Suivi de l'abattage illicite des éléphants (MIKE)


Suivi de l'abattage illicite des éléphants (MIKE)

PROJET PILOTE DE MIKE EN AFRIQUE CENTRALE
Rapport intermédiaire

Première phase: juillet – décembre 1999

John A. Hart, coordonnateur du projet pilote

Juin 2000

TABLE DES MATIERES

1. RESUME

2. INTRODUCTION

2.1. Buts du projet pilote

2.2. Objectifs de la première phase du projet pilote (juin – décembre 1999)

2.3. Chronologie

2.4. Remerciements

3. PRESTATIONS A FOURNIR PAR L'UICN

3.1. Sélection des sites pilotes

3.2. Autorisations pour le projet pilote

3.3. Méthodes et analyses

3.4. Formulaires de rapport et protocoles de recueil des données

3.5. Modules de formation à la mise en œuvre de MIKE

3.6. Proposition et budget pour terminer le projet pilote

3.7. Formation 1: Méthodes et protocole d'étude sur le terrain

4. RAPPORT SUR LA FORMATION 1: METHODES D'ETUDE (Nouabale Ndoki, Congo: septembre – novembre 1999)

5. RENFORCEMENT DES CAPACITES ET ENSEIGNEMENTS

5.1. Renforcement des capacités

5.2. Enseignements et recommandations

LISTE DES TABLEAUX

TABLEAU 1. Calendrier de la 1ère phase du projet pilote en Afrique centrale (juillet – décembre 1999)

TABLEAU 2. Contributeurs au projet pilote en Afrique centrale (juil.– déc. 1999)

TABLEAU 3. Rapport final sur les prestations fournies par l'UICN

TABLEAU 4. Projet pilote en Afrique centrale, zones d'étude et leur description

TABLEAU 5. Résumé des données à réunir par les protocoles de MIKE sur le terrain

1. RESUME

La phase pilote (ou projet pilote) de MIKE en Afrique centrale a commencé en avril 1999. Elle est coordonnée par la Wildlife Conservation Society (WCS); la première phase a été financée par la CITES par l'intermédiaire de l'UICN et a bénéficié d'un appui supplémentaire de la WCS, de l'UICN/Pays-Bas et de CARPE.

Les objectifs de la première phase du projet pilote (juin – décembre 1999) ont été définis dans un contrat passé entre l'UICN et la WCS.

La première phase a donné les résultats suivants:

Quatre zones pilotes réparties dans cinq pays (tableau 4) ont été sélectionnées et les premières visites de sites ont eu lieu dans trois zones. Des projets de protocoles ont été préparés pour les études de terrain, le suivi du respect des lois et l'établissement des rapports. Ils seront revus pour vérifier s'ils sont complets au plan technique et s'ils s'harmonisent avec les protocoles MIKE d'autres régions d'Afrique.

A janvier 2000, un statut juridique avait été obtenu pour le projet pilote au Congo. En République démocratique du Congo et au Gabon, le projet a été autorisé et son personnel désigné par le ministère de tutelle mais le projet n'a pas de statut juridique officiel. Les organes CITES et les ministères compétents du Cameroun et de la République centrafricaine doivent encore être contactés.

Des protocoles provisoires pour la réunion des données et le travail sur le terrain ont été préparés mais ils seront révisés lorsque le cadre analytique et le protocole d'échantillonnage auront été élaborés.

Des projets de modules de formation ont été préparés pour la première session de formation (septembre – novembre, parc national de Nouabale Ndoki). La formation a porté sur les inventaires sur le terrain, les techniques d'étude, le protocole d'étude et l'analyse statistique élémentaire. Ces modules seront modifiés sur la base des résultats de la formation. D'autres modules sur le suivi du respect des lois, la tenue de la base de données et l'établissement des rapports sont en préparation.

Une proposition de projet et un budget ont été préparés (en date du 24 décembre) et soumis au USFWS et à la CITES en janvier 2000.

Les initiatives prises pour renforcer les capacités et les leçons tirées de l'expérience sont évaluées dans le présent rapport.

2. INTRODUCTION

MIKE a commencé en Afrique centrale à la fin du mois d'avril 1999 par l'établissement de la phase pilote (ou projet pilote). Le projet pilote a été lancé au cours d'une réunion tenue à Libreville (Gabon) qui a rassemblé des représentants de la CITES, du Groupe UICN de spécialistes de l'éléphant d'Afrique, des ministères des Etats concernés par la gestion des éléphants, et des ONG internationales s'occupant de conservation dans la région. Un Comité directeur a été établi et chargé de préparer un projet pilote de 18 mois (jusqu'en décembre 2000). Les objectifs de la première phase (juin – novembre 1999) étaient d'obtenir l'autorisation des Etats de l'aire de répartition de réaliser le projet pilote, de créer la structure du projet pilote et de préparer des modules de formation et des protocoles pour le terrain. Ces activités devaient être entreprises par la WCS par contrat avec l'UICN.

Le présent document est un rapport d'activité résumant les progrès enregistrés durant la première phase du projet pilote. Les prestations devant être fournies par l'UICN par contrat seront d'abord indiquées, suivies par les progrès réalisés à ce jour. Les leçons tirées de l'expérience et les recommandations pour la phase suivante seront ensuite présentées. Certaines tâches, notamment les projets de formation et de protocoles pour le terrain et la proposition d'un projet et d'un budget ont été soumis séparément.

