de MIKE dans la région.
Etats de l’aire de répartition
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- Désigner officiellement, par écrit, les chargés des sites
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- Désigner officiellement, par écrit, les chargés des sites/interlocuteurs nationaux
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- Définir le mandat du Comité exécutif (prochaine réunion du Comité directeur au complet)
Directeur de l’Unité centrale de coordination MIKE
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- Mettre en place un coordonnateur régional adjoint
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- Parvenir à une harmonisation de tous les protocoles
Participants à la réunion (de concert):
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- Discuter de la mise en œuvre au niveau des sites
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- Etablir une procédure de communication adéquate
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- Participer au premier atelier de formation pour des chargés des sites (et éventuellement des cadres nationaux)
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- Lancer MIKE
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- Signer des protocoles d’accord entre la CITES et les gouvernements des Etats de l’aire de répartition sur la mise en œuvre de MIKE en Afrique de l’Ouest
Annexe 1
Liste des Participants à la réunion de mise en œuvre de MIKE, 19 – 21 février 2001, Ouagadougou, Burkina Faso
NOM ET PRENOM(S)
PAYS
TITRE/FONCTION
ADRESSE COMPLETE
B.P., Tél., Fax, Courriel
TIOMOKO ALI DJAFARON
Bénin
Ingénieur Eaux et Forêts
Directeur du P.N. PENDJARI
B.P. 32
Tanguitatél./Fax: (229) 83 00 65
EL-HADJ ISSA AZIZOU
Bénin
Directeur des Forêts et des ressources Naturelles
B.P. 393
CotonouTél.: (229) 33 06 62/33 61 89
Fax: (229) 33 04 21/33 21 92
Courriel: foret@bow.intnet.bj.
Cenatel@bow.intnet.bj
SACCA SYLLA BOKO
Bénin
Directeur du parc W
B.P.08
BanikoaraTél.: (229) 65 01 95/65 01 96
YEHOUENOU TESSI JEAN
Bénin
Directeur Technique Cenafref
08 B.P. 0227
Tél.: (229) 30 72 82/97 52 34
Fax: (229) 30 72 82
Courriel: cenagref@firstnezt.bj
OUBDA TIMOTHE
Burkina Faso
Conservateur du parc W, Burkina Faso
B.P. 07 Diapaga
Tél.: (226) 79 10 33
OUEDRAOGO PAUL
Burkina Faso
Ecologue Chercheur CNRST
Secrétaire technique AAPE
04 B.P. 8540
OuagadougouTél.: (226) 33 40 98
Courriel: cadre@fasonet.bf.
COMPAORE PROSPER
Burkina Faso
Conservateur de la faune au Sahel
BP 07
Gorom Gorom - Province de l'OudalanTél.: (226) 66 00 65
INIYE YARO
Burkina Faso
Directeur Faune et Chasses
B.P. 7044
OuagadougouTél.: (226) 25 63 14 (Office)
(226) 36 07 07 (Home)
KOBON KOBON SIMPLICE
Côte d'Ivoire
Chargé du programme Eléphant
BP V 178
Abidjan (RCI)Tél.: (225) 20 21 07 00
Fax: (225) 20 21 09 90Courriel: ipcgap@africaonline /
Simplice kobon@yahoo.comGNAMIEN HALA JEAN-MARIE
Côte d'Ivoire
Chef de division parc national de Taï
BP 1342
SoubréTél.: (225) 34 72 23 52
Fax: (225) 34 71 17 79GONTO GBASSAHA A.
