En harmonie : la CoP18 CITES décide de durcir les règles concernant les bois tropicaux mais fait une exception pour les instruments de musique fabriqués en bois de rose

Genève, 28 août 2019 – Le bois tropical, notamment le bois de rose, est l’un des produits de base issus d’espèces sauvages parmi les plus précieux. La 18e session de Conférence des Parties à la Convention sur le commerce international des espèces de flore et de faune sauvages menacées d’extinction (CoP18 CITES), dite aussi Conférence mondiale sur la vie sauvage, a examiné un grand nombre de décisions et propositions destinées à améliorer la réglementation CITES sur ces bois précieux.

Le régulateur du commerce international d’espèces sauvages a ainsi renforcé les mesures de lutte contre le trafic illégal de bois de rose en Afrique de l’ouest, Afrique centrale et à Madagascar. Il soutient ainsi les efforts visant à disposer des meilleures informations scientifiques pour formuler les avis de commerce non préjudiciables (ACNP), renforcer les capacités d’identification du bois et préparer les amendements à l’inscription de bois tropicaux aux Annexes.

Une discussion très attendue sur le bois de rose concernait l’exemption des instruments de musique des contrôles CITES. Depuis la CoP17 en 2016, les Parties à la CITES et assimilés ont étudié la pertinence de l’exemption de ces instruments et autres produits finis des contrôles CITES.

La Secrétaire générale Ivonne Higuero a déclaré : « Durant ces trois années de débats constructifs, les Parties à la CITES se sont penchées sur les différentes formes de commerce ayant un impact majeur sur la viabilité de l’espèce bois de rose. Conformément à l’esprit CITES, les Parties ont démontré une fois encore leur souci partagé de trouver les solutions permettant une application efficace des règles de la Convention et ont convenu d’exempter les instruments de musique fabriqués en bois de rose. »

Les Parties à la CITES ont en outre inscrit à l’Annexe II les cèdres (genus Cedrela) d’Amérique, ainsi que les espèces de bois de rose africain (Pterocarpus tinctorius). Elles ont approuvé des précisions supplémentaires pour s’assurer que les contrôles de la Convention se focalisent sur les produits faisant leur entrée dans le commerce international.