Une initiative de la CITES pour améliorer la réglementation du commerce des animaux élevés en captivité et des plantes reproduites artificiellement

Le Secrétariat CITES progresse sensiblement dans l’amélioration de la réglementation du commerce des animaux élevés en captivité et des plantes reproduites artificiellement grâce à la publication de deux guides pour l’inspection des établissements produisant de tels animaux et de telles plantes, ainsi que des orientations sur l’utilisation des codes de source.

Les deux guides, à savoir les Lignes directrices pour l’inspection des établissements d’élevage en captivité et d’élevage en ranch et le Guide d’application des codes de source CITES sont disponibles sur le site Web de la CITES et ont été traduits dans plusieurs langues asiatiques (chinois, indonésien, khmer, lao, malais, thaï et vietnamien) pour aider les représentants de la CITES dans leur travail.

Le Secrétariat utilisera ces deux guides dans un atelier de formation qu’il organisera en Indonésie en mai 2018, le premier d’une série à travers le monde visant à améliorer l’application de la Convention aux animaux élevés en captivité et aux plantes reproduites artificiellement.

M. John E. Scanlon, Secrétaire général de la CITES, a souligné que « le commerce international d’animaux et de plantes “sauvages” concerne aujourd’hui principalement des spécimens provenant d’élevage en captivité ou de reproduction artificielle. Ce commerce comprend des reptiles pour les peaux, des oiseaux et poissons d’ornement pour les animaux de compagnie, ainsi que des orchidées pour les plantes ornementales. L’augmentation significative de ce type de commerce a soulevé des préoccupations relatives au contrôle de la production et du commerce, et le Secrétariat travaille avec les Parties à l’amélioration de l’application de la Convention à ces spécimens. »

À mesure que la proportion d’animaux élevés en captivité et de plantes reproduites artificiellement augmentait dans les échanges, un certain nombre de résolutions et de décisions ont été adoptées par les Parties pour réglementer et définir les conditions et modalités de cette production et de ce commerce. Toutefois, à ce jour, il n’existe pas de cadre unique cohérent, et il y a eu des cas de déclarations fausses ou incorrectes de la source d’animaux ou de plantes.

La série d’ateliers vise notamment à assurer que les codes de source, c’est-à-dire les lettres utilisées sur les permis et certificats CITES pour indiquer la source du spécimen commercialisé internationalement, sont correctement appliqués et que toute mauvaise utilisation – intentionnelle ou involontaire – est détectée et corrigée. L’utilisation erronée des codes de source peut avoir des implications négatives pour la conservation des espèces concernées et compromettre l’objectif et l’efficacité de l’application de la Convention.

Les participants aux ateliers s’interrogeront également sur le rôle de l’élevage des animaux en captivité et de la reproduction artificielle des plantes dans la conservation des espèces présentes dans le commerce et plus largement dans la conservation des écosystèmes, et discuteront de l’objectif du système des codes de source. Ces réflexions alimenteront une analyse plus large et des recommandations qui seront produites par le Secrétariat pour la prochaine session de la Conférence des Parties en 2019.