Côte d'Ivoire
Ingénieur E&F
Directeur du Parc MarahouéBP 623 Bouaflé
Tél.: (225) 30 68 93 73
Fax: (225) 30 68 91 63
CLETUS K. NATEG
Ghana
Chargé du parc national
KakumBox 427
Cape Coast National Park - GhanaTél.: (233 42) 32 583
Fax: (233 42) 33042/30268FRANK NSIAH
Ghana
Chargé de la faune
Box 102 E 2460
W/R
NICHOLAS BOAMAH
Ghana
Chargé de la protection de la faune, parc national BIAN
Box 171
S/WIAWSO
W/R
MOSES KOFI SAM
Ghana
Coordonnateur des
programmes sur les éléphants
Wildlife Division (Forestry Commission)
P.O. Box M 239
Accra, GhanaTél.: (233 21) 66 46 54 /
66 31 55Fax: (233 21) 66 64 76/
66 61 29Courriel: moses@wildlife-gh.com /
osmoi28@cafe2.comCHARLES KOBINA ABAKA HAIZEL
Ghana
Cadre du parc national de Mole
P.O. Box 8, Damongo
GhanaTél.: (233 717) 22041/22045
Fax: (233 21) 66 64 76/ 66 61 29
Courriel: moses@wildlife-gh.com
CONDE CECE PAPA
Guinée
Conservateur
Directeur Adjoint
CF. NZerekré
B.P. 71 Nzerekoré/
B.P. 624 Ckry DNEF
Tél.: (224) 91 03 85
Fax: (224) 48 50 91C-mail: CFZPGRR@sotelgui.net.gn
CHRISTINE SAGNO
Guinée
Chef Division Faune et Protection de la Nature
B.P. 624
Tél.: (224) 43 02 51
Fax: (224) 43 00 20 /
41 48 73
Courriel: dfpn@sotelgui.net.gnLEO NISKANEN
Nairobi
Kenya
Chargé de Programme GSEAF-
P.O Box 62440
Tél.: (254-2) 572630
Fax: (254-2) 577389Courriel: LNiskanen@wwfeafrica-org
DUBLIN HOLLY
Kenya
Conseiller à la conservation WWF & président de l'UICN/CSE
AFESG
P.O. Box 62 440
Nairobi, KenyaPhone /fax: cf Leon Niskanen
Courriel: Hdublin@wwfafrica.org
TAMBOURA YAYA NOUHOUM
Mali
Directeur National Conservation Nature
B.P. 275
BamakoTél./fax: (223) 23 36 96
MAMADOU B. SAMAKE
Mali
Chef de service de la Conservation DTZA
Tél.: (223) 45 20 29
SEYNI SEYDOU
Niger
Directeur de la Faune de la Pêche et de la Pisciculture
Courriel: UICN pmedp@intnet.ne
JOHN H. MSHELBWALA
Nigeria
Scientifique en chef chargé de l'environnement, ministère fédéral de l'environnement
PMB 265
Garki, AbujaTél.: (2349) 2342807/ 2342808
Courriel: fmev@hyperia.com
ABDOULAYE SY
Sénégal
Chef Division Nationale Gestion de la Faune
Parc Forestier de Honn
B.P. 1831
DakarTél.: (221) 832 08 56
Fax: (221) 832 04 26
IBRAHIM DIOP
Sénégal
Conservateur du parc national de Niokdo Koba
B.P. 37
TambacoudaTél.: (221) 98 110 97
OKOUMASSOU KOTCHIKPA
Togo
Chef de Division Faune chargé & des PN et RF
B.P. 355 Lomé
Fax: (228) 21 40 29
Courriel: direfaune@caramail.com
HUNTER NIGEL D.
Secrétariat CITES
Directeur désigné de MIKE
CITES
MALAN LINDEQUE
Secrétariat CITES
Chef, Unité de coordination scientifique
15, Chemin des Anémones
1219 Châtelaine-Genève
Suisse
Tél.: (4122) 917 81 39
Fax: (4122) 797 34 17
KEDOWIDE FRANCOIS- CORNEILLE
UICN - BRAO
UICN-BRAO
Facilitateur Suivi Evaluation01 B.P. 1618
Ouagadougou 01
Burkina Faso
LAMINE SEBOGO
UICN - BRAO
Chargé de Programme GSEAF Afrique de l'Ouest
01 B.P. 1618
Ouagadougou 01
Burkina FasoTél.: (226) 30 70 47
Fax: (226) 30 75 61
Courriel: Lamine.gseaf@fasonet.bfRICHARD F. W. BARNES
Consultant
UICN - BRAO
Ecologiste
West Africa Programme Conservation International
Biology Division 0116
University of California 0116
LA JOLLA, California 92 111
USATél/Fax: (001-858) 292 0803
Courriel: rfbarnes@ucsd.eduTORREKENS PETER
UICN - BRAO
Coordonnateur Programme régional
01 B.P. 1618
Ouagadougou
Burkina FasoTél.: (226) 30 70 47
IBRAHIM THIAW
UICN-BRAO
Représentant régional Afrique de l'Ouest
Tél.: (226) 30 85 80
Fax: (226) 30 70 47
.
.