2.1. Buts du projet pilote

Le projet pilote en Afrique centrale a les buts suivants:

  • Elaborer et tester des méthodes permettant de suivre les tendances de la répartition des éléphants et de leur relative abondance en Afrique centrale, et les facteurs influant sur elles, en particulier l'abattage illicite.
  • Renforcer les capacités locales et nationales d'appliquer ces méthodes.
  • Fournir les premières données pour les sites sélectionnés en région forestière.

2.2. Objectifs de la première phase du projet pilote (juin – novembre 1999)

Les objectifs de la première phase du projet pilote ont été définis dans le contrat qui couvre la période allant de juillet à novembre 1999. La préparation de rapports et d'une proposition a été entreprise en décembre 1999.

Les objectifs étaient les suivants:

1. Sélectionner les sites pilotes dans cinq pays de l'Afrique centrale.

2. Obtenir l'approbation officielle de la phase pilote dans les pays concernés.

3. Préparer une série de méthodes et d'analyses pour le travail de terrain.

4. Préparer les protocoles de réunion des données et les formulaires de terrain.

5. Préparer les modules de formation.

6. Préparer une proposition de projet et de budget.

7. Entreprendre la formation initiale du personnel de terrain de MIKE.

8. Evaluer les initiatives de renforcement des capacités et tirer les leçons de la première phase du projet pilote.

2.3. Chronologie

Un résumé de la chronologie des six premiers mois du projet pilote figure au tableau 1.

2.4. Remerciements

De nombreuses personnes ont apporté une contribution, parfois importante, à la première phase du projet pilote (voir tableau 2). Au nom du Comité de coordination de l'Afrique centrale, je tiens à les en remercier et à exprimer ma gratitude pour toutes les critiques constructives et les suggestions que nous avons reçues. Il va sans dire que la collaboration avec tous nos partenaires reste importante alors que s'engage la phase suivante de travail actif sur le terrain.

3. PRESTATIONS A FOURNIR PAR L'UICN

Par contrat avec la WCS, l'UICN doit fournir huit prestations à fin novembre 1999 (voir tableau 3). Un rapport résumé sur chacune est présenté ci-dessous.

3.1. Sélection des sites pilotes

Les activités du projet pilote seront axées sur des régions forestières de cinq pays: Congo, Cameroun, Gabon, République centrafricaine et République démocratique du Congo. Des programmes complets de suivi seront élaborés dans trois régions que nous avons appelées "zones d'étude". Les sites désignés par la CITES comme sites MIKE sont situés dans ces zones.

L'ensemble du programme de suivi, y compris la préparation de cartes et d'une base de données, le protocole d'étude, les inventaires sur le terrain et l'analyse auront lieu dans trois zones d'étude: 1) le centre du Gabon (Lope/forêt des Abeilles), 2) Odzala (parc national d'Odzala et alentours) et 3) la forêt d'Ituri (réserve d'Okapi et alentours). Une zone additionnelle – le bassin du nord du Congo/Sangha, couramment appelé région tri-nationale du Congo, de la République centrafricaine et du sud-est du Cameroun – a elle aussi été incluse dans la phase pilote bien que toutes les activités du projet n'y auront pas lieu.

Les zones d'étude sont indiquées et décrites dans le tableau 4.

Les zones d'étude incluent des aires protégées (parcs nationaux et réserves) et des aires non protégées. Elles sont représentatives de l'éventail des conditions politiques et environnementales, des effets de la présence humaine et des activités économiques prévalant dans les secteurs principalement forestiers de MIKE en Afrique centrale. Si la savane est présente dans certains sites pilotes, aucun des sites du projet n'est composé principalement de savane. Les méthodes d'étude dans la savane diffèrent de celles utilisées dans les sites forestiers. Faute de temps et de moyens, il n'a pas été possible d'inclure un site de savane strict dans la phase pilote.

Le projet pilote collaborera avec divers donateurs et projets d'ONG pour réunir des données sur les éléphants et les facteurs influant sur eux dans les régions pilotes; il utilisera aussi les données émanant de sites d'étude qui ne sont pas actuellement désignés comme sites MIKE.

3.2. Autorisations pour le projet pilote

Le projet pilote a été reconnu officiellement au Congo et a reçu des autorisations préliminaires au Gabon et en République démocratique du Congo. Des projets de lettres ont été préparés et soumis à l'organe de gestion CITES (OG) par chacun des membres du Comité national de coordination concerné. Il sera indiqué au Secrétariat CITES où en sont les autorisations et des copies des lettres d'autorisation lui seront envoyées à mesure qu'elles seront reçues.

3.3. Méthodes et analyses

3.3.1. Protocole d'étude

Le protocole d'étude sera conçu de manière à permettre la réunion de données normalisées et comparables dans toutes les zones d'étude. Les données seront utilisées pour évaluer la répartition géographique et l'abondance des éléphants en fonction de certaines variables ou co-variables affectant directement les éléphants et liées à l'abattage illicite. Il s'agit des éléments suivants:

1. Accès pour l'homme: Routes, rivières

2. Occupation par l'homme: Etablissements humains

3. Action de l'homme: Economie (foresterie, exploitation minière); Subsistance (agriculture)

4. Protection: Action de protection (lutte contre le braconnage); Activités illicites (chasse); Conflits homme/éléphant

5. Habitat

6. Aires de répartition passées de l'élphant et abondance

Les études se déploieront sur différents niveaux de l'action de protection, de l'accès à l'homme et des établissements humains. Elles couvriront les limites des aires protégées et incluront des zones d'aires protégées où des patrouilles ont lieu et d'autres où il n'y en a pas.

