MINUTES TELECONFERENCE CALL MIKE CENTRAL AFRICA,

MINUTES DE LA TELECONFERENCE DU 22 NOVEMBRE 2000
SUR LE PROJET PILOTE DE MIKE EN AFRIQUE CENTRALE

PARTICIPANTS

Jim Armstrong (Secrétariat CITES) = JA, Malan Lindeque (Secrétariat CITES) = ML, Richard Ruggiero (USFWS) = RR, John Hart (WCS) = JH, Rene Beyers (WCS) = RB

SUJETS DISCUTES

1. Le point sur le financement de MIKE Afrique par l'UE et d'autres sources
2. Le point sur MIKE dans d'autres régions africaines
3. Le point sur le projet pilote en Afrique centrale; transition vers le programme MIKE global
4. Le cybertracker
5. Les protocoles de suivi du respect de la loi
6. La prochaine téléconférence

1. LE POINT SUR LE FINANCEMENT DE MIKE AFRIQUE

L'Union européenne (UE) a demandé un changement dans la structure du budget de la proposition MIKE; le Secrétariat a par la suite procédé à ce changement. La proposition a été soumise au comité de révision de l'UE, qui se réunira dans la semaine du 27 novembre. Comme prévu, le contrat avec l'UE devrait être prêt à être signé au début de décembre. L'UE allouera 2,4 millions d'euros sur un total de 3,8 millions pour 18 mois, le reste étant des fonds de contrepartie. Le Secrétariat CITES recherche ces fonds et espère vivement que le gouvernement belge honorera son engagement de contribuer au financement de MIKE. Les fonds seront probablement administrés par des agences sous contrat.

2. LE POINT SUR MIKE DANS D'AUTRES REGIONS AFRICAINES

La structure de MIKE est maintenant en place en Afrique australe et doit encore être établie dans les autres régions (Afrique centrale, Afrique de l'Ouest et Afrique de l'Est). Certains progrès ont été faits en Afrique de l'Ouest. Le bureau de l'UICN a été choisi pour aider au processus MIKE. Il n'y a eu jusqu'à présent aucune activité de MIKE en Afrique de l'Est. Cependant, le Kenya souhaiterait que la coordination centrale de MIKE soit basée dans le pays.

3. LE POINT SUR LE PROJET PILOTE EN AFRIQUE CENTRALE; TRANSITION VERS LE PROGRAMME MIKE GLOBAL

Une réunion pour la région de l'Afrique centrale (AC) sera convoquée au début de l'an prochain. Les pays qui n'ont pas participé au projet pilote devraient participer au processus; les partenaires du programme devront sélectionner un coordonnateur régional. La dernière réunion avec les membres du Comité directeur du projet pilote de MIKE en AC aura lieu début mars (JH). Ce pourrait être une réunion de transition en vue du projet MIKE global; dans ce cas, les autres pays de l'AC seront invités et le Secrétariat CITES sera présent. Cette réunion devrait aboutir à la mise en place d'une coordination régionale et à l'établissement d'un calendrier. L'AC continuera d'élaborer son programme pilote, à l'élargir à d'autres sites (y compris des sites de savane) et à y faire participer de nouveaux pays. Il faudra deux réunions pour assurer la transition vers le programme MIKE global. A la première réunion avec les directeurs, en mars, l'engagement des gouvernements vis-à-vis du programme devrait être confirmé, un coordonnateur régional désigné et le protocole pour l'établissement des rapports présenté. En janvier, le Secrétariat CITES préparera les grandes lignes du mandat du coordonnateur. Une seconde réunion devrait avoir lieu avec les cadres nationaux chargés de l'éléphant qui réaliseront le programme; ce sera leur première session de formation au programme MIKE global. Ces cadres, et les chefs d'équipe de terrain, devraient être incités à gérer et à analyser les données sur les sites de manière à garantir la collecte correcte des données (RB).

Le 23 janvier, une réunion WWF/WCS aura lieu avec les directeurs des parcs nationaux et des services de la faune sauvage d'AC; une plus vaste stratégie de conservation des éléphants pour la région y sera discutée. Il est indispensable que les agendas de cette réunion et de MIKE soient distincts afin d'éviter toute confusion entre les programmes et pour que MIKE soit au cœur du suivi des éléphants et de l'abattage illicite.