Annexe 2 (original en français)
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Discours d'ouverture du Représentant du Ministre de l'Environnement et de l'Eau du Burkina Faso
DISCOURS D'OUVERTURE DU MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT ET DE L'EAU A L'OCCASION DE LA REUNION DE MISE EN OEUVRE DE MIKE (Suivi à long terme de l’abattage illicite d’éléphants) EN AFRIQUE DE L'OUEST.
Monsieur le Représentant du Secrétariat de la CITES,
Monsieur le Représentant Régional de l'UICN pour l'Afrique de l'Ouest,
Honorables délégués et Spécialistes de la Conservation,
Chers invités,
Je voudrais, au nom du Gouvernement, vous souhaiter la bienvenue en terre hospitalière du Burkina Faso. Nous sommes très honorés d'abriter cette rencontre régionale, et j'espère que malgré ce début de séjour marqué par l'harmattan et la fatigue du voyage, vous ne ménagerez aucun effort pour conduire à terme le programme de cette rencontre.
Le suivi de l'abattage illégal des éléphants, thème central de cette rencontre, constitue un sujet d'importance capitale pour la conservation d'une espèce dont les valeurs aux plans culturel écologique et économique ne sont plus à démontrer dans les sociétés ouest africaines.
En effet, les responsables politiques attendent beaucoup de cette rencontre et cela à juste titre, au regard des menaces qui suscitent des inquiétudes quant à la survie de l'espèce dans notre région.
Je me permettrai d'évoquer la situation de l'espèce dans nos pays. En effet, plusieurs pressions s'exercent sur nos populations d'éléphants parmi lesquelles je citerai les suivantes:
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- La forte pression démographique qui entraîne la dégradation, la réduction de l'habitat et sa dislocation qui a atteint un niveau tel que les zones de distribution des éléphants sont devenues isolées les unes des autres
.
- La dégradation de l'habitat liée, entre autres, aux caprices pluviométriques avec pour conséquence une insuffisance des ressources en eau pour répondre aux besoins du couvert végétal et du cheptel sauvage.
.
- Le braconnage, dont il sera question tout au long de vos travaux, qui constitue la menace la plus directe sur les éléphants et pouvant conduire à court terme à une extinction locale de l'espèce. Cette pression est la plus dangereuse pour les éléphants d'Afrique de l'Ouest qui déjà sont très vulnérables en raison de la taille réduite des populations et du contexte écologique difficile.
En plus de ces trois pressions, je ne saurais passer sous silence la question des conflits hommes- éléphants qui deviennent de plus en plus sévères dans nos régions et pouvant contribuer également à la disparition de l'espèce.
Le Burkina Faso, avec un effectif d'éléphants d'environ 3500 têtes, n'échappe pas à toutes ces réalités que je viens d'évoquer. Pour une superficie de 274200 km2, le pays compte 13 sites de distribution des éléphants dont la superficie totale est de 18198 km2, représentant 7% de la superficie du territoire. Les importantes zones de distribution des éléphants sont situées à l'Est du pays dans le complexe W, Arly, Singou et ses zones périphériques, au centre Sud, dans le Ranch de Nazinga, au Centre Ouest dans le Parc des deux Balés et à l'Ouest dans le complexe Comoé Léraba et ses zones périphériques.
Bien que les effectifs d'éléphants au Burkina soient relativement modestes, le pays a consenti des efforts pour la conservation de l'espèce et en a fait une priorité dans le domaine de la gestion de la Faune. Pour votre information, je voudrais souligner quelques-uns uns de ces efforts.
.
- Au plan législatif, l'espèce bénéficie d'un statut de protection intégrale au niveau national depuis 1974.
.
- Au niveau de la maîtrise des effectifs, toutes les populations d'éléphants ont fait l'objet d'inventaires depuis 1991. Ce suivi est beaucoup plus régulier dans certains sites comme Nazinga et l'Est du pays ou, en moyenne, des inventaires ont lieu chaque année.
.