3.3.2. Structure des études

Les études MIKE suivront les étapes indiquées ci-après:

1. Préparation de bases de données et de cartes

2. Elaboration du protocole d'étude

3. Recueil des données sur le terrain

4. Analyse des données et rapports

Bases de données des sites. Elles guideront le protocole d'étude et l'échantillonnage et permettront d'établir des lignes de base pour la comparaison et l'interprétation des résultats de l'étude. Les bases de données incluront les données sur les co-variables (voir ci-dessus) et les résultats du suivi. Elles intégreront les données existantes et les nouvelles informations. Les données géographiquement explicites seront autant que possible géo-référencées. Les bases de données des sites seront actualisées chaque année. Les sources et les dates des informations seront indiquées.

Cartes. Des cartes normalisées sont indispensables pour garantir une conception équilibrée de l'échantillonnage dans les études et un traitement analytique commun. Elles seront produites en reliant les bases de données des sites à un programme de système d'information géographique (SIG).

Les cartes de la phase pilote indiqueront au minimum:

  • les limites des aires protégées et l'infrastructure de protection, notamment les postes de patrouille, les sièges des parcs, les villages de conservation, etc.);
  • les routes et autres accès;
  • les établissements humains;
  • les zones d'exploitation (minière, forestière, hydrocarbures et concessions forestières).
  • les principales caractéristiques de l'habitat, notamment l'hydrologie, la topographie (éléments significatifs), les savanes, les habitats ou caractéristiques importants pour les éléphants (zones défrichées, baies);
  • l'emplacement des études précédentes sur les éléphants et leurs résultats s'ils sont disponibles.

Cette base de données sera conçue de manière à pouvoir incorporer de nouvelles informations, mettre en place une couverture supplémentaire par le SIG et élargir et modifier la couverture géographique à mesure que de nouvelles informations sont disponibles. L'imagerie par satellite géo-référencée sera incluse dans la couverture de certaines régions selon ce qui sera disponible. Dans tous les cas, les bases de données seront structurées de manière à pouvoir inclure et actualiser les informations reliées à l'imagerie à mesure qu'elles deviennent disponibles.

Protocole d'étude. Les cartes serviront à élaborer un plan d'échantillonnage efficace et rationnel du point de vue statistique et analytique pour les études de terrain. Le groupe technique consultatif (GTC) contribuera au processus.

Etudes sur le terrain. Les études pilotes MIKE fourniront au minimum des données émanant des sources suivantes:

  • Marches de reconnaissance et comptages des bouses d'éléphants dans les lignes de transect, ainsi que des signes d'activité humaine, en particulier ceux liés au braconnage des éléphants.
  • Patrouilles et surveillance anti-braconnage (avec réunion de renseignements).
  • Interviews de villageois.

Lorsqu'elles sont disponibles, d'autres sources de données seront utilisées, notamment la vidéographie aérienne et l'imagerie par satellite.

Les comptages de bouses fourniront des indices d'abondance relative (taux de rencontre). Ils devront être assortis d'études de la décomposition des bouses sur chaque site pour permettre une comparaison des densités relatives sur les différents sites et à différentes périodes. Le suivi des patrouilles fournira des informations sur le braconnage et les mesures de lutte contre le braconnage et l'activité de surveillance et leurs résultats. L'on s'emploiera en particulier à mesurer l'action de protection afin évaluer ses effets sur le braconnage. Des interviews de villageois fourniront des informations sur la présence ou l'absence d'éléphants, les conflits hommes/éléphants et leurs relations avec le braconnage. De manière générale, au cours des études, l'on s'efforcera de mettre en place un dispositif permettant d'identifier et de localiser les zones où les éléphants sont nombreux et de les surveiller, ainsi que les facteurs influant sur eux dans le temps.

Analyse. Le personnel de MIKE réalisera les analyses de base, notamment le calcul des taux de rencontre normalisés et le calcul et la cartographie des patrouilles anti-braconnage. Les informations seront incorporées dans les bases de données des sites et résumées chaque année sur les cartes. Des inventaires sur le terrain, répétés, sur les mêmes sites, seront analysés afin de déterminer les tendances de la répartition des éléphants et leur nombre, ainsi que les activités illicites, en particulier celles directement liées au braconnage.

3.4. Formulaires de rapport et protocoles de recueil des données

Les données de terrain et la manière de les réunir seront:

1. Hiérarchiques. Les sites MIKE couvrent une série de conditions spécifiques même dans la même région et le même écotype (forêts d'Afrique centrale, par exemple). Ces différences doivent être prises en compte sur chaque site dans les protocoles de recueil des données. Cependant, de la même manière, il faut appliquer des méthodes normalisées pour réunir les données afin de permettre les comparaisons dans le temps et dans l'espace requises par MIKE pour la région et le continent. Pour prendre en compte ces différents besoins, nous proposons une démarche hiérarchique pour la réunion des données. A la base, les variables seront mesurées ou caractérisées selon une méthode applicable à tous les sites et permettant de suivre l'hypothèse de départ. Des caractérisations à un niveau supérieur permettront une différentiation spécifique des sites ou une sous-classification des variables fondamentales. Dans les formulaires pour le terrain et les notes explicatives qui suivent, nous donnons des informations portant uniquement sur la classification de base. Pour la classification à un échelon supérieur, il faudra dans chaque cas établir des définitions propres aux sites.

2. Explicites dans l'espace. Les analyses spatiales seront importantes pour MIKE. Les données ayant une dimension spatiale seront géo-référencées sur le terrain et reliées à la carte de chaque site.

3. Vérifiées. Les données relatives aux paramètres requis par les analyses de MIKE seront réunies autant que possible par différentes méthodes, afin de pouvoir évaluer les méthodes de recueil des données par rapport aux autres sources de données, valider différentes méthodes et protocoles de terrain et les relier les uns aux autres (données obtenues de transects standard par rapport à celles résultant d'interviews de villageois ou de patrouilles contrôlées, par exemple).

