Une aide précieuse en faveur des efforts déployés par la CITES pour lutter contre le braconnage des éléphants au Zimbabwe

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Une aide précieuse en faveur des efforts déployés par la CITES pour lutter contre le braconnage des éléphants au Zimbabwe

 

Genève, le 16 mai 2018 – Ce jour, l’ambassadeur du Japon, M. Toshiyuki Iwado, a officiellement offert au Département des parcs nationaux et de la gestion de la faune et de la flore sauvages du Zimbabwe un Centre stratégique des opérations de lutte contre le braconnage. Situé dans l’aire de safari Chewore, au Zimbabwe, ce Centre sert de poste aux gardes chargés des opérations sur le terrain. Il renforce de manière considérable les capacités du Département à faire face aux menaces actuelles et futures qui pèsent sur cet important site du programme ‘MIKE‘ de la CITES consacré au suivi de l’abattage illégal des éléphants.

Inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, l’aire de safari Chewore fait partie des derniers écosystèmes véritablement sauvages de la planète. Cette zone abrite d’immenses rassemblements de populations de grands mammifères d’Afrique qui se concentrent sur ses plaines inondables. Cependant, le site est réellement menacé par le braconnage et, ces dernières années, les éléphants sont soumis à une pression accrue. Sur la période allant de janvier à juillet 2016, dans cette seule région, sept éléphants ont été victimes de braconnage. Dans ce contexte, la création du Centre a permis de renforcer la capacité des autorités zimbabwéennes à assurer la surveillance de la zone et à prévenir le braconnage des éléphants, ce qui donne lieu à une meilleure planification et à une gestion plus sûre des activités de patrouille des gardes.

“Le commerce illégal d’espèces sauvages est un problème mondial urgent. Le Japon est résolument engagé en faveur de la protection des éléphants contre les actes atroces commis par des organisations criminelles internationales et autres. Il est très important pour notre pays de soutenir des États de l’aire de répartition comme le Zimbabwe dans la lutte contre le braconnage des éléphants, notamment par le biais de l’assistance offerte dans le cadre du programme MIKE de la CITES,” a déclaré M. Iwado, ambassadeur du Japon au Zimbabwe. “Le Japon continue de tout mettre en œuvre pour rendre efficace le contrôle du commerce de l’ivoire prévu par la CITES et poursuit sa collaboration avec ses partenaires internationaux pour résoudre le problème du braconnage des éléphants.”

Face aux préoccupations manifestées par l’ensemble de la communauté internationale quant au braconnage des éléphants en Afrique et au commerce illégal de leur ivoire, le gouvernement japonais a versé une contribution volontaire de 60 000 USD en faveur du projet de création d’un Centre des opérations de lutte contre le braconnage dans la zone de safari Chewore. Situé dans la basse vallée du Zambèze, ce Centre est opérationnel depuis octobre 2017.

“Nous assistons aujourd’hui à la concrétisation d’un projet qui témoigne de l’importance du travail en collaboration et du fait que toutes les parties intéressées contribuent à la conservation. Le Centre dont nous célébrons aujourd’hui l’inauguration joue un rôle important dans la facilitation des opérations de patrouille dans la sous-région,” a déclaré M. Arthur Musakwa, directeur de la conservation au sein du Département des parcs nationaux et de la gestion de la faune et de la flore sauvages du Zimbabwe.

“Ce projet est un complément très utile aux activités entreprises au titre du programme MIKE dans l’aire de safari de Chewore en collaboration avec le Département des parcs nationaux et de la gestion de la faune et de la flore sauvages du Zimbabwe et avec la fondation The Tashinga Initiative chargée de la mise en œuvre du programme MIKE dans la région. Nous tenons donc à remercier sincèrement le gouvernement japonais pour son généreux soutien,” a déclaré Mme Thea Carroll, coordinatrice du programme MIKE. “Le programme MIKE aide l’aire de safari de Chewore à renforcer ses capacités en matière de lutte contre la fraude et de mise en place de systèmes visant à réduire l’abattage illégal d’éléphants et d’autres espèces sauvages.”

“Le financement du gouvernement japonais en faveur de la création d’infrastructures indispensables au soutien des opérations de gestion est extrêmement précieux. Ces investissements et l’attention dont bénéficie cette zone relativement éloignée et rarement visitée a eu un impact significatif sur le moral de l’ensemble du personnel basé dans l’aire de safari de Chewore et a contribué à renforcer leur capacité à protéger efficacement la zone,” a ajouté Mme Carroll.

La cérémonie s’est déroulée en présence de M. Arthur Musakwa, directeur de la conservation au sein du Département des parcs nationaux et de la gestion de la faune et de la flore sauvages du Zimbabwe, de Mme Lynne Taylor, fondatrice et directrice générale de The Tashinga Initiative, de M. Dave Henson, administrateur du programme MIKE et de plusieurs gardes.

Note aux rédacteurs: Pour plus d’informations, veuillez contacter Liu Yuan au +41 22 917 8130 ou [email protected].

À propos de la CITES

Avec 183 Parties (182 pays et l’Union européenne), la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) demeure l’un des outils les plus puissants au monde pour la conservation des espèces sauvages à travers la réglementation du commerce. Des milliers d’espèces font l’objet d’un commerce international et sont utilisées par l’homme dans sa vie quotidienne pour se nourrir, se soigner, se loger, ainsi que pour les souvenirs de voyage, les cosmétiques ou la mode. La CITES réglemente le commerce international de plus de 36 000 espèces de plantes et d’animaux, y compris leurs parties et produits, assurant leur survie dans la nature au bénéfice tant des populations locales qui conservent ainsi leurs moyens d’existence, que de l’environnement mondial. Le système de permis CITES a pour but de veiller à ce que le commerce international des espèces inscrites aux annexes de la CITES soit durable, légal et traçable. La CITES a été signée à Washington D.C. le 3 mars 1973 et est entrée en vigueur le 1erjuillet 1975.

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