- Au niveau de la protection, le pays avec l'aide des partenaires au développement, a mis en place des programmes de conservation qui couvrent la majorité des sites. Au nombre de ces programmes, on peut noter le projet d'appui aux unités de conservation de la Faune, financé par la Coopération Française, le Programme National de Gestion des Terroirs, financé par la Banque Mondiale, le projet d'appui au Ranch de Nazinga, financé par la Banque Mondiale et la Belgique, le Projet de Gestion Participative de la Faune et des Ressources Naturelles, avec l'appui de la Banque Mondiale. Tout dernièrement, le Gouvernement vient de mettre en place un important programme qui couvre presque toutes les zones de distribution des éléphants. Ce programme, dénommé Programme National de Gestion des Écosystèmes Naturels, est financé par la Banque Mondiale pour une période de 15 ans. Enfin, je citerai le projet régional W financé par l'Union Européenne.
.
- Certaines initiatives sont également en cours. Dans le souci de consolider sa politique en matière de conservation des éléphants, le Burkina est en train de planifier une stratégie nationale pour la gestion de ses éléphants avec l'assistance technique du Groupe de spécialistes de l'éléphant d'Afrique et l'appui financier du Service de la Faune et de la Pêche des États-Unis d'Amérique.
.
- Par ailleurs, d'autres initiatives sont en préparation avec l'UICN et la France pour le développement d'un programme de gestion des éléphants au Deux Balés.
S'appuyant sur l'expérience pilote d'intégration des communautés locales au ranch de Nazinga, le Burkina a réussi une intégration effective des communautés riveraines des parcs à la gestion de la faune.
En perspective, le Burkina entend consolider ces acquis, par la relecture des textes législatifs portant sur la gestion de la Faune, la mise en œuvre de la décentralisation, la prise en compte des intérêts des populations dans les programmes en préparation.
Toutefois, bien d'autres domaines méritent encore des efforts supplémentaires. Je citerai entre autres, la maîtrise du commerce interne de l'ivoire pour laquelle aucune action n'a été jusque là initiée.
En raison des mouvements transfrontaliers des éléphants, mon pays souhaite associer ses efforts à ceux des pays voisins à travers l'approche préconisée par la stratégie régionale pour la conservation des éléphants d'Afrique occidentale, développée par le Groupe de spécialistes de l'éléphant d'Afrique de l'UICN et les États de la région.
Nous avons suivi avec intérêt le développement du processus de MIKE aussi bien à travers les différentes conférences des Parties à la CITES, qu'à travers les réunions de dialogue initiées pour rechercher un consensus autour de la question de la gestion des éléphants en Afrique. Nous sommes aujourd'hui heureux de constater que toutes ces démarches ont abouti à la mise en place d'un système formel dont l'objectif est de dégager la tendance évolutive du braconnage dans les États de l'aire de répartition.
Nous attendons que vos travaux dégagent toutes les mesures à même d'assurer une bonne fonctionnalité de ce système de suivi.
Je voudrais enfin adresser tous mes remerciements à la CITES, à l'UICN, et à tous les partenaires qui ont conjugué leurs efforts pour la tenue de cette réunion.
Au nom du Gouvernement du Burkina Faso, je vous souhaite plein succès dans vos travaux. Sur ce, je déclare ouverte la réunion de mise en œuvre du Système de Suivi de l'Abattage Illégal des Éléphants en Afrique de l'Ouest.
Je vous remercie
.
Annexe 3
Liste des documents distribués
- Rapport de la réunion d'Accra
- Projet de rapport mensuel et instructions
- Projet de rapport MIKE de la patrouille sur le terrain et instructions
- Projet de rapport MIKE sur les carcasses d'éléphants et instructions
- Projet de rapport MIKE, populations d'éléphants (Formulaire 4)
- Projet de rapport MIKE, Village Surveys (Formulaire 5)
- Projet de rapport MIKE, Suivi de l'application de la loi (Formulaire 2)
- Projet de rapport trimestriel (forêt) MIKE
- Projet de rapport de patrouille sur le terrain (forêt) MIKE
Annexe 4
Information sur les sites et changements proposés
SITES
STATUT
PROJETS EN COURS / DONATEURS
ORGANISATIONS
PARTENAIRES
PAYS
PENDJARI
PN
RéS. DE L A BIOSPHERE
.