Les premiers projets de protocoles pour le terrain et les formulaires de données ont été soumis séparément. Ils seront examinés et révisés puis mis à jour après utilisation sur le terrain. Les versions révisées et mises à jour seront envoyées au Secrétariat dès qu'elles seront prêtes.

Le tableau 5 donne un résumé sur les huit formulaires de données qui seront utilisés dans le projet pilote et sur les informations qu'ils fourniront.

3.5. Modules de formation à la mise en œuvre de MIKE

Les premiers projets de modules ont été soumis séparément. Ils seront examinés et révisés puis mis à jour après utilisation sur le terrain. Les versions révisées et mises à jour seront envoyées au Secrétariat dès qu'elles seront prêtes.

La formation proposée pour le projet pilote est la suivante:

1. Méthodes et protocole de l'étude: septembre – novembre 1999

2. Suivi de la mise en application des dispositions légales: mai 2000

3. Gestion des données et SIG: mars – décembre 2000

4. Méthodes analytiques: octobre – décembre 2000

3.6. Proposition et budget pour terminer le projet pilote

Une proposition assortie d'un budget, datée du 24 décembre 1999, a été préparée et soumise de manière indépendante au USFWS, à l'UICN et au Secrétariat.

3.7. Formation 1: Méthodes et protocole d'étude sur le terrain

Les chefs des équipes de terrain et les cadres nationaux chargés des éléphants ont participé à la première session de formation (formation 1), qui a couvert les techniques de base de terrain et la navigation, les méthodes d'étude au sol de transects de reconnaissance pour les inventaires en forêt et une introduction à la gestion et à l'analyse des données. Elle a eu lieu dans le parc national de Nouabale Ndoki du 27 septembre au 19 novembre 1999, sous la direction de M. Lee White. La formation est évaluée ci-dessous au point 4. Le point 5 analyse le renforcement des capacités et tire les enseignements de l'expérience acquise.

4. REPORT SUR LA FORMATION 1: METHODES D'ETUDE (Nouabale Ndoki, Congo: septembre–november 1999)

Introduction

Deux niveaux de formation ont été planifiés pour le projet pilote MIKE en Afrique centrale. La formation du premier niveau a été dispensée au Congo de septembre à novembre 1999 et a mis l'accent sur les techniques générales de terrain, l'échantillonnage, la réunion de données sur le terrain, l'analyse des données et l'établissement de rapports; elle a comporté une introduction générale à la CITES et à MIKE.

La formation du second niveau, qui aura lieu en mai 2000, portera sur les éléments suivants: contrôle de la qualité des données, évaluation et enregistrement des actions visant à faire respecter la loi, collecte des informations pour le renseignement, première analyse des données du terrain et autres données des sites, entrée, gestion et transfert des données, et établissement des rapports sur les résultats. Ce niveau de formation comportera aussi une introduction au second niveau d'analyse au niveau de la région.

Bien que le premier niveau de formation traite plutôt du travail de terrain des chefs d'équipe et que le second vise davantage les cadres nationaux, tous participeront aux deux niveaux de formation. Certains éléments plus poussés du second niveau, tels que l'analyse plus approfondie, ne seront dispensés qu'aux cadres nationaux.

Organisation

La formation s'est déroulée du 16 septembre au 17 novembre dans le parc national de Nouabale Ndoki sous l'égide de la Nouabale Ndoki Wildlife Conservation Society. Elle a été organisée par M. Lee White dans le cadre d'une série de sessions annuelles de formation visant à former les personnes participant à la conservation en Afrique centrale à réunir des données scientifiques et à les utiliser dans la gestion et la conservation. Le niveau 1 de la formation à MIKE a été inclus dans ce contexte plus large.

les coûts de la formation ont été couverts par la WCS et par une subvention de la MacArthur Foundation; la CITES a également versé une contribution pour la composante MIKE.

La formation originale a été modifiée de manière à prendre en compte les besoins de MIKE; la sélection des personnes à former s'est faite sur la base de leur future participation au projet pilote de MIKE en Afrique centrale.

Au total, trois candidats aux postes de cadres nationaux chargés de MIKE et huit chefs d'équipe de terrain de cinq pays (Cameroun, Congo, Gabon, République centrafricaine, République démocratique du Congo) ont été invités à recevoir cette formation. Les cadres nationaux ont participé à tous les modules de formation et ont suivi quelques cours supplémentaires en statistique et sur le SIG, auxquels les chefs d'équipe de terrain n'ont pas assisté.

Objectifs

Les objectifs de la composante MIKE de la formation étaient les suivants:

1. Présenter la CITES et MIKE aux futurs membres du projet pilote de MIKE.

2. Donner aux personnes formées les bases théoriques du suivi des éléphants et d'autres animaux dans les forêts humides d'Afrique centrale.

3. Former les participants aux techniques de base utilisées sur le terrain, notamment pour l'échantillonnage.

4. Analyser les données de terrain et présenter les résultats dans un rapport.

5. Familiariser les futurs membres du projet pilote aux formulaires MIKE qu'ils auront à remplir.

Modules de formation

La formation a été divisée en différents modules et a consisté en une partie théorique et un travail de terrain. Des cours formels et des discussions en groupes informels ont alterné avec des exercices sur le terrain. Deux périodes de respectivement cinq et six jours ont été passées à camper en forêt pour faire des reconnaissances et des transects afin de réunir des données sur les éléphants et d'autres mammifères. La plus grande partie du matériel de formation était fondée sur le manuel de formation de Lee White et Ann Edwards. Les autres matériels étaient tirés de différents rapports et proposaient des protocoles et des formulaires pour la phase pilote. La nécessité d'élaborer une méthodologie dans le cadre de la phase pilote a été soulignée.