Le Secrétariat attend de certains pays une contribution en nature au programme. JH souligne qu'il serait utile que les pays de l'AC sachent quel type de contribution en nature serait acceptable pour la CITES. Le Secrétariat CITES demandera aux pays de quelle manière ils estiment pouvoir le mieux contribuer à MIKE. Les contributions en nature peuvent être, par exemple, la mise à disposition de personnels de terrain, de véhicules et autres éléments de logistiques. JA souligne que MIKE est un programme conduit par les gouvernements et qu'il devrait donc être orienté et appuyé par eux. La CITES assurera la formation, fournira certains équipements, etc., et disposera de fonds pour assister les cadres nationaux chargés des éléphants dans chaque pays. Les opérations des équipes de terrain durant la phase pilote ont été fortement tributaires de l'appui des partenaires mais cet appui pourrait ne pas durer. Les équipes de terrain, dévouées, devraient trouver elles-mêmes un appui financier et logistique. Il faudrait évaluer ce que les gouvernements peuvent se permettre financièrement et préparer un programme simple, pragmatique et durable, qui tienne compte de ces contraintes. Les cinq pays participant au projet pilote ont exprimé la volonté d'établir un programme national sur l'éléphant accueillant MIKE. Le Cameroun a pris des mesures concrètes en ce sens. Son directeur de la faune reconnaît qu'un programme national sur l'éléphant pourrait contribuer à obtenir un soutien politique pour la gestion et la conservation des éléphants.

Lors de la dernière réunion du Comité directeur du projet pilote, ses membres nationaux ont demandé que la transmission des données passe par les directeurs de la faune ou par l'organe de gestion CITES national avant que les données arrivent au Secrétariat CITES. Des informations précieuses sur la chasse illicite à l'éléphant peuvent provenir du renseignement et les cadres nationaux peuvent obtenir des informations sensibles. La CITES devra traiter ces questions sensibles avec les gouvernements.

JA souligne que des informations sur la chasse illicite et sur les éléphants proviendront d'ailleurs que des sites MIKE et qu'il faudra mettre en place des mécanismes pour faire des rapports sur ces renseignements. Il note que de nombreux rapports sur le braconnage ne parviennent pas au Secrétariat CITES et que le protocole sur les rapports devra être amélioré.

La dernière session de formation du projet pilote en AC (formation 3) se tiendra au Cameroun en décembre. Les cadres nationaux chargés des éléphants recevront des instructions sur les données et les rapports résumés à envoyer au Secrétariat CITES et seront priés de les envoyer directement au Secrétariat CITES.

4. LE CYBERTRACKER

Le Secrétariat CITES souhaite que le cybertracker soit le principal outil de recueil des données sur tous les sites MIKE. RB rencontrera Louis Liebenberg au Congo ce mois-ci et abordera l'utilisation potentielle du cybertracker pour MIKE et les questions techniques qui se posent. La CITES envisage d'engager un conseiller technique à plein temps pour résoudre les problèmes dans la région. Cette personne serait également chargée de former les équipes de terrain à l'utilisation du cybertracker. Conservation International pourrait allouer des fonds supplémentaires pour l'utilisation du cybertracker dans MIKE. La logiciel du cybertracker devra être adapté à MIKE et un lien avec la base de données MIKE devra être créé. RB accepte d'examiner ce point et de contacter le programme MIKE en Afrique australe afin que le cybertracker et la base de données soient harmonisés sur tout le continent. Des sites de savane seront bientôt intégrés au programme MIKE en AC; la collaboration avec les pays de l'Afrique australe sur la méthodologie serait très utile.

5. LES PROTOCOLES DE SUIVI DU RESPECT DE LA LOI

Ayant été jugés trop compliqués, les formulaires sur le respect de la loi et les rapports sur les sites en AC seront simplifiés. Les commentaires faits durant la formation 3 par les personnes les ayant utilisés sur le terrain permettront de les améliorer. Après amélioration, les formulaires et les rapports seront soumis au GTC CITES pour examen. Le respect de la loi est l'une des variables clés qui déterminent la répartition géographique des éléphants. De nombreuses informations sur la chasse illicite proviennent du renseignement. La manière de s'en servir devrait être claire et la question de l'utilisation de ces informations sera posée au GTC. ML est très favorable à une interaction plus étroite entre l'Afrique centrale et le programme de l'Afrique australe sur l'utilisation de ces informations, et sur les protocoles et la méthodologie appliqués dans la savane. Il prendra les premiers contacts par courriel.

6. LA PROCHAINE TELECONFERENCE

La prochaine téléconférence aura lieu le 10 janvier à 15 heures, heure d'Europe centrale. RR le rappellera aux participants la semaine précédente afin qu'un ordre du jour provisoire soit préparé à temps.