Gestion du complexe du parc national de la Pendjari
Financement: GTZ/KFW/AFD/GEF
- Agence de tourisme
- Université
- Population
BENIN
RANCH DE NAZINGA
Ranch gibier d'Etat
- Banque mondiale (FEM)
- Région wallonne Belgique pour la Recherche
BURKINA FASO
COMPLEXE DU PARC W
PN
- Projet de conservation et d'utilisation rationnelle des aires protégées contiguës au Bénin, Burkina Faso, Niger et leurs zones d'influence
Financement: Union européenne
- FED
- ONG
- Population
- Agence de tourisme
- Université
BENIN
Burkina Faso
Niger
COMOE
PN
Programme Transitoire - Union européenne
ONG/WWF
COTE D'IVOIRE
MARAHOUE
PN
Programme Transitoire - Union Européenne
ONG/Conservation International
COTE D'IVOIRE
TAÏ
PN
KFW
GTZ,WWF.
CSRS
COTE D'IVOIRE
KAKUM
NP
Gouvernement japonais /US Fish & Wildlife Service
Conservation International
GHANA
MOLE
NP
-------
-------
GHANA
ZIAMA
Réserve Biosphère
Projet de Gestion des Ressources Rurales
(PGRR.) K.F.W.
Population
Collectivités locales
GUINEE
SAPO
PN
LIBERIA
GOURMA + SAHEL BUR.
Réserve
Projet Conservation de la Biodiversité / B.M., F.F.E.M.
Population
Collectivité
ONG
MALI + BURKINA FASO
BABAN RAFI
Forêt classée
Programme Energie Domestique / Projet Aménagement des Forêts naturelles
- Population
- DANIDA
- B.A.D.
NIGER
SAMBISA
NP
National Park Service
NCF
NIGERIA
YANKARI
NP
National Park Service
Savane Conservation NCF
NIGERIA
NIOKOLO
BADIAR
PN
Programme AGIR CEE
Population Collectivités locales
GUINEE + SENEGAL
FOSSE AUX LIONS
PN
Programme de réhabilitation des aires protégées du Togo
C.E.
- Population locale
- Direction *Faune et Chasse
- ONG
TOGO
Annexe 5
Ressources humaines, Patrouilles et Equipement
Sites
Pays
Personnel
Patrouil-les
Equipement
Ni-veau sup.
Niveau
inter-méd.
Pers. de ter-rain
Autres
Nbre par
moisJours par
patrouillePers. par
patrouilleNbre d’heure-homme par mois
Ca-mions
4 x 4
Motos
Vélos
Autres
(spécifié)Marahoué
Côte d'Ivoire
5
15
21
6
2
10
12
240
0
0
0
0
GPS, boussole
Parc W
Bénin
2
0
4
8
6
5
6
180
0
2
4
0
4 walkies-talkies
Gourma
Mali
3
15
1
0
3
7
6
126
0
1
1
0
N.s.
Kakum
Ghana
1
3
47
16
C
10
15
4
600
0
2
2
10
Radios
M
1
10
7
70
Pendjari
Bénin
5
0
22
16
8
10
7
560
0
0
0
0
GPS, ordinateurs
Mole
Ghana
4
5
177
0
C
29
15
4
1740
4
2
5
200
Radios, téléphones
M
9
10
4
360
Fosse aux lions
Togo
1
5
5
0
N.s.
N.s.
N.s.
N.s.
0
0
0
0
N.s.
Taï
Côte d'Ivoire
9
0
75
0
2
5
7
70
0
10
0
0
GPS, radios, PC
Ziama
Guinée
5
0
28
0
2
15
6
180
3
7
20
GPS, radios
Niokolo
Sénégal
5
126
24
19
3
3
171
3
2
16
1
2 canoës, radios
4
4
10
160
2
5
25
250
1
5
50
250
Pack W
Niger
2
4
18
20
4
5
5
100
1
4
4
5
3 canoës, GPS, radios
Nazinga
Burkina Faso
3
0
5
25
?
?
?
?
?
?
?
Parc W
Burkina Faso
4
0
5
21
3
3
3
27
0
0
3
13
Sahel Burkina
Burkina Faso
1
0
9
5
2
5
3
30
0
0
2
0
C: Patrouilles (Camp)
M: Patrouilles (Force mobile)
N.s.: Non spécifié
Les chiffres en italiques signalent l’équipement en mauvais état
.
Annexe 6
.
MISE à JOUR DES éTUDES
SITE
DATE
TYPE De RELEVé
SOURCE
PROJETS A VENIR
Pendjari
1987
Transect au sol
Projet national de gestion
1990
"
Montpellier
2000
"
Université du Bénin
Février – mars 2001
Nazinga Ranch
2000
Transect aérien & levés au sol deux fois par an
Parc "W"
Bénin
1996
Aérien