Les modules de formation suivants, touchant au projet MIKE, étaient axés sur:

  • La CITES et MIKE: La CITES a été présentée et le contexte de MIKE expliqué. Les objectifs du programme ont été soulignés et le projet pilote pour l'Afrique centrale présenté, avec ses objectifs, sa structure hiérarchique et sa place dans le programme MIKE global, le calendrier de ses activités, les critères de sélection des sites, le protocole d'étude et les protocoles MIKE.
  • Une introduction générale a été faite sur la manière d'établir les priorités de recherche et d'élaborer les programmes de recherche. Chaque participant a dû lire une publication, l'interpréter et la présenter. Les deux tiers des publications portaient sur la recherche sur l'éléphant et le suivi des éléphants.
  • Navigation, cartes: Les participants ont reçu une formation théorique sur la navigation, les cartes, les projections cartographiques, l'utilisation de la boussole, la triangulation et des éléments de trigonométrie pour estimer la hauteur et la distance – le tout complété sur le terrain par un travail d'utilisation de la boussole, de topofil et du GPS. Une journée entière a été consacrée à établir la carte d'une zone proche du camp. Deux courses d'orientation, l'une avec boussole et l'autre avec GPS, ont été organisées.
  • Statistiques élémentaires, échantillonnage: quatre jours ont été consacrés à des cours et travaux pratiques de statistique (principalement descriptive) et d'échantillonnage (aléatoire, stratifié, etc.). Le suivi de l'abattage illicite et de abondance relative des éléphants a été souligné et plusieurs options sur la manière de concevoir un programme de suivi des éléphants et de l'abattage illicite en Afrique centrale ont été présentées et discutées.
  • Un cours élémentaire sur l'utilisation de l'ordinateur, du traitement de texte et des tableurs a été dispensé à différents niveaux. Trois ordinateurs portables étaient disponibles en permanence pour la pratique entre et après les sessions de formation.
  • Des techniques de base sur la manière d'observer, prendre des notes, lire les signes laissés par les animaux et l'homme, décrire l'habitat et la végétation, prélever des échantillons de plantes, recueillir des informations à partir d'animaux morts, etc., ont été enseignées.
  • Echantillonnage de distances le long d'un transect linéaire: largement couvert par des exercices avec des données réelles. Un exercice d'échantillonnage expérimental a été fait sur la base de la densité connue de grains de riz le long d'un transect. Cinq jours ont été passés à pratiquer des coupes de transect et un échantillonnage autour du camp. Les données obtenues ont été analysées au moyen du programme Lopes, version succincte du programme Distance.
  • Marches de reconnaissance: elles ont été l'occasion d'expliquer la différence entre l'analyse des données obtenues lors de reconnaissances et celle des données de transect. Deux périodes – de cinq et six jours – ont été passées en forêt à effectuer des reconnaissances et pratiquer les transects. Une méthode a été testée pour comparer les longues reconnaissances (1 km) et les transects courts (200 m). C'est la méthode proposée pour l'étude des éléphants en forêt durant la phase pilote de MIKE.
  • Une introduction générale au SIG et comment l'utiliser dans le projet pilote a été faite devant un groupe de participants ayant un haut niveau d'instruction, incluant deux cadres nationaux de MIKE (Gabon et République démocratique du Congo).
  • La dernière semaine a été consacrée à approfondir l'analyse des données et à rédiger des rapports.
  • Les formulaires de terrain MIKE ont été présentés.
  • Un bref cours de deux jours a été donné sur les soins d'urgence dans la nature et comment rester en bonne santé dans la forêt.

Résultats obtenus par les personnes formées à MIKE

Les candidats aux postes de cadres nationaux de MIKE au Congo, au Gabon et en République démocratique du Congo ont participé à la formation. Ceux du Gabon et de la République démocratique du Congo ont eu de bons résultats alors que celui du Congo a eu des résultats médiocres; il lui manquait les capacités techniques de base nécessaires pour le poste (utilisation de l'ordinateur, traitement et analyse des données, notions essentielles de statistique, etc). Avec une formation additionnelle au traitement et à l'analyse des données, et un suivi technique, les perspectives des candidats du Gabon et de la République démocratique du Congo sont très prometteuses.

Les cadres nationaux de MIKE ont participé à tous les modules théoriques et pratiques (y compris les déplacements sur le terrain). Ils ont expérimenté la réalité du terrain et ont été formés à toutes les techniques de terrain. A part le candidat du Congo, ils ont reçu une formation en statistique et en échantillonnage et une introduction à l'utilisation des SIG pour traiter et analyser les données.

Les candidats des pays suivants aux postes de chefs d'équipe de MIKE pour le projet pilote ont participé à la formation:

Cameroun: 1 (Boumba Bek)

Congo: 2 (Odzala) + 1 (Conkouati)

Gabon: 1 (Minkebe)

République centrafricaine: 2 (Dzangha Sangha)

République démocratique du Congo: 1 (Ituri)

Les candidats de Dzangha Sangha étaient très motivés mais techniquement, ils n'avaient pas le niveau d'instruction nécessaire pour assumer de manière fiable les fonctions de chefs d'équipe. Il faudrait rechercher de meilleurs candidats ou poursuivre l'assistance technique pour ce site.

