| L’acajou
des Antilles

L’histoire de Swietenia macrophylla et de la CITES
remonte à 1992, année de la huitième session
de la Conférence des Parties (Kyoto, 1992), à laquelle
le Costa Rica et les Etats-Unis d’Amérique soumirent
sans succès une proposition d’inscrire cette espèce
à l’Annexe II. A la CoP9 (Fort Lauderdale, 1994),
les Pays-Bas soumirent, là encore sans succès, une
proposition similaire. En 1995, le Costa Rica inscrivit espèce
à l’Annexe III en limitant l’inscription aux
populations de l’Amérique.
Une nouvelle proposition d’inscrire l’acajou des
Antilles à l’Annexe II fut rejetée à
la CoP10 (Harare, 1997). Cependant, la Conférence des Parties
décida alors de créer un groupe de travail comprenant
les Etats de l’aire de répartition et des pays d’importation
et le chargea d’examiner la conservation de l’acajou
des Antilles et de faire des recommandations afin de garantir
la durabilité du commerce international. Après cette
session, la Bolivie, le Brésil et le Mexique inscrivirent
leurs populations de Swietenia macrophylla à l’Annexe
III.
A la CoP11 (Gigiri, 2000), le Brésil indiqua, dans le
document Doc. 11.38.2 les
conclusions du groupe de travail, qui s’était réuni
dans ce pays en juin 1998. Les pays Parties au Tratado de Cooperación
Amazónica (Traité de coopération amazonienne)
confirmèrent leur engagement de remplir toutes les obligations
relatives à l’inscription de Swietenia macrophylla
à l’Annexe III dans la région. Les discussions
à la CoP11 entraînèrent la création
d’un groupe de travail sur l’acajou, dont la tâche
est précisée dans la décision
11.4. Après cette session, la Colombie et le Pérou
inscrivirent eux aussi leurs populations de Swietenia macrophylla
à l’Annexe III.
Divers Etats de l’aire de répartition de Swietenia
macrophylla, ainsi que les principaux pays d’importation
de l’époque (Argentine, Etats-Unis et Royaume-Uni
de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord) participèrent
à la première réunion du groupe de travail
sur l’acajou à Santa Cruz de la Sierra (Bolivie)
en 2001. Parmi les participants, il y avait également l’Organisation
des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
(FAO), l’Organisation internationale des bois tropicaux
(OIBT), International Wood Products Association (IWPA), l’Union
mondiale pour la nature (UICN), le Fonds mondial pour la nature
(WWF) et le Secrétariat CITES.
A sa 12e session, la Conférence des Parties examina le
rapport du groupe de travail sur l’acajou (voir document
CoP12 Doc. 47) et le Guatemala
et le Nicaragua soumirent la proposition CoP12
Prop. 50, visant à inscrire à l’Annexe
II les populations néotropicales de Swietenia macrophylla
en ne couvrant que les grumes, les bois sciés, les contreplaqués
et les placages. La proposition fut adoptée et prit effet
le 15 novembre 2003. La Conférence des Parties décida
à cette session de maintenir le groupe de travail en lui
donnant un nouveau mandat, enregistré dans la décision
12.21.
La deuxième réunion du groupe de travail sur l’acajou
eut lieu à Belém (Brésil) en octobre 2003
et entraîna une série de recommandations. Douze des
17 Etats de l’aire de répartition ainsi que deux
des principaux pays d’importation (Etats-Unis et Royaume-Uni)
y participèrent, de même qu’un représentant
du Comité CITES pour les plantes, de l’OIBT, d’Instituto
do Homem e Meio Ambiente da Amazônia (IMAZON, Institut des
peuples et de l’environnement de l’Amazonie), de TRAFFIC
et du Secrétariat CITES.
Les recommandations du groupe de travail sur l’acajou furent
présentées à la 14e session du Comité
pour les plantes (Windhoek, 2004) afin qu’il établisse
les priorités et recherche des avis pratiques pour leur
application [voir documents PC14
Doc. 19.1 (Rev. 1), PC14
WG7 Doc.1, et PC14
Summary Record].
Le groupe de travail termina la tâche qui lui était
confiée dans la décision 12.21 par la présentation
par le Brésil du document CoP13
Doc. 39, annexe à la CoP13 (Bangkok, 2004). A cette
session, la Conférence des Parties décida que le
groupe de travail sur l’acajou continuerait son travail
sous l’égide du Comité pour les plantes (voir
décisions 13.55
à 13.59).
A sa 15e session (Genève, 2005), le Comité
pour les plantes fit une déclaration
précisant le nouveau mandat du groupe de travail et sa
composition.
Le groupe de travail sur l’acajou soumit son plan de travail
(voir document PC16 Doc.
19.1) à la 16e session du Comité
pour les plantes (Lima, 2006), lequel, conformément à
la décision 13.56, devait présenter un rapport à
la 14e session de la Conférence des Parties
sur les progrès accomplis par le groupe.
Il ne fait pas de doute que les Parties ont fait de gros efforts
pour promouvoir la conservation et l’utilisation durable
de l’acajou des Antilles depuis son inscription à
l’Annexe III en 1995.
Réunions du groupe de travail sur l’acajou
Troisième réunion du groupe de travail
sur l’acajou, Lima (Pérou), 29 juin-1er juillet 2006
Deuxième réunion du Groupe de travail sur l'acajou
Belém (Brésil), 6 - 8 octobre 2003
Première réunion du groupe de travail sur l’acajou,
Santa Cruz de la Sierra (Bolivie), 3-5 octobre 2001
Autres réunions du groupe de travail sur
l’acajou
Rapport de l’atelier sur le renforcement des capacités
pour l’application de l’inscription à l’Annexe
III de la CITES de l’acajou des Antilles, Pucallpa
(Pérou), 17-21 mai 2004
Rapport de l’atelier
Premier atelier en Amérique centrale: état
actuel et harmonisation des procédures pour utilisation
durable de Swietenia macrophylla, Managua (Nicaragua),
23-24 novembre 2004
Rapport de
l’atelier
Autres documents sur l’acajou des Antilles
- Documents de l’Organisation internationale des bois
tropicaux (OIBT)
Cliquer ici
pour arriver sur le site web de l’Organisation internationale
des bois tropicaux (OIBT)
- Documents des Etats-Unis
Cliquer ici
pour arriver sur le site web de U.S. Fish and Wildlife Service
(organe de gestion et autorité scientifique CITES des
Etats-Unis d’Amérique)
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