Les candidats des autres sites ont eu des résultats satisfaisants (certains ont été excellents) et devraient être aptes à assumer leurs fonctions après une formation supplémentaire (niveau 2), un suivi technique et une assistance.

Enseignements tirés et recommandations

Il est indispensable que les personnes qui réunissent les données sur le terrain participent à l'analyse de ces données – au moins à leur niveau de compréhension.

Avec les techniques d'échantillonnage de distances, une bonne compréhension des concepts fondamentaux est essentielle car elles ont d'importantes implications pour prendre des mesures sur le terrain. Ainsi, les personnes qui ne comprennent pas le raisonnement sous-jacent aux méthodes seront moins à même de couper de bons transects, détecter les signes d'un animal et mesurer avec précision les distances perpendiculaires.

Une pratique soutenue sur le terrain est essentielle. L'exactitude et l'efficacité du recueil des données ont été notablement améliorées au cours du travail sur le terrain. Au total, 16 jours ont été consacrés à réunir des données sur les transects linéaires et les reconnaissances.

L'on estime qu'il faudra encore au moins trois à six mois de collecte de données sur le terrain pour qu'un bon niveau de fiabilité, d'efficacité et de précision soit atteint (Lee White). Le développement de ce savoir-faire devrait être considéré comme faisant partie intégrante du renforcement des capacités durant la phase pilote.

Les cadres nationaux de MIKE devraient acquérir une expérience pratique pour comprendre la réalité du terrain et voir comment elle influe sur la qualité des données. Cette expérience les aidera à préparer un plan d'échantillonnage réaliste et efficace.

Les instructions sur les lieux où les données sont réunies et la manière de les réunir doivent être claires. Des cartes indiquant l'emplacement des unités d'échantillonnage devraient être remises à l'avance aux chefs d'équipe.

La réalisation concrète de l'échantillonnage et les instructions sur le terrain peuvent dépendre de facteurs tels que la présence d'eau potable pour camper, la météo, les maladies, les zones infranchissables, etc. Il est impossible d'inclure tous ces facteurs dans le plan d'échantillonnage. Les chefs d'équipe devront prendre des décisions sur place. Ils doivent donc bien comprendre le protocole et les méthodes d'échantillonnage proposés afin de prendre des décisions conformes à la méthodologie.

5. RENFORCEMENT DES CAPACITES ET ENSEIGNEMENTS

5.1. Renforcement des capacités

Le rapport sur la formation 1 évalue les capacités actuelles et les leçons tirées pour les inventaires sur le terrain. Certains points ont d'autres implications plus larges. Dans la région, les capacités techniques pour MIKE sont en général limitées. La plupart des membres du personnel MIKE nécessitent une formation régulière et importante et doivent être activement intégrés dans l'agenda MIKE. Un appui technique est nécessaire, notamment l'accès à des ordinateurs portables et une formation en informatique. Il est indispensable de fournir un appui financier au personnel clé des pays concernés. Bon nombre d'entre eux ne sont pas payés adéquatement alors que le programme de suivi exige d'eux beaucoup de temps et d'effort. Il serait utile de faciliter la communication entre les cadres MIKE africains afin qu'il se rendent vraiment comptent qu'ils participent à une activité globale. Le projet pilote a aussi décelé un besoin de formation à des niveaux supérieurs; il serait notamment utile de former les membres du Comité directeur et le personnel des OG CITES à la gestion de l'information et d'améliorer leur engagement vis-à-vis du Secrétariat.

5.2. Enseignements et recommandations

Au stade actuel du projet pilote, nous pouvons proposer plusieurs évaluations préliminaires du développement de MIKE et faire certaines recommandations pour le reste de la phase pilote et au-delà, jusqu'au plein déploiement de MIKE.

Validité du projet pilote. Le projet pilote a été un moyen très efficace de lancer MIKE en Afrique centrale. Bien que les conditions prévalant ailleurs diffèrent, nous recommandons d'envisager des phases pilotes pour le lancement de MIKE dans d'autres régions.

Il est important que les phases pilotes se suivent d'aussi près que possible afin que des enseignements puissent être tirés de plus d'une région. Mener des activités dans une seule région peut déformer les conclusions sur ce qui est nécessaire pour l'ensemble de MIKE. Des leçons peuvent être tirées de plusieurs aspects: l'échantillonnage, l'étude des protocoles de recueil des données, les bases de données et autres aspects de la gestion des données, les protocoles d'analyse, le manuel de formation, le Comité technique consultatif, etc.

Collaboration et partenariats.MIKE ne peut pas atteindre ses objectifs en Afrique centrale sans la collaboration d'une série de partenaires, dont les gouvernements, les ONG et le secteur privé. Les partenariats ont fourni au projet pilote des ressources et un appui logistique essentiel, qui n'auraient pas pu être obtenus autrement. Pour la phase pilote, nous recommandons que cette collaboration fasse autant que possible l'objet d'accords contractuels pour assurer la poursuite du programme et obtenir des fonds supplémentaires.

Quoi qu'il en soit, les partenariats ont nécessité certains aménagements de la part du projet pilote. Celui-ci doit fournir des informations et une formation à l'appui des programmes de gestion et de conservation des partenaires. De plus, l'élaboration du programme de suivi lui-même a dû prendre en compte les besoins et les possibilités des partenaires, notamment des ministères. Nous estimons qu'ils ont renforcé MIKE et amélioré son impact général mais il faut les coordonner avec les objectifs CITES du programme de suivi. Des questions de propriété de l'information et de contrôle du programme se poseront sans doute.

Coordination du projet pilote et de la CITES. Une coordination définitive n'est peut-être pas possible actuellement mais il est indispensable que la CITES assume une forme provisoire de coordination pour orienter efficacement les projets pilotes et veiller à ce que les enseignements tirés soient intégrés dans le programme MIKE toujours en évolution. Nous recommandons la création d'un groupe de travail ad hoc des coordonnateurs des projets pilotes, ayant des connaissances précises, et des représentants CITES chargés d'évaluer les programmes MIKE en cours, notamment les projets pilotes, et de donner des orientations pour le développer pleinement. Il faudrait envisager de nommer un coordonnateur provisoire compétent pour prendre les décisions finales.

Groupe technique consultatif. Un apport technique et une supervision scientifique sont essentiels pour que MIKE se poursuive et soit crédible. Nous recommandons l'établissement d'un groupe technique consultatif sous l'égide de l'autorité scientifique CITES. Pour commencer, il devra probablement définir les questions techniques qui se posent et devra donc comprendre des personnes connaissant les besoins et les contraintes techniques de MIKE. Les délibérations du GTC devraient être publiées (sur Internet ou dans des documents de travail) pour garantir la transparence.

L'évaluation du projet pilote est elle aussi essentielle. Elle devrait être en partie distincte du GTC pour que ce ne soient pas les mêmes personnes qui fournissent des avis pour le projet pilote et qui l'évaluent. Nous recommandons l'identification de mécanismes de consultation technique et, aussi rapidement que possible, l'examen des études pilotes. Les groupes de spécialistes des éléphants représentent évidemment une part significative de l'expertise; toutefois, compte tenu de la portée et des besoins techniques de MIKE, il est peu probable que ces groupes à eux seuls répondent à tous les besoins de MIKE.

Analyse des données et bases de données régionales. Nous recommandons que l'analyse et la gestion des données se fassent au niveau régional. Les bases de données régionales devraient être reliées aux bases de données existantes sur les éléphants et intégrées aux autres bases de données de la région où des questions de gestion et de conservation des éléphants ont été identifiées. Cela améliorera l'efficacité de l'analyse et fournira à la CITES le produit dont elle a spécifiquement besoin. Les résultats de l'analyse régionale seront ensuite incorporés dans une base de données générale sur les éléphants pour permettre une analyse globale.

Communication. Les plus grandes difficultés rencontrées par le projet pilote étaient dues à une communication insuffisante ou inadéquate, résultant en partie de causes techniques (téléphone et courriel non disponibles ou très coûteux dans de nombreuses zones d'Afrique centrale) et en partie à l'évolution rapide des besoins d'informations des partenaires du projet pilote, notamment le Secrétariat. Il a été notamment difficile de maintenir une bonne communication avec les bureaux nationaux de MIKE (qui, souvent, ne répondent pas aux lettres) et avec de nombreux personnels de terrain qui travaillent dans des zones privées de communication. Les problèmes de communication affectent aussi le transfert de fonds. Il faudrait voir comment résoudre ces problèmes.

TABLEAU 1. Calendrier de la première phase du projet pilote en Afrique centrale (juillet-décembre 1999)

 

Contrat de l'UICN

Projet pilote

     

Juillet

Sélection des sites pilotes proposée

Première réunion du Comité directeur

 

Représentants nationaux CITES / OG contactés

Planification de la formation 1

   

Etablissement du siège du projet pilote à Libreville

   

Préparation T de R pour le projet pilote

     

Août

Sélection des sites pilotes révisée

Subvention de CARPE reçue (coordination)

 

Méthodes et protocoles de terrain proposés

Subvention de l'UICN/Pays-Bas reçue (formation 1)

 

Projet de proposition et de budget préparé

 
 

Projet de proposition et de budget révisé

 
     

Septembre

Méthodes et protocoles de terrain révisés

Premiers candidats aux postes de terrain examinés

 

Seconde révision du budget

 
 

Sites pilotes finalisés

 
 

Formation 1 commencée (Nouabale Ndoki)

 
     

Octobre

Méthodes et protocoles de terrain de nouveau révisés

Visite du site d'Odzala, contrat avec ECOFAC

 

Autorisation OG, Congo

Lancement du cybertracker

     
     

Novembre

Formation 1 terminée

Recrutement des coordonnateurs de la République centrafricaine et du Tchad

 

Projet final des méthodes et protocoles de terrain

 
 

Modules de formation produits

 
     

Décembre

Proposition finale prête

 

 

TABLEAU 2. Contributeurs au projet pilote en Afrique centrale (juillet – décembre 1999)

Personnes

Fonctions et institutions

Contributions

M. Agnagna

Directeur des parcs nationaux et de la chasse, Ministère de l'environnement, Congo

Comité de coordination, Congo

C. Aveling

Directeur d'ECOFAC

Appui logistique et administratif à la coordination de MIKE

R. Beyers

Assistant technique, projet pilote, Wildlife Conservation Society

Coordination technique du projet pilote

H Dublin

Coordonnateur, Groupe de spécialistes de l'éléphant d'Afrique

Etude et évaluation

J.M. Froment

Chef de la composante ECOFAC / Congo, parc national d'Odzala

Protocoles pour le terrain et cybertracker

S. Luhunu

Directeur technique, Institut congolais des parcs nationaux (ICCN), Kinshasa, République démocratique du Congo

Comité de coordination, République démocratique du Congo

C. Magin

Consultant

Préparation des protocoles et des formulaires de recueil des données

E. Mamfoumbi

Directeur des espèces sauvages et de la chasse, Ministère de l'environnement, Gabon

Comité de coordination, Gabon

P. McGowan

Consultant

Préparation des protocoles finals et des modules de formation

K. Smith

Consultant

Préparation des formulaires et des protocoles de recueil des données

L. White

Biologiste de la conservation, Wildlife Conservation Society

Direction de la formation 1

TABLEAU 3. Rapport final sur les prestations fournies par l'UICN: décembre 1999

Prestations

Situation à décembre 1999

Suivi

1) Sélection et description des sites pilotes

4 zones d'étude dans 5 pays

Achever les visites des sites. Obtenir des contrats avec les ONG partenaires sur le terrain pour les études MIKE

2) Autorisation des cadres nationaux CITES/OG

Statut légal obtenu au Congo (décembre 1999), autorisations préliminaires obtenues en République démocratique du Congo et au Gabon

Achever les visites de contact au Cameroun et en République centrafricaine. Obtenir les autorisations formelles de tous les pays

3) Description des méthodes agréées et de l'analyse

Méthodes proposées pour le recueil des données sur le terrain et les rapports

Examen par les pairs et révision si nécessaire. Définition du cadre analytique CITES requis

4) Formulaires pour les rapports et protocoles de recueil des données

Formulaires pour le recueil des données sur le terrain et protocoles pour les bases de données sur le terrain produits. Protocole d'étude préliminaire proposé

Examen par les pairs et révision si nécessaire. Protocole d'étude à développer en relation avec le cadre analytique

5) Application des modules de formation MIKE

Modules produits pour la formation aux techniques de base pour le terrain et à l'utilisation des formulaires et protocoles de recueil des données

Examen par les pairs et révision si nécessaire. Modules MIKE de la formation 2 (suivi du respect des lois) à augmenter et amplifier

6) Proposition et budget pour achever le projet pilote

Proposition et budget terminé. Acceptation provisoire du budget de la phase pilote par le USFWS

Achever un calendrier détaillé et les allocations budgétaires. Rechercher des fonds supplémentaires

7) Première session de formation

Formation 1 de MIKE pour les chefs d'équipe et les cadres nationaux chargés des éléphants terminée (sept. – nov.) au parc national de Nouabale Ndoki, Congo

Entreprendre l'analyse des lacunes et préparer le suivi de la formation 2

8) Analyse du renforcement des capacités et enseignements tirés

Evaluation préliminaire et enseignements fournis dans ce rapport

Modifier le programme pilote sur la base de l'évaluation des résultats

TABLEAU 4. Projet pilote en Afrique centrale, zones d'étude et leur description


Zone d'étude

Sites MIKE

Description

Nom du site

Super-ficie
(km2)

Pays

Forêt

Savane

Fron-tières

Accès

Accès

Aire proté-gée

Exploita-tion humaine

Présence humaine

Partenaires

Ressour-ces humaines

Lope /
Forêt des Abeilles

Lope

5400

Gabon

Mixte,
mono-dominan-te, Maran-taceae

en mosaï-que

Non

Route
Rail

Bon

Réserve de faune

Foresterie

Faible

ECOFAC
CIRMF

WCS

DFC

Megatran-sect

Moyennes

Région d'Od-zala

Odzala

13.000

Congo

Mixte,
Marais, Maran-taceae

en mosaï-que,
défri-chée

Oui

Route Eau

Médio-cre

Parc national

Aucune

Faible

ECOFAC
Mega-transect

Bonnes

Forêt d'Ituri

Okapi

13.500

RD Congo

Mixte,
monodo-minante

Insel-berg

Non

Route

Médio-cre

Réserve de faune

Mines, subsis-tance

Moyenne

WCS, ICCN

Bonnes

Nord Congo
Bassin Sangha

Nouabale Ndoki

3930

Congo

Mixte,
Marais, Maran-taceae

défri-chée

Oui

Route

Eau

Médio-cre

Parc national

Foresterie

Faible

WCS
Mega-transect

Moyennes

 

Dzanga Sangha

3292

République centra-fricaine

Mixte,
monodo-minante,
Maran-taceae

défri-chée

Oui

Route Eau

Bon

Parc national

Foresterie

Moyenne

WWF

Moyennes

 

Lobeke & Boumba Bek

1500

Cameroun

Idem

défri-chée

Oui

Route

Bon

Réser-ves

Foresterie

Moyenne

WWF
MINEF

Moyennes

TABLEAU 5. Résumé des données à réunir par les protocoles de MIKE sur le terrain

Informations à réunir

Protocoles de terrain et formulaires de recueil des données

Catégorie

Données

Tran-sects

Recon-naissance

Echantil-lon aérien

Total aérien

Carcas-ses

Suivi des patrouilles

Réunion de données du renseignement, suivi

Interviews de villageois

Eléphants: répartition, abondance

Présence/ abondance

X

X

X

X

 

X

   
 

Eléphants vivants

   

X

X

 

X

   
 

comptages de bouses

X

X

     

X

 

X

 

Autres signes de présence

X

X

     

X

   

Habitat

Types d'habitat

X

X

     

X

   

Abattage illicite

Carcasses

X

X

X

X

X

X

   
 

Indicateurs secondaires

X

X

     

X

   

Rapports sur les abattages illicites

X

X

Présence & activités humaines

Etablissements

X

X

X

X

 

X

 

X

 

Accès

X

X

X

X

 

X

 

X

Rencontres d'hommes

X

X

X

 

Signes de présence humaine

X

X

X

X

 

X

   

Action de lutte anti-braconnage; résultats

Lutte anti-braconnage

         

X

X

 
 

Indicateurs

X

X

X

X

X

X

X

X

 

Résultats

         

X

X

 

Impacts des éléphants

Destruction des cultures

             

X